Comment ça marche...

Le Blog Dont Vous Êtes Le Héros s'inspire des livres dont vous êtes le héros. Un début d'histoire va vous être proposé mais c'est vous qui allez écrire la suite ! Chaque jour, une nouvelle étape. A la fin, vous devrez voter pour la solution qui vous semble la plus opportune, comme si vous étiez le héros de l'histoire. Dès le lendemain, l'histoire continuera selon la volonté de la majorité des votants.

Les Règles...

    1- Une seule et unique mise à jour par jour.
    2- La majorité des votes décide de la suite de l'histoire.
    3- En cas d'égalité, je décide de la suite tout seul.
    4- Les commentaires peuvent influencer l'histoire.

Archive: Si j'aurais...

Georges et Nastasia sont sur un bateau…

Merci d'être revenu(e)!

Précédemment dans “Si j’aurais…” :
Vous avez choisi :

1- Il doit y avoir du monde autour de nous. Il faut que je crie. “A l’aide, au secours, je suis enfermé dans le coffre”.
2- Mieux vaut ne pas énerver Georges. K n’a pas du me laisser tomber. Il doit attendre le bon moment pour intervenir.
3- Foutu pour foutu, autant se faire plaisir et  péter un plomb. “Nastasia, tu n’es qu’une pauvre pute ! Et t’es tellement petite, que tu as la tête qui pue les pieds ! Quant à toi Georges, ma femme m’a dit que tu étais un mauvais coup. Quoi ? Tu savais pas qu’on couchait encore ensemble ?”.

Autour de la voiture, tout semblait bien calme. J’entendais régulièrement la voix de la charmante speakerine de la SNCF, des bruits de klaxon et quelques cris. Mais tout cela me semblait lointain.
A l’intérieur de la voiture, à l’exception de ce foutu chien qui avait décidé d’arrêter de me lécher, bien trop occupé à parfumer de ses gaz la voiture, il n’y avait pas âme qui vive. Nastasia et Georges étaient partis depuis plusieurs minutes maintenant.

Nastasia et Georges. Je n’arrivais toujours pas à comprendre ce qui avait pu se passer. Nastasia ? Comment avait-elle pu me tromper ? Comment avait-elle pu mentir aussi bien ? Non, d’ailleurs, c’est certain, elle en mentait pas. Son fou rire, lorsque nous étions sous les draps, ça ne s’inventait pas. Mais alors, que c’était-il passé ?
Et Georges ? Ce bon con, avec ses chemises à carreaux et ses pantalons à pince, n’avait rien d’un truand et encore moins d’un assassin. Et pourtant… Il avait un pistolet avec lui ! Il n’avait d’ailleurs pas hésité à s’en servir. Georges putain !

Soudain, le coffre de la voiture s’ouvrit. La lumière m’éblouissait et une terreur m’assaillit. Qui était en train de me libérer ?

1- C’était Basile. “Allez, venez, sortez de là”. Ses mains viriles me saisissaient et m’aidaient à m’extirper du véhicule. “Ca va ? Vous allez bien ?
- Où est Nastasia ? Que s’est-il passé ?”. Sans répondre, K se pencha vers Hugo pour lui défaire son bandage. Sous mon regard ébahi, K sortait un petit boitier caché dans le pansement. “Nous avons mis ce GPS sur votre chien quand il était à la clinique vétérinaire. Nous vous avons ainsi suivi à la trace depuis…”. L’enculé ! Il s’était servi de nous. Il avait mis nos vies en danger pour son job. “Nastasia avait accepté de coopérer avec nous. Elle devait faire croire à Georges qu’elle avait volé la puce et que moyennant finance elle pourrait lui fournir d’autres pièces. On devait le suivre jusqu’à ce qu’elle rencontre son chef.
- “On devait” ? Que voulez vous dire ?
- On devait. On a perdu votre trace en rentrant à Perpignan. Le signal GPS a soudain cessé d’émettre. On a du faire appel à la Police et à la Gendarmerie pour vous retrouver.
- Et Nastasia ?
- Disparue.
Volatilisée, tout comme Georges”.
Nastasia… Putain, si j’aurais su, je serais pas venu !

