Car j’étais sur la route…
Merci d'être revenu(e)!
Précédemment dans “Si j’aurais…”
Les Road Movies.
Je ne saurais pas expliquer pourquoi mais j’ai toujours adoré ces films. La route. L’aventure. Les emmerdes. Adolescent, j’en rêvais souvent, m’imaginant être comme ces acteurs sur la Route 66. Une quinzaine d’années plus tard, j’avais tout pour être comblé : une bagnole volée, une belle nénette au volant… malheureusement, en réalité, un road movie est beaucoup moins sexy.
On avait quitté l’entrepôt à toute vitesse. Dans la précipitation, on avait manqué d’écraser un clochard qui avait eu le malheur de s’allonger derrière la mauvaise poubelle… la poubelle que Nastasia avait malencontreusement renversé en ratant son virage. Un peu plus et nous étions bons pour le devis assurance auto.
Puis, on avait visité à notre grand désespoir de bien mauvais quartiers : alors que je criais “à droite”, Nastasia braquait à gauche, et inversement. L’avantage de cette technique de navigation était qu’on n’était pas prêt de nous retrouver.
Quarante cinq minutes plus tard (soit le temps de prendre / marquer 3 buts), nous étions sur le périphérique. Nastasia zigzaguait entre les files, aussi agile qu’un poisson dans l’eau. Je pouvais enfin me détendre. Un panneau indiquait “Porte Maillot”. L’instant d’après je dormais.
Une chaleur suave me réveilla. Quelque chose de chaud parcourait mon visage. Chaud et humide. C’était une langue… Nasta… “Putain Hugo !”. Mon chien était allongé à mes cotés et alors qu’il léchait ses pattes, il en profitait pour terminer la course de sa langue sur mon front. Nastasia, toujours au volant, rigolait : “Je l’ai fait sortir quand on est arrivé sur l’autoroute. Tu savais que tu ronflais plus fort que lui ?”. Elle rigolait à nouveau.
Il faisait nuit noire. “On a roulé longtemps ? On est où ?
- On a du faire 600 kilomètres ! On est quelque part entre Clermont Ferrand et Millau.
- Hein ? Mais où allons-nous ?
- Je ne sais pas. Que dirais-tu de Barcelone ?”.
L’idée paraissait de prime abord saugrenue. Mais après tout, mieux valait ça à un couteau russe planté dans le ventre.
J’avais du dormir cinq bonnes heures. J’étais encore à moitié assoupi. Un énième coup de langue de mon chien me décida à me relever. Nastasia avait transformé le siège passager en table de pique nique : canettes de coca, chips, sandwiches. Un détail attirait cependant mon attention : au milieu de ce bordel anarcho-alimentaire se trouvaient des billets de 100 euros, jetés en boule.
“Tu as gagné au loto ou quoi ?
- Non, j’ai braqué une station d’autoroute”.
Quoi ! A peine nous étions sortis d’une emmerde qu’elle nous replongeait dans une autre. J’étais blême. Être poursuivi par des russes était certes désagréable mais moralement acceptable : après tout, je n’avais rien fait de mal. Mais être poursuivi par la Police pour un braquage était beaucoup moins justifiable tant auprès de ma conscience qu’auprès d’un jury populaire…
“Rassures toi, je n’ai tué personne. Dès que j’ai tiré dans le pied du pompiste, tout le monde s’est couché à terre et j’ai pu piquer la caisse. Et puis, c’est bien fait pour ce con, avec ses grands airs, on aurait dit qu’il se prenait pour le Président.
- Quoi ? Mais putain, tu es folle ? Qu’est ce qui t’a pris ?
- Ben on n’avait plus d’essence. Et comme tu dormais si bien, je n’ai pas voulu te déranger pour prendre ta carte bleue”.
Par chance, mes bras étaient solidement attachés à mes épaules et ne pouvaient pas tomber plus bas.
“Mais… enfin…”. Nastasia me jetait des regards coquins dans le rétroviseur et commençait à rigoler. “Ce n’est vraiment pas drole tu sais”. Son sourire se transforma en fou rire. “Ce n’est pas drôle tu sais, on va aller en prison”. Elle continuait à rigoler.
“Allez, détends toi ! Je n’ai pas braqué une station. L’argent vient d’une valise qui était dans le coffre, sous ton chien. Au petit déj, tu es plutôt caviar ou foie gras ?”. Elle riait à nouveau.
