Comment ça marche...

Le Blog Dont Vous Êtes Le Héros s'inspire des livres dont vous êtes le héros. Un début d'histoire va vous être proposé mais c'est vous qui allez écrire la suite ! Chaque jour, une nouvelle étape. A la fin, vous devrez voter pour la solution qui vous semble la plus opportune, comme si vous étiez le héros de l'histoire. Dès le lendemain, l'histoire continuera selon la volonté de la majorité des votants.

Les Règles...

    1- Une seule et unique mise à jour par jour.
    2- La majorité des votes décide de la suite de l'histoire.
    3- En cas d'égalité, je décide de la suite tout seul.
    4- Les commentaires peuvent influencer l'histoire.

Archive: Lundi matin

Au Lion D’or

Merci d'être revenu(e)!

Précédemment dans “Assez !” vous avez choisi :

1- Qui est cette femme sur la photo ?
2- J’appellerais K tout à l’heure pour lui dire.
3- Tout cela me semble bien étrange. Cette photo. Sa réaction. Peut être pourrais je trouver d’autres choses chez elle…
4- Toute cette histoire me saoule… Allons dormir et demain, je prends le train pour Paris.

“C’est qui sur cette photo ?
- Quoi ?
- Là sur la photo, c’est qui ?
- Mais putain, de quoi tu parles ! Tu as vu l’heure ? Tu pourrais peut être m’accueillir avec un “merci, c’est très sympa de ta part de m’avoir évité des emmerdes” !
- Excuse-moi, je suis vraiment trop con. Je te remercie de m’avoir évité des emmerdes. Sans toi, je serais surement en cellule de dégrisement dans je ne sais quel état.
- Mouais. Tu es toujours aussi peu convaincant quand il s’agit de présenter des excuses. Allez, prends ta veste, je te ramène à la maison.
- OK. Mais tu ne veux pas me dire qui c’est sur la photo ?
- Putain mais quel boulet. C’est une amie de Georges. Voila, tu es content, on peut y aller ?”.

Elle n’était absolument pas dans son état normal. L’alcool devait influencer mon discernement mais je restais convaincu que le fait que je vois cette photo l’avait perturbée.
Dans les couloirs de l’hôpital, tout le personnel nous dévisageait : la directrice qui vient chercher son ex mari saoul en pleine nuit… ça va jaser à l’hosto.

Elle ne disait plus un mot. Rien. “Hé Bouli, arrête de faire la gueule ?
- Tais-toi, tu me fais chier.
- Allez Bouli…
- Arrête. Je ne sais pas si tu sais mais on est lundi ! Dans quelques heures, je dois retourner travailler. Je vais devoir aller voir l’infirmière qui t’a examiné et lui présenter des excuses pour ce que je lui ai demandé.
- C’est bon, c’est pas un crime non plus.
- C’est bon ? Mais quand est ce que tu arrêteras d’être égoïste à ce point ? A ton avis, qu’est ce qui va se passer si je lui refuse sa prochaine augmentation ou une demande de congés ?”.

Elle marquait un point. Je l’avais peut être un peu foutu dans la merde.
“Excuse moi, je suis bourré…
- La belle excuse”.

Plus un mot ne fut échangé durant le trajet.

Alors qu’elle fermait la porte à clé derrière moi, elle se décida enfin à reparler : “tu comprendras que je n’ai pas eu le temps de faire le lit. Donc, soit tu dors sur un fauteuil, soit dans mon lit”.
Dormir dans un fauteuil, la belle idée. J’étais encore saoul mais pas suffisamment pour m’imposer une telle torture. Ses fauteuils club étaient certes très tendance, mais surtout, ils étaient durs et inconfortables.

Affichant un large sourire, je lui annonçais donc ma décision, suivie d’un clin d’œil… qui était de toute évidence de trop.
“On dort. C’est tout. Et si tu comptes entrer dans mon lit, tu mettras un des pyjamas de Georges !
- Hein ? Mais tu sais que je dors toujours tout nu ?
- Et bien si tu veux dormir à poil, je te laisse tous mes fauteuils”.

Par le passé, j’avais souvent souhaité passer une nuit à ses cotés. C’était étrange : dormir dans cette maison, dans ce lit, avec elle à mes cotés et Hugo à nos pieds… qui l’eut cru ?
Bien entendu, dans mes pensées, j’imaginais cela légèrement différemment : je n’avais jamais pensé que je porterais un jour un gros pyjama à carreaux et que j’aurais eu pour dernière consigne de ne surtout pas la tripoter pendant son sommeil.