2- C’était Nastasia. Son regard était triste.
“J’espère que tu me pardonneras. C’est K qui m’a demandé de l’aider.
- Hein ? Quoi ? Tu n’es pas une garce ?”. Ma réflexion illumina son visage.
“Non. Enfin… sauf si tu me le demandes”. Elle avait retrouvé son sourire coquin. Je m’extirpais tant bien que mal du coffre et alors que je m’apprêtais à la prendre dans mes bras et l’embrassais, elle m’interrompait : “Georges a disparu ! On devait rencontrer son chef mais avant qu’on n’ait pu le voir, des flics ont débarqué. On est chacun parti d’un coté. Ils n’ont pas réussi à rattraper Georges. Ni lui, ni la puce d’ailleurs. Traisnel est furieux, il m’a dit de tout ! Comme si j’y étais pour quelque chose… Ah… si j’aurais su, je serais pas venue !”.
Je n’avais que faire de Georges, de la puce et de K. Elle seule m’intéressait. Je la prenais contre moi. Et alors que je m’apprêtais enfin à l’embrasser, elle tournait la tête : “Alors comme ça
tu m’aimes ?”. Plus je rougissais, plus elle rigolait… “Sois pas gêné mon beau romantique… je le sais depuis longtemps”…

3- C’était Nastasia. Son regard était joyeux.
Je t’aime ! Je t’aime ! Je t’aime ! Ne me quitte pas !
- Hein ? Quoi ? T’es partie boire une bouteille de Vodka avec Georges ou quoi ? Tu n’es qu’une grosse sa…
- Stop !”. Le cri ne venait pas de Nastasia mais de Basile. Il était là, aux cotés de mon ex belle russe. “J’ai demandé à Nastasia de jouer un rôle plus actif et elle l’a accepté. Et pour que ce soit plus crédible, je lui ai demandé de ne rien vous dire. Sachez que son aide a été très précieuse”.
La salope ! L’enculé ! Ils se sont tous deux servis de moi !
“Vous avez tous les deux de la chance que je sois encore plié en deux dans ce coffre et que je souffre de nausées dues aux flatulences incessantes de mon foutu clébard sinon…
- Je comprends que vous soyez contrarié. Sachez toute fois que nous avons arrêté Georges. Malheureusement, l’opération s’est mal déroulée. Il a eu le temps de donner la puce à quelqu’un. Nous sommes en train de l’interroger. Allez manger un morceau. Prenez votre temps. Et encore merci”.
Sans la moindre émotion, Basile s’éloignait. Nastasia s’approcha de moi. Alors que je voyais ses lèvres s’approchaient, elle me décocha une gifle qui me brula le visage.
“C’est la dernière fois que tu me traites de salope ! Tu as bien compris ?”.
Tout en me frottant la joue, je la regardais et finissais pas éclater de rire.
“Rassure-toi, je ne veux pas te quitter. Je t’aime !”.
Ah si j’aurais su…. je serais venu !

Fin du Premier Volet. La Suite Par ici !!!

Fin oblige, vous avez jusqu’à Dimanche Soir Minuit pour décider de la fin à donner à “Si j”aurais…”. Vous avez également jusqu’à Dimanche Minuit pour proposer vos idées pour la suite soit par commentaire soit par le formulaire de contact si vous êtes timide.

Par la même occasion, je serais vraiment ravi si vous me disiez ce que vous avez aimé et moins aimé. Si vous préférez les épisodes courts ou au contraire les longs… Si l’ergonomie du blog vous plaît ou contraire vous gène… Si vous appréciez les liens ou si vous ne cliquez jamais dessus. Aidez moi à améliorer tout ça  !

Enfin, je tenais à vous remercier pour tous vos mails, commentaires et encouragements. C’est vraiment sympa de votre part.

Je vous souhaite à toutes et tous un bon week-end. Et surtout, n’oubliez pas de choisir la fin !

Hum… Georges ?

Précédemment dans “Si j’aurais…” :
Vous avez choisi :
1- A quoi tu joues ? K avait raison, tu n’es qu’une pute ! Il m’avait dit que tu jouais un double jeu et j’ai bien fait de l’écouter.
2- A quoi tu joues ? Je croyais sincèrement qu’il se passait quelque chose entre nous. Comment as tu pu me faire ça ?

L’amour. Tout le monde ou presque le cherche, est prêt à tout pour le trouver. Et puis, quand vous l’avez… pan ! Vous vous transformez en gros con !

“Nastasia, je t’aime !”.
Sans déconner, j’étais pathétique. En voyant le regard incrédule qu’elle me lançait, je me rendais compte du ridicule de la situation. J’étais là, assis sur une chaise, après avoir bu un pastis pur, à faire une déclaration comme un ado de 15 ans.