Si j’avais été honnête, j’aurais pu lui dire que j’avais surtout envie de chocolat, mais je n’avais pas envie de faire mon vieux con.
Deux personnes et un chien. Une étudiante pyromane, un divorcé misogyne et un clébard percé de part en part par une balle : quelle équipe de choc ! Et histoire de pimenter le tout, une valise pleine de billet piquée à des assassins… Mais il faut toujours positiver : ça pourrait être pire !
“Je commence à être fatiguée. Tu veux me relayer ou tu préfères qu’on cherche un petit motel pour terminer la nuit ?”.
2- “J’ai encore sommeil. Je crois qu’il serait préférable de dormir encore un peu. D’ailleurs, par mesure de sécurité et pour ne pas attirer les soupçons de l’hôtelier, je crois que nous ne devrions prendre qu’une seule chambre”.
3- “Tu as de la chance d’être avec un gentleman comme moi. Un goujat aurait déjà essayé de profiter de l’occasion… On va trouver une chambre. Pendant que tu profiteras d’un lit propre, je resterais dans la voiture avec Hugo”.















Le 28th octobre, 2008 à 14:29
Enfin un choix qui ne parait pas impossible à faire.
Je penche pour aller à Barcelone rapidement et continuer à rouler.
Mais j’aimerais juste voir la réaction de la fille s’il lui dit :’non, je profite pas’
Par contre, je serais eux, je changerais de bagnole pour prendre une location, continuer avec la caisse des russes, c’est pas malin.
Avec le fric qu’ils ont, ils peuvent se permettre.
Le 28th octobre, 2008 à 17:40
Comment ça ? tous les choix auparavant te semblait irréalisable ?
Je ne sais pas si la majorité va changer de camps d’ici minuit mais en tout cas je suis assez étonné par la tendance ! Je m’attendais plus à un vote massif pour le lit commun… Vous êtes décidément très sage…
Le 28th octobre, 2008 à 22:43
La première semble tout de même la plus indiqué.
Trouver un hôtel qui accepte les chiens blessé c’est pas évident. Et se séparer en restant dans la voiture ça ne présage rien de bon.
Maintenant pourquoi veut elle aller à Barcelone ?
Elle semblait extrêmement sure d’elle en s’échappant. On aurait dit que l’on était à deux doigts d’une révélation sur son identité.
Peut être que durant la nuit elle aurait fait des confidences.
Le 29th octobre, 2008 à 0:02
Pourquoi elle veut aller à Barcelone ? Hum… Pour le triptyque catalan : bière, jambon, plage peut être… A moins que ce ne soit pour… les croquettes de poulet !
En tout cas, je reste tout de même surpris par vos choix : il y a quelques jours, vous vouliez à tout prix envoyer le héros au casse pipe… et là, vous faîtes tout pour lui éviter d’aller… non, non, non, je ne ferais pas ce vilain jeu de mot…
Le 29th octobre, 2008 à 0:10
bon alors là il va falloir m’expliquer !!
il y avait de la demande pour du sexe et vous votez on trace jusqu’à Barcelone?????
comprends pas
Le 29th octobre, 2008 à 10:41
ben disons qu’à Barcelone ils vont bien prendre un hotel aussi non?
Et avec le fric, ils vont se choisir un sacré hotel avec une superbe vue mer, le luxe quoi.
Et à ce moment là, notre héros sera dans de bonnes conditions pour attaquer sa proie dans un lit king size avec champagne à volonté. James Bond se tape rarement des nanas dans des motels pourris!
Le 29th octobre, 2008 à 10:55
Ah ah… on a un amateur de grand lit parmi nous
Le 29th octobre, 2008 à 14:27
“Comment ça ? tous les choix auparavant te semblait irréalisable ?”
Non, je voulais dire qu’avant, c’était souvent choisir entre la peste est le choléra.
j’abandonne truc ou machin ?
Je sauve machin ou bidule ?
Je vais mourriiiiiir !
La c’est plus tranquille
Le 30th octobre, 2008 à 14:34
Pssst, le lien vers l’article suivant dans le sondage est cassé - il mène vers cet article, non vers le suivant
Le 30th octobre, 2008 à 14:36
C’était un test pour voir si quelqu’un suivait
Merci beaucoup