Si tu vas à la chasse au sanglier…
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Précédemment dans “Si j’aurais…”
Si tu vas à la chasse au sanglier, prépare ta tombe ; si tu vas à la chasse à l’ours prépare un bon lit (C’est un dicton polonais. Je n’ai rien compris. Mais je ne suis pas chasseur.).
La feinte de l’ours. De toute évidence, le meilleur choix. A peine descendu de l’échelle, je n’eus que le temps de me tourner et d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur. Une fraction de secondes plus tard, la porte de service s’ouvrait. Deux hommes au physique imposant entraient.
Feignant d’être doucement surpris par leur arrivée, je tournais la tête calmement puis leur adressais un poli et timide signe de la tête, avant de me retourner comme le ferait n’importe qui.
Ma présence semblait toutefois les embarrasser. Ils murmuraient entre eux. L’un semblait vouloir faire quelque chose qui n’était pas du goût de son complice. Après quelques brèves hésitations, l’un deux montait à l’échelle tandis que l’autre m’apostrophait : “Vous voir petite fille avec un chat monter toit ?”.
Non, du con! J’ai vu ta femme à poil qui invitait une équipe de rugby à faire une partie de touche pipi !
“Non, désolé monsieur. Il doit y avoir un technicien là haut, il l’aura peut être vu”.
Sans le moindre merci, l’impoli se dirigea vers l’échelle et hurla un truc. La réponse ne se fit pas attendre et de toute évidence elle était négative. Il n’avait rien vu sur le toit : pas de propriétaire de chien boueux, pas de technicien, pas de petite fille avec un chat et encore moins la femme de son collègue.
L’ascenseur prenait tout son temps. Quelqu’un devait charger quelque chose et gardait la porte ouverte ; à moins qu’un complice ne l’ait bloquée en bas pour me rabattre vers l’escalier. Plus les secondes s’égrainaient, plus il m’était difficile de contenir ma nervosité.
Mes compagnons de cache-cache étaient à nouveau réunis. Ils murmuraient à nouveau de nouvelles choses. Peut être parlaient-ils de moi ?
N’arrivant plus à me contrôler, j’appuyais une nouvelle fois sur le bouton d’appel. C’était parfaitement inutile. Un ascenseur ce n’est pas une femme : il suffit qu’on lui dise une fois de venir pour qu’il écoute !
Les portes finirent par s’ouvrir. Alors que je m’engouffrais à l’intérieur, les deux sauvages me collèrent de près. Pourquoi étaient-ils entrés ? S’ils avaient compris que j’étais leur homme sans doute m’auraient-ils déjà tué. Non, ils ne savent pas que c’est moi. A moins que eux aussi ne fassent la feinte de l’ours !
Les étages défilaient lentement. Personne ne parlait. Tous deux me regardaient puis échangeaient des regards. Je commençais à transpirer. Que faire ? Par réflexe, je me mis à regarder mes chaussures. Mes baskets boueux et déchirés contrastaient vraiment avec ma tenue. On aurait dit que j’avais braqué un gars des beaux quartiers après avoir marché deux ou trois ans avec les mêmes chaussures dans un marais.
Terrifié par l’idée qu’ils se mettent eux aussi à regarder mes pieds, je ne savais plus quoi faire. Toujours pas réflexe, je plongeais ma main à l’intérieur de ma veste pour en sortir le premier objet venu et jouer avec… et, sans même être élu, c’est ce que je fis !
Nous étions donc trois dans cet ascenseur. Deux méchants et un gentil. Deux méchants sans doute armés d’un ou plusieurs pistolets et un gentil, passant ses nerfs avec le premier objet trouvé dans sa poche : la laisse du chien !
Ce n’est que quelques millisecondes après l’avoir sorti que je me rendis compte de ma connerie. Trop tard, je ne pouvais plus faire machine arrière. Peut être n’ont ils rien vu.
Arrivés au rez-de-chaussée, les portes s’ouvrirent. Tel James Bond, chaque gars glissa sa main à l’intérieur de sa veste. La prochaine fois que je me fais courser, j’espère que ce sera sur une plage. Les armes sont beaucoup plus difficiles à cacher, même pour un 007.
Ils jetèrent un regard furtif dans le hall. Forcément, le fugitif n’était pas là. D’un signe de la tête, ils me firent comprendre que j’avais une demi-seconde pour sortir de là avant qu’ils ne remontent avec l’ascenseur. Il ne m’en fallu qu’un quart pour sortir et m’éloigner en direction de la porte vitrée de l’immeuble puis de la rue.
De toute évidence, je n’avais pas été assez rapide. Tandis que j’ouvrais la porte, l’un d’eux vit sans doute la laisse. Il poussa un cri et avant d’avoir pu m’enfuir, je sentis un objet fin dans mes cotes. Un pistolet je présume. Sans me dire le moindre mot, sans même me féliciter pour ma subtile feinte, chacun me saisit un bras et ils me poussèrent dehors. Marcher en étant tenu par les bras est déjà désagréable, mais ce n’est rien comparé au pistolet logé entre deux cotes.