Après m’avoir fixé une à deux secondes, Nastasia tournait la tête vers Georges et réengageait la conversation, en Russe bien sur. Elle ne cessait de regarder sa montre. L’autre abruti était en train de ramasser quelques affaires. Mais que pouvaient-ils bien manigancer ? Georges, mon con, tu ne serais quand même pas celui que Basile m’avait décrit ?

Georges ramassa une petite valise rangée sous le lit. Alors qu’il y glissait les quelques affaires qu’il avait réuni, il décida de m’ôter tous les doutes que j’avais sur sa culpabilité.
“Allez, lève-toi. On va à ma voiture”. Georges tenait un pistolet en main. “Allez, arrête tes conneries, tu es ridicule”. Le coup de feu déchira mes oreilles. “La prochaine balle sera pour toi si tu l’ouvres une nouvelle fois”. Nastasia lui gueula dessus et il se contenta d’acquiescer. “Allez descends à la voiture!”.
Merde Georges…
Je n’étais pourtant pas au bout de mes surprises. J’étais relativement calme car même si une arme était braquée sur moi, K était là, tapi dans les pins, prêt à surgir. Pourtant, une fois en bas, je ne trouvais âme qui vive. Pas de K. Pas de G.I.G.N. ni de Ludovic Cruchot.
Merde Basile…

“Monte là dedans !
- Quoi ? Dans le coffre ? Tu plaisantes ?”. Je suppose que le coup de crosse que je venais de recevoir signifiait “non”. Chose que je n’avais plus refait depuis ma vie étudiante, je me trouvais donc allongé à l’arrière de sa berline allemande, bientôt rejoint par Hugo, tout heureux de me trouver là.

A l’avant, confortablement assis, Georges et Nastasia taillait la bavette. La discussion semblait animée, sérieuse. Nastasia parlait beaucoup. Comme si elle lui expliquait ce qu’il fallait faire.
Merde Nastasia…

A l’exception de ce foutu chien qui n’avait de cesse que de me balancer de grands coups de langue, le coffre était vide. Le parallèle avec certaines scènes de cinéma s’arrêtait donc là. Pas d’armes. Pas de cric pour ouvrir le coffre. Rien. Whalou.
La merde…

La voiture avait quitté le grand axe qu’elle avait emprunté. Nous devions être en ville car la voiture ne cessait de démarrer, s’arrêter, accélérer, ralentir.
La voiture finit par s’immobiliser. Une voix bien connue parlait au loin. Nous étions aux abords d’une gare et l’annonce de l’arrivée imminente d’un TGV raisonnait un peu partout.

1- Il doit y avoir du monde autour de nous. Il faut que je crie. “A l’aide, au secours, je suis enfermé dans le coffre”.

2- Mieux vaut ne pas énerver Georges. K n’a pas du me laisser tomber. Il doit attendre le bon moment pour intervenir.

3- Foutu pour foutu, autant se faire plaisir et péter un plomb. “Nastasia, tu n’es qu’une pauvre pute ! Et t’es tellement petite, que tu as la tête qui pue les pieds ! Quant à toi Georges, ma femme m’a dit que tu étais un mauvais coup. Quoi ? Tu savais pas qu’on couchait encore ensemble ?”.

Georges Profonde

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Vous avez choisi :

1- Je suis à Argelès car Hugo a été blessé par un Pitt Bull à Paris et il réclame sa maîtresse. Je ne reste pas, je repars dès demain sur Paris.
2- Je suis à Argelès pour enterrer la hache de guerre et vous présenter Nastasia. Je l’aime et je pars avec elle en vacances en Espagne. On voulait juste vous faire un petit coucou.
3- Salut Georges, Nastasia voulait voir à quoi ressembler un gros con, j’ai tout de suite pensé à toi. Où est celle qui fût ma femme, j’ai quelque chose d’important à lui dire !

Durant le trajet, Basile tentait à tout prix de nous rassurer. Tout allait bien se passer, ses hommes étaient bien en place, bla bla bla, bla bla bla.
Je n’écoutais ce qu’il disait que d’une oreille. J’étais distrait. Non pas par insouciance. Non. J’étais distrait pour deux raisons. La première était simple : Georges n’avait rien à voir avec toute cette histoire. Il n’était ni un criminel ni un dangereux personnage. La seconde raison était plus personnelle : je m’amusais déjà du sale quart d’heure que ce con allait passer, à poil, jambes écartés en train de se faire fouiller par un agent de police dans les moindres détails. Cette scène m’absorbait complètement. Je n’avais rien à foutre de ce que racontait K.

