Hugo aboyait toujours
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Précédemment dans “Si j’aurais”.
La boue était définitivement entrée dans mes chaussures, mes chaussettes émettant un sploch sploch à chaque pas qui ne laissait plus aucun doute sur l’état de leur hydratation.
Tandis que je m’efforçais d’enjamber les buissons qui me séparaient de mon chien, les grognements s’arrêtèrent.
“Hugo ! Huuuuuuuuuuugo!”
Je restais là, figé, à cheval sur un buis. Pas un bruit. Ou plutôt plein de bruits. Des craquements. Peut être des pas.
“Hugo ! Huuuuuuuuuuugo!”
Tel un enfant, sans raison, je commençais à avoir peur, à entendre toute sorte de choses. Mais où est donc passé ce chien ? Je le cherche partout.
Soudain, un bruit devant moi, entre les minis arbustes que je venais de tenter de traverser quelques secondes plus tôt. Juste devant moi, dans la lignée de mon entre-jambes.
Tel un footballer placé dans son mur, je réagissais promptement en plaçant en guise de protection mes deux mains sur mes parties intimes.
On a beau dit que le ridicule ne tue pas mais quand même, il était préférable pour ma réputation que personne ne me voit. Trempé, les pieds plein de boue, un pied de chaque coté d’un arbuste avec les mains au niveau du calebute en train d’appeler un chien : je devais vraiment avoir l’air con !
Les bruits stoppèrent durant quelques longues secondes puis se rapprochèrent rapidement. Ne sachant pas quoi faire, toujours immobile les jambes écartées, je prenais mon courage à deux mains : les yeux fermés, je me mis à serrer mes dents de toutes mes forces, attendant un terrible je ne sais quoi.
Le danger s’immobilisa moins d’un mètre devant moi. L’odeur et le bruit ne laissaient aucun doute : “Con de chien, tu m’as fait peur !”.
Hugo était là et, à l’exception d’une queue qu’il secouait frénétiquement, il ne bougeait pas.
Il avait un truc dans la gueule. Un bâton ? Un os ?
J’étais gêné par les petites branches qui m’empêchaient de voir. Le danger étant écarté, je faisais quelques pas pour me mettre dans une position plus confortable.
A l’aide de ma torche, je me mis à chercher le chien dans l’enchevêtrement des buissons.
“Hugo, viens ici”.
Quand il finit par arriver, je constatais qu’il ne s’agissait que d’un bâton. A moins que… oh ! il s’agit d’un os, recouvert de boue. Sans rien connaître en anatomie animale ou humaine, la taille respectueuse de l’os ne laissait aucun doute. “Bordel Hugo! Lâche cette hanche!”
Mes jambes ont commencé à s’entrechoquer. Comment ? Pourquoi ?
Prenant mon courage à deux mains, après avoir réussi à arracher des crocs de mon foutu chien, la première hanche que je tenais de ma vie, je décidais de me diriger là où quelques instants plus tôt, Hugo aboyait.
Une torche dans une main, une hanche dans l’autre. Dire qu’il y a quelques minutes, je me sentais ridicule…
Plus je m’approchais, plus j’arrivais à distinguer ce qui intriguait tant mon ex-clébard. Point de truffes, quoique s’il devait y en avoir, je peux jurer sur tous les Dieux que je n’en mangerais pas une ! Non, Hugo aboyait devant quelqu’un, enfin, devant les os de quelqu’un…
La boule de poils était dans un excitation comme jamais. Par réflexe, sans trop savoir pourquoi, je m’efforçais de l’empêcher de venir s’approcher du corps. Après tout, si je devais finir ma vie dans une forêt sous un arbre, peut être que je n’aimerais pas servir de cure-dents à un chien.
Malgré la boue, je pouvais distinguer la plupart des os. Ils n’avaient pas bougé. Les fortes pluies des derniers jours avaient du contribuer à mettre le corps à nu, la boue s’étant écoulée plus bas.
Depuis combien de temps ce corps était là ? Qui était cette personne ?
Après avoir réussi à attacher Hugo à un arbre, je décidais d’appeler la Police, enfin, la Gendarmerie… bref, je sais pas trop qui de la Police ou de la Gendarmerie. Mon interlocuteur, qui a commencé par m’expliquer les risques que j’encourrais à raconter n’importe quoi, finit par me croire et me demanda d’attendre ses collègues dans ma demeure, mes explications pour venir jusqu’au corps lui semblant trop confuses.
Alors que je m’apprêtais à détacher mon chien, je jetais un dernier coup d’œil au corps. Quelque chose m’intriguait. On dirait bien deux sacs sur le torse de cette personne.
1- Le relatif silence de la nuit fut déchiré par une multitude de sirènes au loin. Je pouvais deviner au loin les girophares bleus arrivant à grande allure. Etant donné l’accueil chaleureux auquel j’avais eu droit, je ferais mieux de me dépêcher. “Hugo, viens, on retourne à la maison”.
Que dois-je faire ?
- La Police ou la Gendarmerie ou je ne sais qui portant des kepis et des pistolets vont arriver. Je devrais me dépêcher. (32,0%, 10 Votes)
- Quelle idée de mourir avec deux sacs sur soi ! Sans doute devaient-ils avoir de la valeur pour que cette personne ait décidé de les garder si près d'elle. Allons voir. (68,0%, 21 Votes)
Nbre de votes: 31















Le 7th octobre, 2008 à 17:53
Concept sympa. Je vais voir l’évolution, mais sur le vote d’aujourd’hui… le choix n’est pas vraiment cornélien. On sent clairement que tu veux que l’on vote pour aller voir.
