Aux sombres héros
Merci d'être revenu(e)!
Précédemment dans “Assez !” vous avez choisi :
“Calme-toi. Je ne suis pas un salaud. Tu n’es pas une terroriste. Je reste chez moi. Tu vas partir tranquillement chez toi et je te ramènerai ton chien. Prends soin de toi. Je t’embrasse”.
Nastasia face à moi me regarde fixement. Je sens déjà le poids de son jugement sur mes épaules.
“Quoi ? Je veux juste rester avec toi. Ce n’est pas un crime non ?”.
Non, ce n’est pas un crime. Mais surement un demi-crime. Je ne sais pas si l’on peut appeler ça la solidarité féminine, la charité chrétienne, ou juste le casse couillisme, mais mon ex avait réussi à bousiller ma matinée : Nastasia avait soudainement mal à la tête, ressentait une grande fatigue.
La journée continua ainsi. Sans excès. Sans fou rire. Sans sieste crapuleuse.
A 15 heures, on prit la direction du bureau de Traisnel. 10 minutes de marche, le métro, changement de métro, 10 nouvelles minutes de marche : vive Paris !
Avoir un peu d’avance était doublement con : par définition, être en avance a pour première conséquence que l’on doit attendre ! Mais quand on est en avance et qu’on a rendez vous avec un haut responsable d’un Ministère, on attend encore plus !
Vers 16H30, Traisnel pointa le bout de son nez.
“Excusez-moi pour le retard. Venez dans mon bureau”. K travaillait dans un bureau relativement petit, dépourvu de luxe. Quelques dossiers bien rangés étaient posés ci et là : de toute évidence, il ne devait pas passer beaucoup de temps ici.
Une fois installés, K nous donna toutes les informations qu’il avait en sa possession, ou plutôt, toutes les informations en sa possession qu’il souhaitait nous communiquer.
Synthétiquement cela donnait ça :
Georges a été arrêté alors qu’il tentait de s’enfuir à Perpignan.
Georges a eu le temps de donner la puce à un complice.
Georges nie tous les faits qui lui sont reprochés.
La conjointe de Georges -mon ex-, un temps suspectée, semble être lavée de tout soupçons.
Bien entendu, nous n’avions rien à ajouter. Nous étions là, tous les deux, assis comme à l’école primaire, à écouter le maître. Il dictait sa leçon sans que nous ne puissions intervenir. Puis arriva le moment des questions : “Avez-vous quelque chose à ajouter ?”. Il connaissait déjà notre réponse : non, bien sur.
Traisnel enchaîna ensuite sur des remerciements, sur notre courage, notre implication… bla bla bla… Sans doute aveuglé par tant de considérations, je n’ai pas vu où il souhaitait nous amener. De toute façon, je ne pense pas que j’aurais pu y faire quelque chose…
“C’est pour cela que j’ai besoin que Nastasia nous donne un nouveau coup de main“.
Là aussi, j’avais l’impression d’être sur les bancs de l’école, vous savez quand le professeur vous pose une question alors que vous rêvassiez.
“Hein ? Nastasia ? Mais pourquoi ?”.
Nastasia ne bougeait pas. Elle attendait la suite. Elle ne semblait pas inquiète ou énervée.
“Georges ne suspecte pas Nastasia. D’après nos informations, l’information comme quoi une jeune Russe pouvait dérober du matériel est remontée jusqu’au premier niveau des trafiquants. C’est pour cette raison que nous souhaitons que Nastasia aille sur le terrain et nous aide à faire tomber ce réseau”.
Un sourire nerveux s’affichait sur mon visage. Comment osait-il mettre sa vie en péril, elle qui n’était qu’une gamine, qui n’avait aucune expérience policière ou militaire. Comment…
“Très bien, j’accepte. Par quoi je dois commencer ?
- Attendez, ce n’est pas aussi simple. Votre aide nous serait très précieuse. Toutefois, vous devez être consciente que cela comporte de nombreux risques et que ces risques pourraient mettre votre vie en danger. Discutez en tous les deux. Je vous laisse une heure”.
Sitôt K sorti, Nastasia prenait la parole : “Ne fais pas cette tête ! Tu sais, c’est une superbe opportunité pour moi : non seulement je pourrais avoir sans aucun doute la nationalité française, mais en plus, je peux, tout en faisant quelque chose d’excitant, aider ton pays a démanteler un réseau de trafiquants et de terroriste.
- Mais tu peux te faire tuer bordel ! je n’ai pas envie de te perde !”.
Nastasia ne voulait pas parler des risques ou du moins ne voulait pas en entendre parler. La discussion était animée, tendue. J’avais si peur de la perdre.
L’heure passa très vite. Nos positions n’avaient pas évolué : elle voulait le faire, je ne le voulais pas.
K fit son retour et ne s’embêta pas de périphrases :
” Alors ? Quelle est votre décision ?”.
Je ne pouvais pas rester là, sans rien faire. Je devais absolument dire un truc.
1- Écoute, bien que je ne partage pas ta décision, j’ai bien compris ce qui te motivait à le faire. Si tu veux le faire, je serai avec toi.














Le 19th novembre, 2008 à 1:22
Elle a failli le tuer la dernière fois qu'il lui a fait un sale coup, la raison devrait lui dicter de la soutenir.
Surtout qu'il l'a faché du matin…
Le 19th novembre, 2008 à 1:49
J'ajouterais tout de même qu'il faut demander qq garanties à K et pas partir en touriste cette fois.
Le 19th novembre, 2008 à 4:08
Ce jeune homme se laisse complètement marcher sur les pieds… Il faut qu'il réagisse et qu'il envoie tout bouler… Ce n'est pas comme s'il n'y avait qu'une seule russe sur la terre!!! En plus travailler pour des keufs!!! C'est pire que les mecs de l'ANPE!!!
Le 19th novembre, 2008 à 4:34
Enfin… K… lui il dit bonjour !
Le 19th novembre, 2008 à 10:15
Allons chercher les emmerdes, c'est plus rigolo
Le 20th novembre, 2008 à 9:30
M. LBDVELH ya un problème ! Les épisodes de la saison 2 n'apparaissent pas dans le menu de droite…
Le 20th novembre, 2008 à 10:04
Oui je sais…
Je voulais changer de thème pour plus de visibilité… et au final, je n'ai rien fait : ni thème nouveau, ni ajout des liens…
Je vais ajouter les liens, ce sera plus simple !