Tandis que nous dévalions le Boulevard Sébastopol en direction de la Seine, quatre hommes surgirent de je ne sais où. Non seulement je les connaissais mais plus surprenant encore mes doux porteurs semblaient aussi les connaître : il s’agissait de K et ses amis !
Tout de noir vêtu, ils avaient eux aussi glissé leur main dans leur veste. Un geste de gentleman pour indiquer délicatement la présence d’une arme je suppose. K se mit à parler. Il parlait leur langue. L’échange semblait courtois. A la suite de cette joute verbale, l’arme pointée dans mon dos regagna la veste de son propriétaire. La discussion repris. Ils me lâchèrent les bras, beaucoup plus préoccupés par les hommes en noir que par moi. Je me trouvais donc en plein coeur de Paris, entouré de six personnes, toutes armées, avec une main enfoncée dans leur veste.
1- God bless les baskets ! Pendant qu’ils sont là à se menacer mutuellement, je pars en courant ! Encore quelques mètres, je bifurque à droite et je disparais dans les halles. Ils ne sont pas prêts de me retrouver.
2- God bless K ! Ce mec a l’air balaise et finalement il doit être de mon coté. Je n’ai qu’à faire quelques pas et me blottir contre lui. “Oh, mais il est super votre costume. Je peux le toucher ? C’est doux, c’est neuf ?“.
Que dois-je faire ?
- 1- Courir ! (29,0%, 11 Votes)
- 2- Se blottir ! (34,0%, 13 Votes)
- 3- Attendre ! (37,0%, 14 Votes)
Nbre de votes: 38















Le 11th octobre, 2008 à 11:49
[...] 3- Après tout, ils ne me connaissent pas. Ils n’ont jamais vu mon visage. Et vu mon déguisem… [...]
Le 11th octobre, 2008 à 12:16
Euuuuh… c’est qui K ?
Le 11th octobre, 2008 à 12:38
Mince ! Je pensais que c’était clair… “K” est le personnage rencontré peu de temps avant dans la maison de son ex-femme… “K” n’est pas son vrai nom. C’est une allusion au film “Men in black”.
Le 11th octobre, 2008 à 13:28
Arggll cruel dilemme… J’aurais tendance à faire un pari risqué et courir en priant qu’ils ne dégaineront pas en pleine rue , mais l’envie d’en savoir plus me titille. Malheureusement, il risque de ne plus y avoir de porte de sortie si on attend. On peut appeler un ami, Jean-Pierre ?
Je reste au bout du fil, j’attend…
Le 11th octobre, 2008 à 16:38
Il est vrai que sur le moment la référence à K le flic ressemblant à un Men in black rencontré auparavant n’est pas évidente.
Là je pense qu’il y en a assez de fuir sans cesse pour toujours être rattrapé sans jamais savoir pourquoi. Jusqu’au moment où ils finiront par le descendre sans somation.
Rien ne dit que K offre plus de sécurité mais il sera surement le plus apte à faire avancer l’histoire.
Le 11th octobre, 2008 à 18:06
Se blottir / attendre c’est finalement un peu pareil…
Il sera temps de fuir plus tard (avant de quitter le lieu public) si c’est nécessaire, non ?
Allez… la suite !!!
Le 11th octobre, 2008 à 20:44
excellent c’est doux c’est neuf mdr
Le 11th octobre, 2008 à 23:45
@ Odile: non, ce n’est pas du tout pareil. Se blottir, c’est changer de camps tout en cherchant une protection. Attendre c’est… ben… c’est attendre
@ Willhyu : oui, je m’en suis rendu compte après. Il faut voir le coté positif, ma marge de progression en rédaction est élevée
@ coucouc’estguy : par contre, on ne connait pas la lessive utilisée pour que ce soit doux
Le 12th octobre, 2008 à 10:22
après tout si les votes décident qu’il attend, il peut être sauvé par Hugo, touché par balle certes mais c’était juste un tranquilisant!
c’est peut le chien le héros!
Le 12th octobre, 2008 à 10:52
Effectivement, si Hugo arrivait à sortir de l’appartement, à prendre l’ascenseur, ouvrir la porte du hall, sortir dans la rue et retrouver son (ex) maître, il serait vraiment le héros !
La suite arrive… gros retard dominical !
Le 12th octobre, 2008 à 11:38
Ah non j’ai failli recracher mon café sur mon écran en passant sur le lien c’est doux c’est neuf !!! Faudrait se mettre d’accord et mettre un logo “lien très drôle”
Blague à part vivement la suite
Le 12th octobre, 2008 à 12:04