Oh ! Bah… Ma… zette!
Merci d'être revenu(e)!
Tout d’abord, je vous prie de m’excuser pour ce titre dramatiquement pourri. Mais, je préfère le préciser pour ceux qui lieront ce billet dans quelques jours, ce titre est à replacer dans son contexte :
- J’ai l’art de trouver des titres pourris, cf la liste des autres épisodes
- C’est aujourd’hui que Barack Obama va être officiellement le 44ème Président des États-Unis d’Amérique.
- J’ai pas trouvé autre chose.
- Arrêtez de lire cette intro encore plus navrante que le titre et foncez lire l’épisode.
Précédemment dans “Assez !”, vous avez choisi :
“Bon… bon… Ok pour suivre ton plan. Mais à une seule condition : tu ne fais aucune remarque, aucune réflexion et jamais ô grand jamais tu ne me reparles de que tu vas voir, de ce qu’on va faire à Georges”.
La pauvre. Elle ignorait tout de mes découvertes, de mon intrusion dans sa vie privée. Et à mon avis, c’était mieux ainsi.
Bien évidemment, j’acceptais son marché.
“Je te préviens, si tu me reparles un jour de tout ça, je t’arrache les couilles et je les donne à manger à Hugo !”.
Que de grossièreté. Que de vulgarité. Je ne pouvais cependant éviter d’afficher un sourire, déjà amusé par la situation dans laquelle nous allions mettre Georges.
“Ferme la ! et arrête de sourire, je l’appelle”.
Georges ne fût étonné qu’à moitié que sa chère et tendre soit venue à Paris le rejoindre, le temps d’une soirée. J’imagine que ce n’était pas la première fois qu’elle faisait ça.
Autre surprise : le rendez vous. Dans l’élaboration sommaire de ce plan maléfique, j’avais pensé à un hôtel comme lieu de rencontre. Finalement, Georges nous rejoindra “à la maison”, un petit appartement logé sous les toits que le couple louait depuis quelques temps.
Georges avait un dîner important et ne pouvait se décommander. Il n’arriverait que sur le coup des minuits ce qui nous laisserait non seulement le temps de tout planifier mais également de nous restaurer…
Mon ex semblait tendue. La perspective d’être confrontée à celui qui lui avait menti, de se venger mais également de faire tout ça en ma présence la stressait.
Je voyais dans son absence d’appétit une très belle opportunité : adios bouffe légère et bienvenue à toi ô Grec chéri !
Après un petit détour pour trouver un kebab et quelques insultes liées à la soi-disant mauvaise odeur de mon repas, nous pouvions commencer à établir notre plan d’action. On aurait dit par moment l’élaboration d’un scénario de film policier, par moment d’un film pornographique.
Malgré la circulation peu accommodante, le trajet fût rapide. Une fois la voiture garée, mon ex m’invita à boire un verre dans un café relativement glauque. Pour ne rien vous cacher, j’ai bien été surpris par cette proposition. Non pas que mon ex ne soit radine, mais disons qu’elle n’est pas du genre à aller dans les troquets, particulièrement dans celui-là, véritable rendez vous de tous les ivrognes qui s’étaient fait virer dans les arrondissements alentours.
Tout en me tendant un billet de 10 euros, elle me lança “commande toi un Perrier et vas te laver les mains et le visage dans les toilettes. Tu sens tellement le gras que Georges sentirait immédiatement ta présence”.
Alors que je me toilettais et sirotais un demi cul sec au comptoir (vous n’avez quand même pas imaginé que j’allais boire de l’eau avec des bulles !), mon ex arpentait le trottoir, une cigarette à la main. Je l’observais au travers de la baie vitrée, absorbée par ses songes, concentrée sur ce qu’elle allait faire. Sa clope jetée, elle me fit signe d’accélérer.
Ce n’est qu’une fois dans l’appartement que je compris son anxiété. Cet appartement n’avait rien d’un lieu de vie. Cet appartement ne ressemblait à aucun autre appartement. Cet appartement était un ensemble de pièces, de murs, totalement dévoués à la débauche charnelle.
Je ressemblais à un enfant qui arrivait dans un magasin de jouet pour la première fois. Tout m’intriguait. Et chaque fois que j’approchais ma main pour toucher quelque chose, je me faisais taper sur les doigts : “n’oublies pas, tu m’as promis !”.
23h35 : mon ex me donne les dernières instructions et part se changer.
23H40. Tout était prêt.
