Oh oui… viens !
Merci d'être revenu(e)!
Précédemment dans “Si j’aurais…”
Dans l’épisode précédent, vous avez choisi :
Nastasia pouffait de rire. Je lui faisais signe de se taire tout en espérant la faire éclater de rire. A peine j’approchais de son cou, je la sentais se crisper puis rigoler… chatouilleuse la demoiselle !
“Ouvrez ! Je sais que vous êtes là, je vous entends”. La voix était calme, posée. L’homme semblait certain que nous allions ouvrir. Pourtant, à ce moment là, le dicton “cela m’en touche une sans faire bouger l’autre” semblait prendre tout son sens.
“C’est peut être encore la Police” me chuchota hilare Nastasia. “Vas te cacher”. Joignant les gestes à la parole, Nastasia poussait sur ma tête pour me faire descendre sous les draps. Je me retrouvais donc, dans une relative pénombre, nez à nez avec l’un de des seins. Le spectacle était tout aussi surprenant que ravissant. Mais je ne pourrais plus jamais la regarder dans les yeux ! Alors que je m’apprêtais à entrer en action, heureux comme un enfant qu’on aurait enfermé par mégarde dans une confiserie, Nastasia poussa un hurlement. Je n’avais jamais douté de mes pouvoirs surnaturels et de l’effet que je produisais sur les femmes dans de telles situations. Toutefois, ce cri me semblait bien trop puissant et surtout bien trop précoce pour avoir un quelconque rapport avec ma présence sous les draps.
“Vous avez deux minutes pour vous rhabiller”. La voix ne venait plus de l’extérieur mais bien de la chambre. Je sortais la tête du drap pour découvrir aux pieds du lit celui qui nous avait servi de chauffeur quelques heures plus tôt. Une colère dont je ne me sentais pas capable m’envahit. Je me jetais sur lui sans savoir ce que je comptais réellement lui faire.
De toute façon, la colère, même celle d’un homme exaspéré, n’était semble-t-il pas suffisante contre la technique d’un agent du contre espionnage : avant d’avoir pu le toucher, je me retrouvais à genoux, immobilisé par une torsion de mon doigt déjà cassé, nu comme un vers.
“Vous avez moins de deux minutes à présent. Dépêchez vous, je dois vous ramener à Monsieur Traisnel”.
Nastasia, comme guidée par un certain fatalisme, une résignation propre à ceux qui ne s’étonnaient plus de rien, était déjà en train de passer sa tenue de baba-cool dénichée dans l’après-midi au marché. Elle me jetait des regards qui me suppliaient de ne pas compliquer la situation. Hugo semblait partager son avis et se dirigeait déjà vers la sortie. N’y avait-il donc que moi qui aspirais au calme et à la volupté ?
Nastasia rassemblait nos affaires pendant que je me rhabillais. Elle mit nos billets et nos diverses achats dans un énorme sac multicolore, sorte d’hybride entre une valise et un polochon géant, que nous avions acquis lors de notre virée shopping… Nous pensions alors encore passer quelques jours de repos bien mérités dans les Baléares.
Une fois installés dans le véhicule, le conducteur ne nous dit plus un mot et fila à l’aéroport à une vitesse non autorisée. La voiture prit la direction d’un hangar situé à l’opposé du hall de l’aéroport. Un portail bloquait l’accès, mais la présentation d’un document à l’agent de sécurité changea la donne : Sésame ouvre toi ! Nous roulions sur une petite voie, à coté du tarmac. La voiture entra dans un hangar où se trouvaient un jet privé, des hommes et au milieu Basile Traisnel.
Il s’approcha pour ouvrir la portière à Nastasia : “je vous prie d’accepter toutes mes excuses pour la gène occasionnée. Croyez bien que nous ne prenons aucun plaisir dans cette situation”.
