Viva España
Merci d'être revenu(e)!
Précédemment dans “Si j’aurais…”
Nastasia s’arrêta à la première aire d’autoroute.
La nuit était plus que fraiche : un vent puissant, mêlé de pluie, fouettait mon visage. En cette fin d’octobre, l’hiver semblait déjà là.
“Je dois aller faire une petite pause pipi. Tu veux un café ou quelque chose de chaud ?
- Je veux bien une bouteille d’eau, merci”. La trentaine et Sarko étaient passés par là. En pleine nuit, perdu au milieu de nulle part, je demandais une bouteille d’eau… Ah la la… Et pourquoi pas un coca zéro tant que j’y suis…
Ma bouteille d’eau minérale en main, Nastasia et Hugo allongés l’un sur l’autre à l’arrière, j’étais prêt à dévorer les kilomètres.
Millau et son viaduc. Béziers. Narbonne.
Un détail cependant me chiffonnait : la voiture dans laquelle nous étions ne nous appartenait pas et n’appartenait sans doute pas à ceux à qui on l’avait emprunté. Il n’était donc pas très malin de passer la frontière avec.
Un panneau indiquait la proximité d’une nouvelle aire d’autoroute. La frontière était à moins d’une centaine de kilomètres. Je m’arrêtais pour réfléchir, peser le pour et le contre… et finalement pour m’endormir.
L’odeur du café chaud me réveilla. Nastasia, à qui on avait du sculpter un sourire, était assise à mes cotés. Elle était allée nous acheter un petit déjeuner à la station. Elle s’amusait de me voir dans mon demi-sommeil.
“Les gens parlent drôlement bien français pour des barcelonais” me lança-t-elle amusée.
- hum… il fallait que je réfléchisse…”. Nouveau rituel de trentenaire : j’allumais l’autoradio pour pouvoir prendre mon petit déjeuner avec les informations. Le journaliste évoquait la crise, divers faits divers sordides, les relations extra conjugales d’un people… à moins qu’il ne s’agisse d’un homme politique… ou des deux… bref, un peu tout mais pas un mot sur notre fusillade.
“Tu as vu, c’est étrange : une vingtaine de types se tirent dessus, un policier se fait assassiner, et le journaliste n’en parle pas !
- Peut être qu’ils n’ont pas encore trouvé le corps ?”.
Cette hypothèse n’était bien sur pas à exclure mais mon petit doigt m’indiquait qu’il devait y avoir une autre raison.
“Tout ça est vraiment bien étrange tout de même. Toute cette histoire ! Tu savais qu’un ami avait payé la clinique vétérinaire ? Or, je n’ai dit à personne que j’avais amené Hugo là bas ! Enfin, maintenant qu’ils ont la puce, j’espère qu’ils vont nous foutre la paix.
- La puce ? Celle là ?”. Nastasia fouillait la poche de son jean pour en sortir la source de tous nos ennuis : “Je l’ai prise sur la table juste après que tu m’aies détachée ! Alors, c’est qui la plus forte ?”.
D’un coté, avoir la puce en notre possession était la garantie d’avoir une dose infinie d’emmerdes. De l’autre, la puce pourrait nous permettre d’éventuellement troquer notre sécurité contre ce petit concentré d’électronique.
Alors que j’étais détendu depuis que nous étions hier soir sur le périphérique, je me remettais immédiatement en “mode parano”. Un petit coup dans le rétroviseur. Plusieurs voitures étaient garées loin derrière, avec des personnes à leur bord, surement en train de petit déjeuner tout comme nous.
Sans dire un mot, je démarrais.
“Mais attends, tu n’as pas pris de pain au chocolat !
- On n’a plus le temps. Nous devons être prudents. Il faut nous débarrasser de cette voiture”.
Nastasia avait compris que la puce était à l’origine de ma nervosité.
“Je ne t’en veux pas. Tu as surement très bien fait de la voler, elle pourra sans aucun doute nous être utile”. Remarque inutile : elle faisait la gueule.
Arrivés à Perpignan, je sortais de l’autoroute et suivais les panneaux indiquant le centre ville. J’entrais dans le premier parking souterrain que je voyais.
“Nastasia, je crois avoir un plan : on va laisser la voiture ici. Nous sommes au niveau -3. Je ne suis pas ingénieur en télécom mais à cette profondeur, si la voiture a un mouchard, il ne pourra pas émettre. Nos éventuels poursuivants mettront donc un certain temps avant de nous retrouver. Et maintenant :
2- on va à la gare et on prend le premier train pour Barcelone. On paie en liquide. Par contre, il faudra feinter le contrôleur, je n’ai pas le moindre papier pour Hugo.
3- on se planque dans un café et on surveille l’entrée du parking histoire de vérifier si on est ou non suivi.















Le 29th octobre, 2008 à 11:51
Ah enfin des aventures Perpignanaises.
Le 29th octobre, 2008 à 14:10
cool chez les catalans trop trop bien on pourra enfin nous aussi ce repérer
Le 29th octobre, 2008 à 14:30
JE ne vois pas pourquoi changer de plan, on file à Barcelone.
Le 29th octobre, 2008 à 14:31
en tt cas c completemnt con s ils louent une voiture, ils pourront être retrouvés facilement
Le 29th octobre, 2008 à 14:49
Pas mal pour un geek ! Pour une fois qu’il se passe un truc sympa à Perp, restons-y un peu !
Le 29th octobre, 2008 à 18:36
le module de vote est plus sympa comme ça
c’est plus gai, ça fait vacances
parcontre aucun lien aujourd’hui?
un tantinet trop sobre à mon goût
Le 29th octobre, 2008 à 18:48
Non, navré mais aujourd’hui pas de lien… La publication a été perturbée par un problème informatique ! C’est déjà un miracle qu’il y ait eu un épisode. J’espère que ça ira mieux demain…
Le 29th octobre, 2008 à 20:57
Je pense qu’il est essentiel qu’ils vérifient qu’ils ne soient pas suivi avant de laisser leurs papiers à la location de voiture, de les montrer à la frontière où sûrement les ripoux ont envoyé des collègues pour surveiller, comme à toutes les frontières… Et puis si tout a brûlé et comme ils se sont enfuis, ont-il pensé à prendre leurs papiers ?
Est-ce que c’est K qui a buggé le portable de notre héros lors de son passage au commissariat et qui a donc pu savoir qu’il se rendait voir le vétérinaire ? Et qui peut même le localiser via sa puce téléphonique. K doit donc déjà être sur leurs pas…
Beaucoup de questions que notre héros fatigué a oublié de se poser…
Et Nastasia mange, le héros mange et alors Hugo ??? il a vraiment besoin de manger s’il est blessé et fatigué.
Je suis donc dans un premier temps pour la planque qui va permettre de savoir combien de poursuivants s’il y en a et peut-être de piquer une de leurs voitures… Ou pourquoi aps celle d’un touriste sur la route des vacances, histoire de changer. Mais surtout maintenant qu’ils sont réunis, je suis pour le fait qu’on balance les portables dans un cours d’eau et qu’il essaye de voir si Nastasia a des papiers et si au fianl elle n’est pas russe totale, juste de mèche avec les Igors & co…
Le 30th octobre, 2008 à 0:02
Le vote fût serré… Morgan, je suis désolé mais tu n’as pas été écouté ! Direction Barcelone !