L’appartement que les tourtereaux avaient loué était situé au 1er et dernier étage d’un immeuble, à deux pas de la mer. Ils avaient un vue des plus sympathiques sur le Bois des Pins, sorte de Bois de Boulogne, l’air iodé en plus, les putes en moins.
K n’était pas franchement partisan de l’excuse que j’allais donner à Georges : pas assez subtil, trop surprenant… K n’avait trouvé qu’un seul argument en faveur de ma proposition : c’était tellement con qu’un gars comme Georges ne pourrait se douter que quelque chose se trame dans son dos.

Je précédais Nastasia dans les escaliers. Hugo, qui fermait le convoi, aboyait, espérant passer devant. La porte d’entrée était entrouverte et de délicieuses odeurs s’échappaient de là dedans. Alors que je poussais timidement la porte, je pouvais voir Georges faire sa cuisine en chantant, avec ses écouteurs solidement vissés sur les oreilles. Heureusement, il cuisinait sans mon ex.

La musique à fond, il ne m’entendait pas l’appeler. “Georges! Gros con! J’ai couché avec ta mère ! et même avec ton père !”. Non, rien. Pire : à présent il dandinait son postérieur, feignant d’utiliser sa spatule comme d’un micro. Mais quel con !

Hugo débloqua la situation : il se faufila entre mes pattes et fonça faire la fête à son demi-maître. Georges poussa un hurlement, pensant être agressé par je ne sais quelle bête féroce. “Hugo ! Mais putain qu’est ce que tu…
- Salut Georges ! Moi aussi ça me fait super plaisir de te voir. Comme on allait en Espagne avec Nastasia… tu connais Nastasia non ?”.

L’ambiance était glaciale. Sans surprise, il ne comprenait pas ce que je pouvais bien faire là, pourquoi Hugo était blessé, qui était cette Nastasia et pourquoi j’avais tant d’assurance.
Devant tant de questions laissées bien évidemment sans réponses, je décidais de m’asseoir et de quémander à boire.
“Non, je suis désolé, on n’a plus rien. Il me reste juste du pastis si tu veux”. Et pourquoi pas ! Après tout, je vivais un moment de fête.

Georges déposait un verre devant moi et me servait une bonne dose de boisson anisée. Alors qu’il déposait une bouteille d’eau devant moi, Nastasia s’avança :
“Georges ?
- euh, pardon, excusez mon impolitesse, voulez vous également un pastis ?
- non, nous devons faire vite”. Nastasia enchaîna sur un long monologue en Russe. J’ignorais ce qu’elle pouvait bien lui dire. Elle avait en tout cas un air très sérieux. Georges buvait ses paroles comme s’il comprenait… Quel con !
Quand elle eût fini, un pesant silence s’installa dans la pièce. Elle fixait Georges, lequel semblait réfléchir. La situation était surréaliste. Georges leva la tête et se mit à parler à Nastasia… en Russe !
Quand il eut fini, Nastasia glissa sa main dans sa poche pour en sortir la puce qu’on avait remis à K. Oh putain, prosit ! J’avalais la liqueur pure, sans la moindre goutte d’eau. Ma bouche me brûlait, ma gorge était en feu. Pourtant toute cette douleur n’était rien face à celle qui était en train de déchirer mon coeur. Nastasia…

1- A quoi tu joues ? K avait raison, tu n’es qu’une pute ! Il m’avait dit que tu jouais un double jeu et j’ai bien fait de l’écouter.

2- A quoi tu joues ? Je croyais sincèrement qu’il se passait quelque chose entre nous. Comment as tu pu me faire ça ?

Going Back To Cali*

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Vous avez choisi :

1- En même temps, si c’est sans risque… Je pourrais être avec Nastasia, rendre jalouse mon ex et, même si je sais qu’il n’a rien fait, faire coffrer Georges et lui faire découvrir le plaisir de la garde à vue…
2- Avec eux, c’est toujours sans risque et au final, on se retrouve toujours avec un flingue sur la tempe. “No Way”. Je n’amène pas Nastasia avec moi !