Des excuses et alors ? Comment espérer que des excuses puissent produire le même bonheur qu’une partie de cache-cache sous des draps ! Alors que je m’approchais de Nastasia, Basile, me montra une photo : “Connaissez vous cet homme ?”.
Bien entendu. C’était Georges, le mec de ma femme. Hugo jappa à la vue de ce visage familier : ce chien est con mais observateur.
Ça alors, si il y avait bien quelqu’un que je ne pensais pas trouver sur mon chemin aujourd’hui c’était bien lui… lui qui vivait à temps partiel dans ma maison, qui dormait dans mon lit et qui baisait ma femme.
Je n’avais jamais compris ce qu’elle lui trouvait. Elle disait aimer chez moi mon romantisme, ma poésie, ma créativité, mon coté imprévisible et fantasque : une vraie description de site de rencontre….qui fait mouche… Lui c’était tout le contraire : avocat d’affaire dans les milieux financiers, pour ce que j’en sais. Il partage sa vie entre New-York et Paris, je ne l’avais jamais vu sans son costard trois pièces, il faisait planifier sa vie mondaine et sentimentale par son assistante à un mois. Mon ex disait qu’il le rassurait, qu’avec lui on pouvait construire des choses, qu’il n’avait pas peur de l’avenir… Enfin, revenons à nos moutons !
“Oui, je connais cet homme. C’est le nouvel amant de ma femme”. Au regard interrogatif de Nastasia, je rectifiais en toute hâte : “Oups, de mon ex-femme, bien sûr !!! Qu’est-ce qu’il se passe, qu’est-ce qu’il fait là ?
- Veuillez nous excuser Mademoiselle”.
Basile me prit par le bras et m’éloigna de Nastasia pour qu’elle ne puisse entendre ce qu’il allait me dire : “Nous pensons que cet homme est mêlé à l’affaire de la puce. Nous n’avons pas encore toutes les preuves, mais nous savons qu’il a joué un rôle dans le vol ou dans le transport de la puce. Il pourrait avoir joué un rôle également dans le meurtre de la femme que vous avez découvert.
- Georges ? un assassin ? Je ne l’aime pas mais il y a des limites. Georges est con, imbu de sa personne, mais ça reste avant tout une bonne… excusez moi l’expression… pompe à merde !
- tout ça ne fait aucun doute. Mais je peux vous assurer que c’est un homme dangereux, avec de bien mauvaises fréquentations. Toujours est-il que j’ai pour instruction de vous envoyer àArgeles sur Mer, vous allez nous aider à l’arrêter.
- hein ? Vous vous foutez de ma gueule ?
- non, pas du tout. Nous serons à vos cotés, vous ne risquerez rien. Par contre, nous aimerions que vous demandiez à la demoiselle de vous accompagner. Cela rendrait notre plan plus crédible.
- quoi? Vous voulez que je mêle Nastasia à votre plan ?
2- Avec eux, c’est toujours sans risque et au final, on se retrouve toujours avec un flingue sur la tempe. “No Way”. Je n’amène pas Nastasia avec moi !













Le 10th novembre, 2008 à 12:54
Ne jamais croire un flic.
Le 10th novembre, 2008 à 13:42
Arglès c’est moins glamour que les baléares…
Le 10th novembre, 2008 à 17:23
sniff sniff mais bon avec l’air de la mer on ne sait jamais
ce qui peut arriver
Le 10th novembre, 2008 à 20:37
je crois pas que les flics réussisent à les protégés mais c’est plus intéressant si elle viend.
au passage, j’ai adoré la vidéo du chien.
Le 10th novembre, 2008 à 23:46
Argelès moins glamour que les Baléares, c’est certain !
Mais que voulez vous… la vie d’un héros n’est pas toujours facile !
@ Subraya : merci pour la vidéo
comme personne ne parle jamais des liens, je commençais à me demander si ça servait à quelque chose d’en mettre !
En tout cas, une nouvelle fois le vote est bien déséquilibré…