Je n’arrivais pas à dormir. Tout cela me perturbait. Elle. Moi. Nous. Nastasia. Moi. Nous.
La lune était pleine et sa lueur éclairait la chambre. Je pouvais tout distinguer. Les meubles. Nos meubles devenues ses meubles. Les tableaux. Les babioles. Tant de souvenirs.
Son sommeil semblait agité. Elle bougeait les pieds, les mains. Elle rêvait. Au grès d’un énième mouvement, elle se tournait vers moi. Elle était belle dans sa nuisette. Le temps ne semblait pas l’atteindre. Les années passaient mais elle restait toujours là même. Physiquement du moins.
Toujours en train de rêver, elle se mit à murmurer tout un tas de choses incompréhensibles. C’était rigolo, on aurait dit un enfant. Alors que son rêve semblait se terminer, qu’elle avait cessé de gigoter, clairement, elle chuchota Je t”aime.

Merde alors ! On aurait dit qu’elle me le disait. Elle était face à moi et semblait me regarder. Merde alors, si elle ne dormait pas, cela aurait pu être une authentique déclaration. Elle était si belle… sa bouche, pulpeuse, si tentante… et si…

L’instant d’après, elle tourna sur elle-même. Je regardais son dos, ses épaules dénudées.
Lentement mais surement était en train de s’assembler dans ma petite tête tous les éléments pour faire une énorme connerie. Non, je n’allais pas me blottir contre elle, non, je n’allais pas…
Non !
Je faisais à mon tour un demi-tour sur moi même et finissais pas m’endormir, mes fesses contre les siennes.

A mon réveil, elle n’était plus là.
En bas, elle m’avait laissé la cafetière allumé et un mot “Je reviendrais vers 13 heures avec un MC Do. Ps : tu es très sexy en pyjama”.

L’alcool aidant, j’avais dormi comme un loir. Il était un peu plus de 10 heures du matin. Après avoir bu deux bons bols de cafés noirs, je prenais la direction de la douche. Un petit détour par la penderie de Georges pour lui piquer des fringues puis la salle de bain et sa douche multi-jets.

Mon plaisir aquatique ne dura que quelques minutes. Les multi-jets c’est bien. Les petits cumulus c’est mal. Le rinçage à l’eau glacée avec eu le mérite de me remettre les idées en place : oui elle était belle, mais elle ne pensait qu’à sa gueule.

10H50. J’étais propre, sec et déguisé en Georges. Je n’avais quasiment aucune séquelle de ma cuite d’hier, ce qui était remarquable compte tenu de l’alcool ingéré. J’avais un peu plus de deux heures à tuer avant son retour.

1- Je vais en profiter pour appeler K. Je dois quand même lui dire que j’ai plié sa caisse pour savoir ce que je dois faire.

2- Je vais appeler K. Mais histoire de ne pas trop me faire engueuler pour sa voiture, je vais lui parler de la photo que j’ai vu dans le bureau.

3- Sa réaction à l’hôpital était quand même étrange. Peut être pourrais-je trouver d’autres indices dans son ordinateur.

4- Sa réaction à l’hôpital était quand même étrange. Peut être pourrais-je trouver d’autres photos troublantes dans ses albums de vacances.

Boire ou conduire…

Précédemment dans “Assez !” vous avez choisi :

1- C’est très gentil de ta part. Je crois que c’est plus prudent. Par contre, demain, dès que je me réveille, je taillerai la route.
2- C’est très gentil mais je dois rentrer absolument sur Paris. Et puis, tu sais, avec mes plaques administratives, j’ai peu de chances de me faire arrêter.

“Ne sois pas ridicule ! Tu es complètement pété ! Allez, je te laisse mon lit si tu veux, j’irai dormir dans la chambre d’amis”.
Mon lit… Notre lit ! Après tout, on l’a payé tous les deux ce lit. Dormir ici, dans son ancien chez soi, en présence de son ancienne moitié, non, c’est mal! En plus, en étant bourré et lâchement abandonné par ma russe, cela pourrait être encore plus mal…

“Non, tu es gentille mais je dois vraiment partir. J’ai passé une bonne soirée, tout était parfait comme d’habitude. Ne t’inquiète pas, je n’irai pas vite, je ferai attention.
- Comme tu veux, de toute façon, tu as toujours fait ce que tu voulais. Viens Hugo, on raccompagne ton borné de père à sa voiture.
- Ne m’appelle pas comme ça, Hugo est un chien, je ne suis pas son père”.
Dans mon dos, un “vieux con” se murmura mais je fis semblant de ne pas l’entendre.

A peine dehors, envahi par un réflexe canin propre aux mâles bourrés, je me dirigeais vers le premier buisson pour allègrement pisser dedans.
“Tu n’es qu’un gros porc ! Tu es en train de faire pipi sur les rosiers de Georges !
- Ah mince… Tu aurais du me le dire avant, j’aurais pu anticiper et faire caca dessus”.
Cette fois-ci le “pauvre con” n’était pas murmuré…

“Hugo, vas y, attaque, bouffe lui les couil*** !”

Mon fidèle chien ne bougea pas d’une pate, secouant avec frénésie sa queue… Mais qu’il est con…

Alors que je claquais une bise à mon ex chère et tendre, celle-ci me serra contre elle. La tendresse et l’alcool ont toujours été source d’ennuis pour moi. Il fallait vraiment que je parte avant de commettre l’irréparable.
“On s’appelle demain. Dors bien”.

