Comment ça marche...

Le Blog Dont Vous Êtes Le Héros s'inspire des livres dont vous êtes le héros. Un début d'histoire va vous être proposé mais c'est vous qui allez écrire la suite ! Chaque jour, une nouvelle étape. A la fin, vous devrez voter pour la solution qui vous semble la plus opportune, comme si vous étiez le héros de l'histoire. Dès le lendemain, l'histoire continuera selon la volonté de la majorité des votants.

Les Règles...

    1- Une seule et unique mise à jour par jour.
    2- La majorité des votes décide de la suite de l'histoire.
    3- En cas d'égalité, je décide de la suite tout seul.
    4- Les commentaires peuvent influencer l'histoire.

Archive: Mardi midi

Cornichon… con !

Merci d'être revenu(e)!

Précédemment dans “Assez !” vous avez choisi :

1- Au fait, tu as eu des nouvelles de Georges ?
2- Au fait, si tu veux parler de Georges, je suis là tu sais.

3- Au fait, tu dois être soulagée de savoir que Georges est derrière les barreaux ?

Ah le Mac Do à emporter… ou l’art de manger quelque chose de dégueulasse froid….

Cela ne semblait pas la gêner en tout cas. Elle engloutissait son repas à base de gras à toute vitesse, sans dire un mot.

Je devais chasser de mon esprit ces photos torrides / dégradantes / infâmes / choquantes / perverses / tout à fait charmantes (rayez selon votre goût les mentions inutiles) le plus rapidement possible pour rendre mon cerveau fonctionnel.

Feignant de me délecter d’une frite glacée et toute molle, je lançais, sur un ton anodin : “ça doit être quand même plus sympa de dormir avec moi qu’avec un terroriste non ?”.

Elle esquissa un sourire et continua à manger.
“Non mais sans déconner, tu dois être rassurée que Georges soit derrière les barreaux non ? Un terroriste en liberté, ça fait déjà peur… alors avoir un terroriste dans son lit!”
Rien… A part un nouveau petit sourire en coin entre deux frites, elle ne disait rien.
Ne sachant plus quoi dire, je prenais mon sandwich et croquais dedans à pleines dents. Pourquoi réagissait-elle ainsi ?
Alors que je mastiquais tant bien que mal mon cadavre de bœuf tant bien que mal, une soudaine envie de vomir survint : le cornichon (je profite de ce lien pour vous dire qu’un groupe Facebook “Le Blog Dont Vous Êtes Le Héros” a été lancé)! Je venais sans m’en rendre compte d’introduire dans ma bouche le cornichon ou du moins le gros truc vert que j’ai toujours appelé cornichon… Écœurant ! Ah si je pouvais attraper le type qui s’était levé un matin, qui était allé voir son boss chez Mac Do en lui disant : “Hé chef, j’ai eu une superbe idée : on va ajouter dans nos sandwiches un truc vert, gros, super dégueulasse”.

Nous étions dans le salon. Je jetais un regard à droite, puis à gauche : rien, pas de poubelle ni de pots de fleurs. Pourtant, il fallait que je fasse un truc sinon j’allais poser une galette.
Dicté par l’instinct de celui qui allait vomir (ah, j’en vois beaucoup qui se remémorent leur samedi soir… pas très glorieux ça…), je saisis le sac du Mac Do et crachais tout ce qui se trouvait dans ma bouche.
“Putain ! Mais t’es vraiment dégueulasse ! T’es qu’un sale gros porc ! Hugo mange plus proprement ! Après, tu t’étonnes que je sois partie !
- Allons bon ! Un mec crache un bout de sandwich et ça te fout dans tous tes états, et quand je te parle de Georges, un charmant terroriste, ça te fait sourire !
- Mais Georges n’est pas un terroriste…
- Hein ? Qu’est-ce qu’il te faut de plus ? Tu crois qu’il est en prison parce qu’il n’a pas payé un Pv ?
- Mais il n’est pas en prison non plus…”.

La pauvre. J’ignorais comment les psys appelaient ça mais elle était en train de nier complètement la réalité. Rien de surprenant là dedans, après tout, elle avait du subir un gros choc.
“Tu sais, si tu es malheureuse, inquiète, stressée, je suis là pour en parler
- Non, je t’assure, ça va.
- Enfin, ne dis pas de bêtises, ça ne peut pas aller : l’homme avec qui tu vis est une dangereuse personne, il est en prison, ça ne peut pas aller ! D’ailleurs, je ne comprends même pas pourquoi tu vas travailler.
- Mais puisque je te dis que Georges n’est pas en prison ! Arrête de me regarder comme ça, je ne suis pas folle, je sais très bien ce que je dis.
- Mais s’il n’est pas en prison, il est où ? Ils ne l’ont quand même pas envoyé à Guantanamo non ?”.
Elle explosa de rire : “non, rassure toi, il n’est pas parti aux USA ou à Cuba. Il va bien. Tout va bien d’ailleurs. Mais je ne peux rien te dire de plus.
- Comment ça tu ne peux rien me dire de plus ?
- Non, je ne peux pas.
- Tu te fous de ma gueule ?
- N’insistes pas, je ne peux pas. Les informations sont confidentielles. Je n’étais déjà pas censée te raconter ce que je viens de te dire.
- Sinon quoi ? tu vas te faire descendre ? tu vas devoir m’assassiner ?
- Oui c’est ça”.

Sourire aux lèvres, elle partait jeter les traces de notre délit culinaire.
“Je vais repartir travailler. Tu veux que je t’achète un truc ?”.