23H45 : mon ex apparaît. Elle était partie mettre sa tenue d’apparat… Cinq minutes… A bien y réfléchir, elle a bien été longue pour enfiler ces micros sous-vêtements. A l’exception de quelques centimètres carrés de tissu transparent, elle est nue face à moi. Cela fait tant d’années que cela n’était pas arrivé… Je la regarde, belle, sublime. Elle sait d’ailleurs que je l’observe. Elle traverse la pièce en se déhanchant, mettant en avant ses formes avantageuses. Arrivée à un mètre de moi, elle me lança un sourire mi-coquin, mi-complice avant de chuchoter : “n’oublies pas, tu as promis”.
23H48 : alors que je rangeais les dernières affaires, sans oublier de la reluquer des pieds à la tête, la sonnerie de l’interphone retentit. C’était Georges.
Comme convenu avec elle, je me dirigeais vers la dressing, pièce exiguë servant, comme son nom ne l’indique pas, à ranger les “ustensiles” utilisées dans leurs petites soirées. Le dressing n’était séparé de la chambre que par un rideau, mais elle m’avait garantie qu’en aucun cas Georges n’y pénétrerait.
Le temps de me glisser derrière le rideau, Georges frappait à la porte : “bonjour ma chérie
- Tais toi, tu es en avance”. Tout en hurlant sur Georges, elle lui asséna une gifle monumentale.
“Pardon maitresse !
- Tais toi !”. La seconde bouffe claqua encore plus. Mon ex pouvait être rassurée, je tiendrai promesse, jamais je ne lui en parlerai.
“Assieds toi là !
Mets les mains derrière le dos”. Un scénario classique j’imagine : Georges, qui avait jeté ses affaires au sol en l’espace de quelques secondes, était en train de se faire menotter et de se bander les yeux. Il essaya de dire quelque chose mais aussitôt une nouvelle gifle claqua. Encore plus forte que les deux premières, il lui demanda d’avoir la main moins leste. “Tu vas fermer ta gueule !”. Georges ne s’en doutait pas encore mais mon ex n’était plus en train de jouer.
Elle était censée s’amuser avec lui encore un moment, histoire de le mettre en confiance, mais je sentais qu’elle était en train de perdre le contrôle. Elle n’était pas du tout en train de respecter notre plan. Je devais intervenir avant qu’elle ne l’esquinte, avant qu’elle foute tout en l’air.
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Le 20th janvier, 2009 à 12:55
épisode sublime, j’ai vraiment beaucoup rigolé.
Le 20th janvier, 2009 à 17:51
Moi aussi, j’ai bien aimé. Quelques descritpions de cet appartement “particulier” auraient été les bienvenues.
Le 20th janvier, 2009 à 19:05
L’épisode est vraiment très bien et le choix très dur (que dirait Nasthasia si elle savait ce qui se trame dans son dos!)
Le 21st janvier, 2009 à 10:27
Hé hé ! Merci
ravi que cela vous plaise.
Nathalie, navré, j’essaierai d’y penser la prochaine fois.
En tout cas, le vote est serré pour une fois !
Le 21st janvier, 2009 à 16:19
Nasthasia elle avait qu’à réfléchir avant d’aller faire la collabo avec les Services secrets français… Elle s’est pas beaucoup inquiétée de notre héros à ce moment là…
Le 21st janvier, 2009 à 16:34
Et puis, soyons objectif, pour un homme, embrasser son ex n’est pas tromper !
Le 22nd janvier, 2009 à 9:56
Je te rassure Julien, pour une femme non plus… :p
Le 23rd janvier, 2009 à 17:43
Il devrais peut être s’en tenir au plan, si elle pète un plomb, il parlerais peut être super vite.
Et puis, il aime probablement ça.
Le 23rd janvier, 2009 à 19:48
Maintenant, c’est 85 votes
Tu es tres occupé, ou tu deviens feneant hehehe?
Merci en tout cas pour cette episode tres amusant!
Le 29th janvier, 2009 à 12:47
J’ai lu toute l’histoire en une soirée! C’est une très bonne idée! J’adore le concept, l’histoire est drôle et bien écrite (mais attention aux fautes d’orthogrphe quand même
).
allez on est rendu à 84 votes plus qu’un et on a la suite (eh oui on devient vite accro!!)
Le 29th janvier, 2009 à 15:20
Bienvenue Cindy ! Pour les fautes, effectivement, il y en a à la pelle… j’essaye pourtant d’éviter…
88 votes ! Bravo !!!
@ Azile : il faut bien faire monter les scores sinon ce n’est pas rigolo.
La suite arrive, préparez vous…