Hum… Georges ?
Merci d'être revenu(e)!
L’amour. Tout le monde ou presque le cherche, est prêt à tout pour le trouver. Et puis, quand vous l’avez… pan ! Vous vous transformez en gros con !
“Nastasia, je t’aime !”.
Sans déconner, j’étais pathétique. En voyant le regard incrédule qu’elle me lançait, je me rendais compte du ridicule de la situation. J’étais là, assis sur une chaise, après avoir bu un pastis pur, à faire une déclaration comme un ado de 15 ans.
Après m’avoir fixé une à deux secondes, Nastasia tournait la tête vers Georges et réengageait la conversation, en Russe bien sur. Elle ne cessait de regarder sa montre. L’autre abruti était en train de ramasser quelques affaires. Mais que pouvaient-ils bien manigancer ? Georges, mon con, tu ne serais quand même pas celui que Basile m’avait décrit ?
Georges ramassa une petite valise rangée sous le lit. Alors qu’il y glissait les quelques affaires qu’il avait réuni, il décida de m’ôter tous les doutes que j’avais sur sa culpabilité.
“Allez, lève-toi. On va à ma voiture”. Georges tenait un pistolet en main. “Allez, arrête tes conneries, tu es ridicule”. Le coup de feu déchira mes oreilles. “La prochaine balle sera pour toi si tu l’ouvres une nouvelle fois”. Nastasia lui gueula dessus et il se contenta d’acquiescer. “Allez descends à la voiture!”.
Merde Georges…
Je n’étais pourtant pas au bout de mes surprises. J’étais relativement calme car même si une arme était braquée sur moi, K était là, tapi dans les pins, prêt à surgir. Pourtant, une fois en bas, je ne trouvais âme qui vive. Pas de K. Pas de G.I.G.N. ni de Ludovic Cruchot.
Merde Basile…
“Monte là dedans !
- Quoi ? Dans le coffre ? Tu plaisantes ?”. Je suppose que le coup de crosse que je venais de recevoir signifiait “non”. Chose que je n’avais plus refait depuis ma vie étudiante, je me trouvais donc allongé à l’arrière de sa berline allemande, bientôt rejoint par Hugo, tout heureux de me trouver là.
A l’avant, confortablement assis, Georges et Nastasia taillait la bavette. La discussion semblait animée, sérieuse. Nastasia parlait beaucoup. Comme si elle lui expliquait ce qu’il fallait faire.
Merde Nastasia…
A l’exception de ce foutu chien qui n’avait de cesse que de me balancer de grands coups de langue, le coffre était vide. Le parallèle avec certaines scènes de cinéma s’arrêtait donc là. Pas d’armes. Pas de cric pour ouvrir le coffre. Rien. Whalou.
La merde…
La voiture avait quitté le grand axe qu’elle avait emprunté. Nous devions être en ville car la voiture ne cessait de démarrer, s’arrêter, accélérer, ralentir.
La voiture finit par s’immobiliser. Une voix bien connue parlait au loin. Nous étions aux abords d’une gare et l’annonce de l’arrivée imminente d’un TGV raisonnait un peu partout.
3- Foutu pour foutu, autant se faire plaisir et péter un plomb. “Nastasia, tu n’es qu’une pauvre pute ! Et t’es tellement petite, que tu as la tête qui pue les pieds ! Quant à toi Georges, ma femme m’a dit que tu étais un mauvais coup. Quoi ? Tu savais pas qu’on couchait encore ensemble ?”.













Le 13th novembre, 2008 à 11:00
Prudence, prudence.
De toutes façon devant une gare, il ne risque pas grand chose, au pire, il sera laissé là et pourra hurler quand bon lui semblera.
tant qu’il n’en sais pas plus, ou qu’il n’a pas l’assurance qu’il ne saura rien de plus, autant garder son calme.
C’est peut être encore un truc qui le dépasse.