Sans attendre sa réponse, je sautais dans ma caisse et m’éloignais.

Conduire bourré n’était ni chose aisée, ni chose maligne. Mais conduire ivre mort était encore plus con.
Mon périple dut s’interrompre une bonne minute après mon départ. Sans doute les olives de l’apéro n’étaient pas très bonnes… J’avais à peine le temps d’ouvrir la portière que je me mettais à vomir tripes et boyaux.

Dix minutes plus tard, le pantalon et les chaussures maculés de restes de repas, je reprenais la route. D’habitude sinueuse, là, elle me paraissait vraiment dangereuse. L’autoroute n’était qu’à quelques kilomètres. Quelques kilomètres de trop : la route, véritablement contrariante, décida de tourner brusquement à droite tandis que tout indiquait qu’il fallait tourner à gauche.
La voiture quitta le bitume pour la terre retournée d’un champ avant de s’arrêter brutalement contre un énorme rocher. Les airbags se déclenchèrent immédiatement, protégeant notamment ma petite tête d’un choc trop violent sur le volant… je ne portais pas de ceinture.
Comme si je n’avais besoin que de ça, la pluie se mettait à tomber.
Ne sachant pas quoi faire, je décidais de fermer les yeux quelques secondes…

Quand je rouvris mes yeux, j’étais assis à coté d’un homme en bleu de travail.
“Ca va Monsieur ? On sera à l’hôpital dans quelques minutes.
- Hein ? Quoi ? L’hôpital ?
- Vous avez de la chance que je sois passé par là. Vous avez complètement explosé votre voiture contre ce rocher.
- Non, mais… enfin, merci… mais je vais bien… putain, j’ai un mal de tronche…
- Ne vous en faites pas Monsieur, on arrive.”

Il faisait nuit noire. Il devait être 2 ou 3 heures du matin. Mon chauffeur me parla de vaches à traire ou un truc comme ça.
A notre arrivée à l’hôpital, plusieurs personnes en blouse blanche nous attendait : “Vous voyez, je les ai prévenu de votre accident, ils vont vous sauver !
- Mais je… merci Monsieur”.
Inutile d’en rajouter. Après tout, son geste était sympa, autant lui laisser le plaisir de penser qu’il m’avait sauvé…

Le personnel hospitalier ne semblait pas aussi ouvert d’esprit que moi : “non seulement vous n’avez rien mais vous empestez l’alcool
- mais je n’ai jamais demandé à venir ici, c’est cet homme qui m’a conduit là…
- je dois prévenir la gendarmerie de votre état d’ébriété
- s’il vous plait… j’ai eu une longue journée, une longue semaine même…
- je suis navré Monsieur
- attendez, appelez votre directrice
- pardon ?
- oui, c’est ma femme…”

Je n’étais pas fier de cela. Conduire saoul. Faire jouer des relations pour éviter d’avoir à faire à la police. Mais après tout, à quoi ça sert d’avoir des relations si on n’en joue pas ?
Ma femme, mon ex, avait demandé à l’infirmière de me conduire dans son bureau en l’attendant.
Un brin gêné, j’avais présenté mes excuses à cette charmante femme en blouse blanche qui avait fermé la porte sans dire un mot.

Je n’étais pas revenu dans ce bureau depuis des années. Rien n’avait changé. Enfin, presque rien : j’avais sans surprise disparu des photos accrochées au mur. Georges m’avait remplacé. On pouvait les voir à la montagne, à la plage, aux États-Unis, en Thaïlande et à… Moscou ! Sur l’une des photos, on pouvait voir le couple de tourtereau sur la Place Rouge. Entre eux deux, posait une charmante personne à la poitrine étonnement opulente pour sa taille. Croyez en un spécialiste, cette poitrine n’avait rien de naturel…

C’est à ce moment là qu’elle arriva. “Je t’avais dit que ce n’était pas…”. Elle arrêta de parler en me voyant en train de fixer le cadre. Visiblement perturbée, elle cherchait ses mots. “Allez viens, je te ramène à la maison”.

Qu’est ce qui pouvait la gêner ? Qu’est ce qu’il y avait de mal à regarder cette photo ? Cette jeune femme, âgée tout au plus de 25 ans, était-elle celle qui avait partiellement terminée dans la gueule de mon chien ?

1- Qui est cette femme sur la photo ?

2- J’appellerais K tout à l’heure pour lui dire.

3- Tout cela me semble bien étrange. Cette photo. Sa réaction. Peut être pourrais je trouver d’autres choses chez elle…

4- Toute cette histoire me saoule… Allons dormir et demain, je prends le train pour Paris.

Fuck !