“Alors, Nastasia, j’ai une mauvaise nouvelle et une mauvaise nouvelle. Par laquelle tu veux que je commence ?”.
Je lui répétais tout ce que venait de me raconter Basile. Elle acquiesçait sans m’interrompre de la tête pour au final ne poser qu’une question : “tu seras toujours à mes cotés ? Alors pas de soucis ! Et puis au moins, ça me donnera l’occasion de connaître la conne d’avant moi“.
Elle s’éloignait, visiblement fière de sa réplique. Elle savait que je la regardais, que je regardais ses fesses et que je devais me dire “elles sont pas mal ma foi“.

Autour de nous, tout le monde s’affairait. Certains chargeaient des coffres à l’intérieur de l’avion. D’autres discutaient autour d’une carte. K était seul, assis sur une chaise, un téléphone à l’oreille.

Une dizaine de minutes plus tard, on embarquait tous à bord du Jet. On nous rabâche chaque jour que c’est la crise, qu’il n’y a plus de sous dans les caisses de l’Etat, quand on voit dans quel luxe voyagent certains, il ne faut pas s’étonner : tout était beau, comme à la télé.
Mais grande déception : il n’y avait pas la moindre hôtesse pour nous donner les consignes de sécurité ni nous servir une petite coupette.

Accélération, décollage… Finalement un Jet intérieur cuir ou un simple avion avec siège pourri ont une chose en commun : ils me font peur une fois que je suis dedans.
L’avion était au dessus de la Grande Bleue. J’étais le seul à être attaché. Tout le monde travaillait. Nastasia était partie aux toilettes dès les premières minutes de vol. Même mon chien préférait un des agents et ses restes de sandwich.

Alors qu’elle revenait, K attrapa ma russe par son bras. Ils eurent une longue conversation, peut être 10 minutes. Elle riait aux éclats à la plupart de ses répliques. Elle était charmante et charmeuse !
“De quoi t’a-t-il parlé ?
- De tout, de rien. Il voulait me rassurer par rapport à ce qui nous attend”. Et voilà comment clore une conversation : une phrase courte, un grand sourire et un baiser… Elle était forte.

L’avion survolait à présent les Pyrénées. Perpignan n’était plus très loin. Alors que nous effectuions un grand virage, on pouvait deviner le Canigou et Fillols.

L’avion se posa et à ma grande surprise ne se dirigea pas vers l’aérogare. Il prit la direction du bout de piste où nous attendaient plusieurs véhicules.

Alors que l’avion roulait sur le tarmac, K se présenta face à moi :
“Nous y sommes. Les choses sérieuses vont commencer. Mes hommes sont déjà à Argelés. Georges se trouve seul à l’appartement, votre ex-femme passe la journée en balnéo. Nous devons décider de l’excuse que vous allez lui donner. Il vous faut trouver quelque chose de crédible, que vous soyez à l’aise pour lui dire. Avez-vous une idée ?

1- Je suis à Argelès car Hugo a été blessé par un Pitt Bull à Paris et il réclame sa maîtresse. Je ne reste pas, je repars dès demain sur Paris.

2- Je suis à Argelès pour enterrer la hache de guerre et vous présenter Nastasia. Je l’aime et je pars avec elle en vacances en Espagne. On voulait juste vous faire un petit coucou.

3- Salut Georges, Nastasia voulait voir à quoi ressembler un gros con, j’ai tout de suite pensé à toi. Où est celle qui fût ma femme, j’ai quelque chose d’important à lui dire !

* Etape Perpignanaise oblige, l’ensemble des liens de cet épisode sont consacrés au chanteur catalan le plus à la mode dans l’hexagone : Cali ! Quant au titre de cet épisode, on le doit à  The Notorious B.I.G..

Oh oui… viens !

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Dans l’épisode précédent, vous avez choisi :

1- Je fais signe à Nastasia de ne plus faire le moindre bruit et profite de son silence forcé pour commencer à l’embrasser.
2- Qui est là ?
3- Je fais signe à Nastasia de se taire et d’attendre que le mec parte.

Nastasia pouffait de rire. Je lui faisais signe de se taire tout en espérant la faire éclater de rire. A peine j’approchais de son cou, je la sentais se crisper puis rigoler… chatouilleuse la demoiselle !

“Ouvrez ! Je sais que vous êtes là, je vous entends”. La voix était calme, posée. L’homme semblait certain que nous allions ouvrir. Pourtant, à ce moment là, le dicton “cela m’en touche une sans faire bouger l’autre” semblait prendre tout son sens.