Fallait-il encore que je sois là ce soir… Rester mais pourquoi faire ? Et puis, elle ne m’a encore rien dit !

1- Je lui pique ses clés de voiture et je ne lui rends qu’une fois qu’elle m’a tout avoué.
2- J’appelle K, je lui annonce que sa voiture est pliée et lui demande comment rentrer sur Paris.
3- J’appelle K et je lui demande confirmation des dires de mon ex.

4- Je reste ici et j’attends que mon ex rentre. Cela me donnera tout l’après midi pour continuer à fouiller chez elle et toute la soirée pour la convaincre de m’en dire plus.

Oh my god !

Précédemment dans “Assez ! ” vous avez choisi :

1- Je vais en profiter pour appeler K. Je dois quand même lui dire que j’ai plié sa caisse pour savoir ce que je dois faire.
2- Je vais appeler K. Mais histoire de ne pas trop me faire engueuler pour sa voiture, je vais lui parler de la photo que j’ai vu dans le bureau.

3- Sa réaction à l’hôpital était quand même étrange. Peut être pourrais-je trouver d’autres indices dans son ordinateur.
4- Sa réaction à l’hôpital était quand même étrange. Peut être pourrais-je trouver d’autres photos troublantes dans ses albums de vacances.

J’allumais son ordinateur. Mon premier objectif était, tel un cambrioleur, de ne pas laisser de traces de ma présence : ne rien déplacer, ne rien supprimer.

Bon, par où commencer…

Allons voir dans ses photos. Georges à la plage, Georges au ski, Georges au lit avec Hugo… Pathétique ! Georges en train de jardiner, Georges en train de faire la cuisine… Putain, la photo numérique est à la photo ce que le Beaujolais est au vin : une énorme ignominie !

A part voir pendant une bonne demi-heure à voir un malfrat aux quatre coins de la planète, je n’avais rien trouvé de compromettant.

En même temps, sans être un expert en criminologie ou en informatique, si je devais stocker des photos compromettantes, je ne les mettrais surement pas dans “Mes Images”.

Direction l’outil de recherche pour débusquer toutes les photos stockées sur cet ordinateur. Le disque dur étant énorme et l’ordinateur relativement ancien, la recherche prit plusieurs minutes.

Après avoir fait un nouveau tri, pour ne pas revoir Georges en moule bite brandissant fièrement le poisson qui venait de se suicider en mordant son hameçon, j’isolais un répertoire plutôt suspect, nommé “Privé - Perso”.

Mon instinct me trompait rarement. Je sentais que j’allais trouver quelque chose de surprenant, qui allait me permettre d’appeler Traisnel, de lui donner l’information qui lui manquait et qui pourrait me faire revenir ma Nastasia au plus vite.

Mon cœur battait la chamade. Pour savourer cet instant, j’approchais tout doucement la souris du fameux répertoire avant de double cliquer dessus. Le répertoire contenait exclusivement des photos. Des dizaines de photos. Sans doute des plans de missiles, des photos compromettantes d’hommes politiques… Cela faisait longtemps que je n’avais pas été autant excité : Georges, je te tiens.

Je devais choisir un cliché et il y en avait plusieurs centaines. Afin de me concentrer sur les derniers évènements, je classais les fichiers par date et double cliquais sur la photo la plus récente. Allez… zou… c’est parti…

“Oh putain ! Mes yeux ! Ah… Merde ! Mais… ! Georges ! Putain ! Comment…”.

Je pensais être préparé à tout voir mais je n’aurais jamais imaginé voir ça. Georges… je ne te verrai jamais plus comme avant.

Par acquis de conscience, je visualisais une nouvelle photo. Merde, je ne verrais plus non plus mon ex comme avant : le répertoire contenait des photos prises lors de soirées… très privées… organisées selon toute vraisemblance par Georges et mon ex… et dont le thème était très fraternel : “on est tous copain et on se met tout nu!”.

Merde alors.

Difficile après pareil spectacle de se remettre à chercher. Il le fallait pourtant.

Ne souhaitant pas tomber sur de nouvelles photos, je décidais de changer de cible et de me focaliser sur les mails.

Il y en avait des milliers, sans la moindre organisation, tous étant stockés dans la boite de réception. Après avoir effectué une recherche sur des mots clés qui me semblaient pertinents - puce, russe, trafic, mafia - je devais me résoudre à laisser tomber ma recherche.

Restaient alors les archives. Leur nombre était beaucoup plus faible heureusement. La plupart contenait soit des photos -sur lesquelles ils étaient plus ou moins vêtus- soit des fichiers de travail. Rien de compromettant encore.

Seule une archive était protégée par un mot de passe. Après avoir tapé pour mot de passe le prénom de mon ex, Georges et Hugo, je devais me résoudre à ne pas pouvoir ouvrir ce fichier intitulé BT.zip.

De toute façon, je n’avais plus de temps devant moi. Mon ex était en train d’arriver. J’éteignais donc l’ordinateur et allais l’accueillir à l’entrée. Elle arrivait, souriante mais visiblement fatiguée, avec le Mac Do : “J’ai la dalle ! Allez, secoue toi, on va manger”.

Je la regardais engloutir deux royal cheeses sans quasiment dire un mot. Difficile de penser que la personne qui était en face de moi était la même que celle que j’avais vu sur ces photos quelques minutes auparavant en compagnie de Georges.

Georges, nous n’en avions même pas parlé.

1- Au fait, tu as eu des nouvelles de Georges ?

2- Au fait, si tu veux parler de Georges, je suis là tu sais.

3- Au fait, tu dois être soulagée de savoir que Georges est derrière les barreaux ?

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