Précédemment dans “Assez !”, vous avez choisi :

1- Écoute, bien que je ne partage pas ta décision, j’ai bien compris ce qui te motivait à le faire. Si tu veux le faire, je serai avec toi.
2- J’ai bien compris ce qui te pousse à vouloir accepter. Cependant, je pense que c’est une énorme connerie et je ne compte pas rester là à te voir faire la plus grosse connerie de ta jeune vie. Si tu acceptes ce poste, tu n’entendras plus jamais parler de moi.
3- J’ai bien compris tes arguments. Je ne les partage pas. Toutefois, tu es majeure, tu fais donc ce que tu veux et comme je suis également majeur je fais moi aussi ce que je veux. Donc, fais ce que tu veux. Moi je sors. Si tu veux sortir avec moi j’en serais ravi. Sinon, je serai sans doute là où tu m’as laissé quand tu reviendras.

Je ne crois toujours pas ce que je viens de lui dire. Je n’en pense pas un mot. Pire. Mon intégrité physique est en danger : Oui ! Oui !l Dire ça… ça me troue le cul !
“Je sais que tu dis ça à contre cœur. Tu es un ange. Tu es mon ange.
- Tout ceci est très émouvant, et je peux vous assurer que si j’en avais le temps, je verserais une larme… Malheureusement, vous savez que ce n’est pas possible. Et puis, vous imaginez, ma réputation en prendrait un coup auprès des collègues. Bon allez, je dois vous demander de sortir, ce que j’ai à raconter à Nastasia est confidentiel. Inutile je suppose d’insister sur le caractère secret de notre rendez vous et de son embauche”.

Non, c’est inutile. Tout comme me pousser pour me faire sortir plus rapidement du bureau.
“Allez vous installer au café en face, Nastasia vous y rejoindra”.

Fuck Traisnel ! Fuck La Police ! Fuck les terroristes !
Je me sentais tel un poivrot viré d’une boite de nuit : Traisnel fermait la porte derrière moi, sans un mot.

Pourquoi veut-elle servir la République ? Ne peut-elle pas être égoïste comme moi ?! Je me porte très bien et pourtant je ne sers que ma personne.
Dans les couloirs, le personnel du Ministère vaquait à ses occupations. J’étais le seul à s’être fait virer. Et comme si cela n’était pas suffisant, cela allait recommencer. Deux agents de Police, en uniforme, fait remarquable dans ce lieu où le costard et le tailleur semblaient être la tenue réglementaire, se dirigeait d’un pas décidé vers moi : “Monsieur Traisnel nous a demandé de vous aider à trouver la sortie. Veuillez nous suivre Monsieur”.
Me voici maintenant entouré de deux poulets. Sans femme. Sans appartement. J’ai chaud. Je transpire. Je crois qu’ils m’ont mis la fièvre.

Les deux agents s’avèrent bien plus courtois que K. Arrivés à la porte du Ministère, ils me souhaitèrent une bonne journée avant de disparaître à l’intérieur.

“Un café et un verre d’eau s’il vous plait. Vous avez un journal, l’Equipe peut être ?”. Le PSG. Je l’avais oublié. Signe de mauvais augures, comment ai-je pu ne pas penser à mon équipe durant ces quelques jours ! Paris s’est imposé au Havre, Giuly a marqué son second but. Putain, l’heure est grave : je n’en ai plus rien à foutre ! Je veux juste Nastasia.
Une bonne heure et trois cafés plus tard, une femme en tailleur se présenta comme l’assistante de Basile : “Monsieur Traisnel vous informe que Nastasia ne pourra pas vous rejoindre. Elle prendra contact avec vous d’ici la semaine prochaine”. Devant mon regard livide, la jeune femme se retira, visiblement gênée par ma réaction.

Mon rêve Russe se transformait en cauchemar. Un instant, j’ai pensé aller voir Traisnel. Un instant seulement. Jamais il n’accepterait de me rencontrer.
Je devais réfléchir, me ressaisir, revenir aux fondamentaux : “Un whisky s’il vous plait”.

Deux bonnes heures plus tard et un brin éthylisé, je retrouvais Hugo. Après m’avoir rincé à grands coups de langue, je constatais avec horreur que ce chien n’était pas fait pour la vie urbaine : il avait chié un truc énorme au milieu du salon.
Journée de merde !

“Tu m’envoies un message ? Tu veux rentrer chez ta mère ?”. J’ai toujours considéré que parler à un chien était le degré zéro de la dignité humaine… et je devais considérer que mon score était négatif : non seulement je lui parlais, mais en plus, je devais nettoyer sa bouse !

A la seconde où le papier journal me glissa des doigts pour terminer sa chute sur mes chaussures, la décision était prise : ce chien devait rentrer chez lui.

“Allo, c’est moi. Putain, mais c’est quoi ce bruit ?
- Je suis dans le train. Tu te rappelles ? Tu n’as pas voulu venir me chercher ?
- Bon, je ne t’appelle pas pour me faire engueuler. Tu as prévu quelque chose ce soir ? Tu veux que je te ramène Hugo ?
- Ce serait très gentil.
- Très bien. Je te le ramène. J’arriverais vers 21 heures je pense.
- Tu veux manger avec moi ?
- Avec plaisir”.