Pour le “thrill”, ce serait plus intérressant de sentir qu’il peut y avoir 2 histoires distinctes, 2 vrais choix.
Cdlt
François
Le 7th octobre, 2008 à 17:56
Merci pour ta participation.
Effectivement, les choix ont mal été proposés. Je m’en suis rendu compte ensuite, une fois l’aventure mise en ligne, il était donc trop tard. Pourtant, je n’ai pas de choix préconçu, la suite dépendant non seulement des votes mais également des commentaires.
Le 7th octobre, 2008 à 22:38
2- un heros neutre et cleptomane est toujours drôle.
Le 7th octobre, 2008 à 22:40
“Je ne prends QUE les sacs”
Le 7th octobre, 2008 à 22:43
moi je le trouve cornélien, le choix.
Le 1 signifie ça sent les emmerdes, je veut qu’un me foute la paix, mais ça va me tomber dessus quand meme !
Le 2 signifie ça sent les emmerdes, mais c’est plu fort que moi, faut que j’y mette le nez!
Enfin, je le vois ainsi. vivement demain!
Le 7th octobre, 2008 à 22:46
Je vais faire l’effet perroquet, mais j’adore le concept, ayant apprécié quelques lectures de Livres dont vous êtes le héros il y a quelques années =D
C’est vrai que ce choix était plutôt dirigé… mais j’ai bien envie de savoir ce qu’il y a dans les sacs (si ça se trouve ce sont juste deux sandwiches thon-mayonnaise qu’un campeur a voulu protéger contre un grizzli mutant xD) Bref, j’attends la suite avec impatience, et encore bravo pour l’idée !
Ah, et ça peut peut-être t’intéresser (pour des statistiques, qui sait ?^^)de savoir que j’ai connu l’existence de ce blog par le passage de quelqu’un au Mouv. Bonne soirée !
Le 7th octobre, 2008 à 23:01
Merci pour tous vos encouragements !
@ Nova Brent et Cwyn : effectivement, un gros merci à Maxime du Mouv’ qui m’a invité dans son émission pour parler de mon site. Et si vous avez pu m’entendre, vous avez du comprendre qu’il s’agissait de ma première émission radio
Pour la suite, rassurez vous, elle sera bien là demain. Dès la clôture des votes, je travaille à la suite de l’aventure ! Et même si les votes prennent fin à minuit, les commentaires peuvent influencer le récit tant qu’il n’est pas publié.
Le 7th octobre, 2008 à 23:48
Moi, aussi je viens car en revenant du théâtre, j’ai entendu Maxime parler de ton site… Et ça m’a intrigué…
J’ai voté et je compte bien voté tous les jours…
Je me demandé si on pouvait également donné des idées en lien avec ton histoire pour t’aider et peut-être influencer… oups… la corruption commence…
Parce qu’il y en a des choses dans ce sac qu’on peut imaginer : forcément de l’or, mais pourquoi pas des dossiers compromettants ou des dents arrachées…
Je trouverais ça drôle qu’en tant que lecteurs/lectrices, on essaye de deviner certaines choses en avance… alors que la suite n’est pas décidé…
Par ailleurs, les références cinématographiques et musicales sont à poursuivre : c’est aussi drôle et son imaginaire peut aller encore plus loin… Ne me demande pas d’expliquer pourquoi…
Merci
Le 8th octobre, 2008 à 0:10
@ Morgan : la corruption est la bienvenue ! tous les ingrédients de la démocratie se doivent d’être présents sur ce site !
Pour les références cinématographiques et musicales, je compte bien les poursuivre dans la limite de ma culture.
Merci à tous pour votre visite, vos commentaires et vos votes !
Comme la majorité l’a ainsi décidé, dès demain matin, notre héros, vous, moi, irons voir de plus près quels sont ces mystérieux sacs…
Le 8th octobre, 2008 à 1:10
Mince j’arrive trop tard pour voter ! Très bon concept… Et d’accord avec Belleck - propose au minimum trois directions… Pour la forme aussi en début et fin de texte ajoute les liens vers l’épisode précédent et le suivant, histoire qu’on puisse tout relire/relier plus facilement !
A demain ? Tiens j’te mets sur mon blog !
Le 8th octobre, 2008 à 1:43
J’ai peur que le temps qu’il aille chercher la police, les os ne soient plus là ! (foutu chien)… Allons voir ces sacs
Le 8th octobre, 2008 à 8:23
@ Coeur Noir : très bonne idée ! Je vais ajouter des liens pour les étapes suivantes et précédentes !
@ Kaayru : génial comme idée ! elle est (partiellement) adoptée… tu comprendras plus tout à l’heure
Le 8th octobre, 2008 à 10:26
[...] Précédemment dans “Si j’aurais”. [...]
Le 8th octobre, 2008 à 10:29
[...] 3- La soirée de la loose… J’ai froid. J’ai les pieds trempés. J’ai de la b… [...]
Le 9th octobre, 2008 à 23:46
Alors là j’adore: “Bordel Hugo! Lâche cette hanche!”.
Le 10th octobre, 2008 à 9:52
[...] Hugo aboyait toujours [...]
Le 8th novembre, 2008 à 0:01
[...] Le Blog Dont Vous Êtes Le Heros » Hugo aboyait toujours utilisation du plugin Apture (WP) (tags: wp wordpress blog lang:fr) [...]