Avec plaisir ! Soit j’étais saoul, soit j’étais con. Pire, j’étais peut être saoul et con.

Une bonne heure s’écoula entre mon appel et mon départ. Je n’arriverai pas avant 22 heures, même avec ma nouvelle berline ! Car je roulais dans une grosse voiture française : un des rares bons cotés à mes actuels déboires avait été de dire que ma voiture avait été ruinée dans le cadre d’une poursuite. Traisnel m’avait fait prêter cette voiture le temps que l’État me propose une solution. Oh, je vous entends déjà critiquer, me montrer du doigt… Et bien sachez que je dors très bien sur mes deux oreilles et apprécie d’autant plus cette voiture qu’elle est payée par les contribuables, par vous en quelque sorte !

A mon arrivée, elle était là, sur le perron. Dès que la portière fut entrouverte, Hugo sauta pour courir vers sa maitresse. Ces retrouvailles étaient insoutenables : chacun léchait l’autre, enfin, mon ex ne faisait que l’embrasser, mais c’était du pareil au même. Autant dire que claquer la bise à ces joues humectées de la langue de mon chien n’avait rien d’agréable.

Le repas était succulent et copieusement arrosé. L’ambiance était tendue. Discuter sans évoquer Georges ni “l’affaire” était chose compliquée. Alors que fait-on quand on est gêné ? Et bien on boit ! Quatre ou cinq Pastis à l’apéro. Du pinard, en grandes quantités pour accompagner le rôti de bœuf. Quand la tarte aux pommes arriva, je dus refuser le digestif, de peur de vomir !
Mon ex était aussi complètement bourrée. Elle m’appela Georges quelques fois ce qui la faisait beaucoup rire et avait au moins pour résultat de détendre l’atmosphère.

Le repas terminé, elle me proposa de boire un café dans le salon, devant la cheminée.
“Tu ne peux pas rentrer sur Paris dans ton état. Je vais aller faire ton lit”.
D’un coté, elle avait raison : je tenais à peine debout ! Mais en même temps, je n’avais aucune envie de dormir ici !

1- C’est très gentil de ta part. Je crois que c’est plus prudent. Par contre, demain, dès que je me réveille, je taillerai la route.

2- C’est très gentil mais je dois rentrer absolument sur Paris. Et puis, tu sais, avec mes plaques administratives, j’ai peu de chances de me faire arrêter.

Il y a un problème avec le site de sondage. Du coup, j’ai réinstallé un système interne au site. Je prendrais en compte la somme des votes ce soir à minuit pour savoir quelle décision a pris le héros.

Tout semble refonctionner. Je laisse l’autre sondage :

[poll id="31"]

Je vous prie de m’excuser pour ce problème.

Aux sombres héros

Précédemment dans “Assez !” vous avez choisi :

1- Tu me fais chier. Arrête de pleurer. Ce n’est pas Ton chien mais Notre chien. Je le garde chez moi le temps qu’il récupère. Je te le ramènerai ensuite. Ciao.
2- Arrête de pleurer. Je suis désolé pour ce qui t’arrive. Personne ne m’a averti de ta libération sinon bien sur je serais venu te chercher. Dis-moi où tu es, j’arrive.

3- Arrête de chouiner comme ça. Si tu es dans la merde, ce n’est pas de ma faute. Tu n’avais qu’à pas me quitter pour un terroriste. Prends le train, rentre chez toi, je te ramène le chien ce soir ou demain. Ciao.

“Calme-toi. Je ne suis pas un salaud. Tu n’es pas une terroriste. Je reste chez moi. Tu vas partir tranquillement chez toi et je te ramènerai ton chien. Prends soin de toi. Je t’embrasse”.
Nastasia face à moi me regarde fixement. Je sens déjà le poids de son jugement sur mes épaules.
“Quoi ? Je veux juste rester avec toi. Ce n’est pas un crime non ?”.

Non, ce n’est pas un crime. Mais surement un demi-crime. Je ne sais pas si l’on peut appeler ça la solidarité féminine, la charité chrétienne, ou juste le casse couillisme, mais mon ex avait réussi à bousiller ma matinée : Nastasia avait soudainement mal à la tête, ressentait une grande fatigue.

La journée continua ainsi. Sans excès. Sans fou rire. Sans sieste crapuleuse.

A 15 heures, on prit la direction du bureau de Traisnel. 10 minutes de marche, le métro, changement de métro, 10 nouvelles minutes de marche : vive Paris !

Avoir un peu d’avance était doublement con : par définition, être en avance a pour première conséquence que l’on doit attendre ! Mais quand on est en avance et qu’on a rendez vous avec un haut responsable d’un Ministère, on attend encore plus !

Vers 16H30, Traisnel pointa le bout de son nez.
“Excusez-moi pour le retard. Venez dans mon bureau”. K travaillait dans un bureau relativement petit, dépourvu de luxe. Quelques dossiers bien rangés étaient posés ci et là : de toute évidence, il ne devait pas passer beaucoup de temps ici.
Une fois installés, K nous donna toutes les informations qu’il avait en sa possession, ou plutôt, toutes les informations en sa possession qu’il souhaitait nous communiquer.
Synthétiquement cela donnait ça :
Georges a été arrêté alors qu’il tentait de s’enfuir à Perpignan.
Georges a eu le temps de donner la puce à un complice.

Georges nie tous les faits qui lui sont reprochés.
La conjointe de Georges -mon ex-, un temps suspectée, semble être lavée de tout soupçons.
Bien entendu, nous n’avions rien à ajouter. Nous étions là, tous les deux, assis comme à l’école primaire, à écouter le maître. Il dictait sa leçon sans que nous ne puissions intervenir. Puis arriva le moment des questions : “Avez-vous quelque chose à ajouter ?”. Il connaissait déjà notre réponse : non, bien sur.

Traisnel enchaîna ensuite sur des remerciements, sur notre courage, notre implication… bla bla bla… Sans doute aveuglé par tant de considérations, je n’ai pas vu où il souhaitait nous amener. De toute façon, je ne pense pas que j’aurais pu y faire quelque chose…

“C’est pour cela que j’ai besoin que Nastasia nous donne un nouveau coup de main“.
Là aussi, j’avais l’impression d’être sur les bancs de l’école, vous savez quand le professeur vous pose une question alors que vous rêvassiez.
“Hein ? Nastasia ? Mais pourquoi ?”.
Nastasia ne bougeait pas. Elle attendait la suite. Elle ne semblait pas inquiète ou énervée.
“Georges ne suspecte pas Nastasia. D’après nos informations, l’information comme quoi une jeune Russe pouvait dérober du matériel est remontée jusqu’au premier niveau des trafiquants. C’est pour cette raison que nous souhaitons que Nastasia aille sur le terrain et nous aide à faire tomber ce réseau”.

Un sourire nerveux s’affichait sur mon visage. Comment osait-il mettre sa vie en péril, elle qui n’était qu’une gamine, qui n’avait aucune expérience policière ou militaire. Comment…

“Très bien, j’accepte. Par quoi je dois commencer ?
- Attendez, ce n’est pas aussi simple. Votre aide nous serait très précieuse. Toutefois, vous devez être consciente que cela comporte de nombreux risques et que ces risques pourraient mettre votre vie en danger. Discutez en tous les deux. Je vous laisse une heure”.

Sitôt K sorti, Nastasia prenait la parole : “Ne fais pas cette tête ! Tu sais, c’est une superbe opportunité pour moi : non seulement je pourrais avoir sans aucun doute la nationalité française, mais en plus, je peux, tout en faisant quelque chose d’excitant, aider ton pays a démanteler un réseau de trafiquants et de terroriste.
- Mais tu peux te faire tuer bordel ! je n’ai pas envie de te perde !”.
Nastasia ne voulait pas parler des risques ou du moins ne voulait pas en entendre parler. La discussion était animée, tendue. J’avais si peur de la perdre.
L’heure passa très vite. Nos positions n’avaient pas évolué : elle voulait le faire, je ne le voulais pas.

K fit son retour et ne s’embêta pas de périphrases :
” Alors ? Quelle est votre décision ?”.

Je ne pouvais pas rester là, sans rien faire. Je devais absolument dire un truc.

1- Écoute, bien que je ne partage pas ta décision, j’ai bien compris ce qui te motivait à le faire. Si tu veux le faire, je serai avec toi.

2- J’ai bien compris ce qui te pousse à vouloir accepter. Cependant, je pense que c’est une énorme connerie et je ne compte pas rester là à te voir faire la plus grosse connerie de ta jeune vie. Si tu acceptes ce poste, tu n’entendras plus jamais parler de moi.

3- J’ai bien compris tes arguments. Je ne les partage pas. Toutefois, tu es majeure, tu fais donc ce que tu veux et comme je suis également majeur je fais moi aussi ce que je veux. Donc, fais ce que tu veux. Moi je sors. Si tu veux sortir avec moi j’en serais ravi. Sinon, je serai sans doute là où tu m’as laissé quand tu reviendras.

Une deuxième salle de bain

Précédemment dans “Assez !” vous avez choisi :

1- Je vais venir la chercher. Dîtes lui juste que je viens seul, que je garde Hugo avec moi.
2- Je vais venir la chercher. Par contre, ce serait très urbain de votre part de la prévenir que je viens accompagné de Nastasia. Après tout, c’est grâce à elle que nous nous sommes rapprochés !

3- Je ne voudrais pas passer pour un gros salaud mais non seulement elle m’a quitté comme une merde mais en plus, c’est en quelque sorte à cause d’elle que j’ai été mêlé à toute cette histoire. Donc vous pouvez lui indiquez le chemin de la gare.

Ma femme. Enfin, mon ex femme. Ex amour de ma vie. Ex meilleure amie. Ex femme fidèle. Ex maitresse. Malheureusement toujours pas ex casse couilles.
Cet ex amour de jeunesse, je l’avais rencontré sur les bancs du lycée. Puis les études nous ont séparés mais le hasard nous a fait travailler dans la même société. Elle était mon chef. Pas longtemps. Elle avait trop peur qu’on apprenne notre liaison et elle m’a forcé à démissionner. J’aurais du me méfier : déjà, elle était casse couilles !
Puis, vous connaissez la suite de l’histoire : un jour, on se dit que c’est quand même dommage de payer deux loyers, de devoir en permanence trimbaler des affaires d’un appartement à un autre et hop, on habite ensemble.
Arrive ensuite la période glamour : “et si on se mariait ma mère serait tellement ravie ? et puis on paierait moins d’impôts ?”. Le début des emmerdes en quelque sorte. “Il faut qu’on investisse. On va acheter une maison en province !”. J’aurais préféré garder mon pognon pour me payer des restaurants et des bouteilles en boite. Ce sera une maison en province. Une bouse à retaper, dans laquelle bien sur il y aura une deuxième salle de bain.
Quelques mois plus tard, notre couple d’investisseur se séparait, dans une engueulade de plus, une engueulade de trop. Quelque part, tapis dans l’hombre, devait attendre Georges…

“Écoutez Monsieur Traisnel, ne me jugez pas trop sévèrement mais je n’ai rien à foutre de mon ex. Tant mieux pour elle si elle n’est pas été mêlée à cette affaire, mais je n’irai pas la chercher.
- Très bien. Je ne vous juge pas, je voulais juste vous informer. Par ailleurs nous souhaiterions vous rencontrer, Nastasia et vous, une dernière fois pour recroiser les informations que nous avons. Que diriez-vous de 16 heures à mon bureau ?”.
Non ! Tu me fais chier Traisnel ! J’ai une Russe à moitié nue face à moi qui veut m’apprendre les rudiments de sa langue !
“Cela ne durera pas longtemps. Une heure au maximum et ensuite j’en aurais terminé avec vous.
- Entendu Traisnel, une heure, pas plus. A tout à l’heure”.

Nastasia, devant moi, arbore un grand sourire : “tu t’es fait encore avoir mon chéri ! Ce mec fait ce qu’il veut de toi ! Tu es sa larpette !
- Larpette ? Ma chère analphabète, tu voulais sans doute dire “lavette”. Mais je ne t’en veux pas, tu ne peux pas être parfaite, c’est comme ça, c’est la nature, tu n’es qu’une femme après tout”.

Pourquoi la vie ne pouvait pas rester ainsi : simple et légère. Nous étions là, à rigoler, à nous amuser. Nous étions heureux. Alors que Nastasia s’apprêtait à se servir de la baguette de pain sec d’hier comme d’une matraque quand mon téléphone sonne. C’est mon ex.

Par réflexe. Par culpabilité aussi. Pour je ne sais quelle raison, je décroche. Au bout du fil, quelque part dans Paris, mon ex pleure à chaudes larmes.
“T’es quand même un beau salaud. Tu aurais pu venir me chercher. Je suis là, pas douchée, à trainer ma valise jusqu’à la gare. T’es vraiment qu’un gros connard”.

Difficile d’enchainer. Difficile de ne pas se sentir mal à l’aise. Difficile de ne pas se sentir comme une grosse merde !
“Je veux que tu me ramènes mon bébé. Tu aurais pu me dire qu’il était blessé !”.

Hugo. Notre chien. Son bébé.
Il était arrivé au moment où notre couple touchait le fond. L’acquisition de cette maison à perpette les oies avait tourné au cauchemar : les allers-retours, les travaux, la fatigue. On passait notre temps à nous engueuler. Puis, sans que cela soit prévu, elle était tombée enceinte.
Quand elle était rentrée ce soir là, son visage était différent. Plus de haine. Plus d’agressivité. Juste un sourire niais : “je suis enceinte ! Nous allons avoir un bébé”. Sensation surprenante. C’était comme si plus rien ne comptait. Nous étions à nouveau heureux… une journée !
“Ma mère pense que si c’est un garçon il faut l’appeler Michel et si c’est une fille Marie-Sophie. Je suis assez d’accord. Puisque ça c’est fait, je te laisse choisir la couleur de la chambre. Enfin, du bleu pour un garçon, du rose pour une fille…”. L’enfer à domicile. Le diable avait deux gros seins et un ventre qui grandissait.
Deux mois plus tard, elle pleurait. Je pleurais. Elle avait perdu le bébé. “Ça arrive souvent la 1ère fois”. Connasse de médecin. Une tape dans le dos, un grand sourire : “n’oubliez pas de passer à l’accueil pour récupérer votre ordonnance”… et payer la consultation.
Notre vie ressemblait à notre maison de province : elle était en ruine.
C’est à ce moment là que ma belle mère arriva. En plus de ses 12 valises, elle nous avait amené notre nouveau bébé : vieux de quelques mois, il avait quatre pattes et plein de poils partout.

1- Tu me fais chier. Arrête de pleurer. Ce n’est pas Ton chien mais Notre chien. Je le garde chez moi le temps qu’il récupère. Je te le ramènerai ensuite. Ciao.

2- Arrête de pleurer. Je suis désolé pour ce qui t’arrive. Personne ne m’a averti de ta libération sinon bien sur je serais venu te chercher. Dis-moi où tu es, j’arrive.

3- Arrête de chouiner comme ça. Si tu es dans la merde, ce n’est pas de ma faute. Tu n’avais qu’à pas me quitter pour un terroriste. Prends le train, rentre chez toi, je te ramène le chien ce soir ou demain. Ciao.

Ce matin, un lapin.

Lundi 10H39.
J’ouvre timidement les yeux. Je ne reconnais rien à ce qui m’entoure. Je referme les yeux. Je m’étire. J’ouvre à nouveau les yeux. “Tu fais chier, merde!”.
C’est vrai : Nastasia n’est pas du matin.

J’ouvre les yeux.
Je suis bien chez ma petite russe. A Paris. Avec Hugo.
Je suis bien. Je m’étire à nouveau. “Putain arrête de bouger ! Tu fais entrer le froid dans le lit !”.
Nastasia n’est définitivement pas du matin.

Je me lève. Je ne la bouscule pas. Et c’est tant mieux : elle ne se réveille pas… comme d’habitude.
Direction la cuisine et la cafetière.

Que la vie est belle ! Que c’est bon de ne rien foutre !
Trois jours s’étaient écoulés depuis mon voyage dans le coffre de la voiture. Seulement trois jours, mais j’avais l’impression qu’ils avaient duré une éternité.

Après nous avoir longuement interrogés, les hommes de K nous avaient amenés à Paris pour une petite cérémonie dans un bureau du Ministère de l’Intérieur. La Ministre en personne nous avait félicité pour les services rendus à la République et nous avait garanti que le Président de la République s’était réjoui de nos actes… Autant dire que cela m’en touchait une sans faire bouger l’autre ! On a eu droit à quelques dizaines de poignées de main, quelques petits fours, du champagne et ensuite une bonne pression policière : il ne fallait pas ébruiter l’affaire ! Secret Défense ! Oui Madame, Monsieur l’Internaute : secret défense ! Comme aux USA…
Merde… moi qui comptait raconter tout ça dans un blog.

Le parfum du café commence à envahir le petit appartement et donc la chambre : Nastasia ne va pas tarder à se lever. J’entre dans le salon pour ouvrir les volets. La pièce est à présent baignée de soleil. Du café, du ciel bleu et désormais une bombe dans la pièce : “Bonjour beauté”.
En guise de réponse, Nastasia me donne un énorme bâillement.

J’aime ce lundi.
Mon téléphone sonne. Le numéro est masqué. Je décroche : “Bonjour Monsieur, ne quittez pas, je vais vous mettre en relation avec Monsieur Traisnel”. Putain de merde, qu’est ce qu’il me veut encore !
“Bonjour comment allez vous ?
- Super jusqu’à ce que mon téléphone se mette à sonner
- Très drôle ! Si vous ne voulez pas être dérangé par votre téléphone, éteignez le !
- Je vais y songer, soyez en certain.
- D’accord. Mais avant que vous vous plongiez dans une réflexion méta physique sur “posséder ou non un téléphone”, je voulais vous informer que votre ex-femme allait être relâchée. Elle n’est en rien mêlée à l’affaire. Elle nous a donné certaines informations qui pourraient s’avérer être intéressantes. Bref, elle va bientôt sortir de nos locaux. Souhaitez vous venir la récupérer ou préférez vous qu’on la raccompagne chez elle ?”.

Petite rectification du texte : j’aimais ce lundi.
A peine avait-il débuté que je devais déjà prendre une décision.

“Je vous remercie pour votre appel. Même si, je vais être honnête, toute cette histoire me casse les couilles, je vous remercie.

1- Je vais venir la chercher. Dîtes lui juste que je viens seul, que je garde Hugo avec moi.

2- Je vais venir la chercher. Par contre, ce serait très urbain de votre part de la prévenir que je viens accompagné de Nastasia. Après tout, c’est grâce à elle que nous nous sommes rapprochés !

3- Je ne voudrais pas passer pour un gros salaud mais non seulement elle m’a quitté comme une merde mais en plus, c’est en quelque sorte à cause d’elle que j’ai été mêlé à toute cette histoire. Donc vous pouvez lui indiquez le chemin de la gare.

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