“C’est peut être encore la Police” me chuchota hilare Nastasia. “Vas te cacher”. Joignant les gestes à la parole, Nastasia poussait sur ma tête pour me faire descendre sous les draps. Je me retrouvais donc, dans une relative pénombre, nez à nez avec l’un de des seins. Le spectacle était tout aussi surprenant que ravissant. Mais je ne pourrais plus jamais la regarder dans les yeux ! Alors que je m’apprêtais à entrer en action, heureux comme un enfant qu’on aurait enfermé par mégarde dans une confiserie, Nastasia poussa un hurlement. Je n’avais jamais douté de mes pouvoirs surnaturels et de l’effet que je produisais sur les femmes dans de telles situations. Toutefois, ce cri me semblait bien trop puissant et surtout bien trop précoce pour avoir un quelconque rapport avec ma présence sous les draps.

“Vous avez deux minutes pour vous rhabiller”. La voix ne venait plus de l’extérieur mais bien de la chambre. Je sortais la tête du drap pour découvrir aux pieds du lit celui qui nous avait servi de chauffeur quelques heures plus tôt. Une colère dont je ne me sentais pas capable m’envahit. Je me jetais sur lui sans savoir ce que je comptais réellement lui faire.
De toute façon, la colère, même celle d’un homme exaspéré, n’était semble-t-il pas suffisante contre la technique d’un agent du contre espionnage : avant d’avoir pu le toucher, je me retrouvais à genoux, immobilisé par une torsion de mon doigt déjà cassé, nu comme un vers.
“Vous avez moins de deux minutes à présent. Dépêchez vous, je dois vous ramener à Monsieur Traisnel”.
Nastasia, comme guidée par un certain fatalisme, une résignation propre à ceux qui ne s’étonnaient plus de rien, était déjà en train de passer sa tenue de baba-cool dénichée dans l’après-midi au marché. Elle me jetait des regards qui me suppliaient de ne pas compliquer la situation. Hugo semblait partager son avis et se dirigeait déjà vers la sortie. N’y avait-il donc que moi qui aspirais au calme et à la volupté ?

Nastasia rassemblait nos affaires pendant que je me rhabillais. Elle mit nos billets et nos diverses achats dans un énorme sac multicolore, sorte d’hybride entre une valise et un polochon géant, que nous avions acquis lors de notre virée shopping… Nous pensions alors encore passer quelques jours de repos bien mérités dans les Baléares.

Une fois installés dans le véhicule, le conducteur ne nous dit plus un mot et fila à l’aéroport à une vitesse non autorisée. La voiture prit la direction d’un hangar situé à l’opposé du hall de l’aéroport. Un portail bloquait l’accès, mais la présentation d’un document à l’agent de sécurité changea la donne : Sésame ouvre toi ! Nous roulions sur une petite voie, à coté du tarmac. La voiture entra dans un hangar où se trouvaient un jet privé, des hommes et au milieu Basile Traisnel.

Il s’approcha pour ouvrir la portière à Nastasia : “je vous prie d’accepter toutes mes excuses pour la gène occasionnée. Croyez bien que nous ne prenons aucun plaisir dans cette situation”.
Des excuses et alors ? Comment espérer que des excuses puissent produire le même bonheur qu’une partie de cache-cache sous des draps ! Alors que je m’approchais de Nastasia, Basile, me montra une photo : “Connaissez vous cet homme ?”.

Bien entendu. C’était Georges, le mec de ma femme. Hugo jappa à la vue de ce visage familier : ce chien est con mais observateur.
Ça alors, si il y avait bien quelqu’un que je ne pensais pas trouver sur mon chemin aujourd’hui c’était bien lui… lui qui vivait à temps partiel dans ma maison, qui dormait dans mon lit et qui baisait ma femme.
Je n’avais jamais compris ce qu’elle lui trouvait. Elle disait aimer chez moi mon romantisme, ma poésie, ma créativité, mon coté imprévisible et fantasque : une vraie description de site de rencontre….qui fait mouche… Lui c’était tout le contraire : avocat d’affaire dans les milieux financiers, pour ce que j’en sais. Il partage sa vie entre New-York et Paris, je ne l’avais jamais vu sans son costard trois pièces, il faisait planifier sa vie mondaine et sentimentale par son assistante à un mois. Mon ex disait qu’il le rassurait, qu’avec lui on pouvait construire des choses, qu’il n’avait pas peur de l’avenir… Enfin, revenons à nos moutons !

“Oui, je connais cet homme. C’est le nouvel amant de ma femme”. Au regard interrogatif de Nastasia, je rectifiais en toute hâte : “Oups, de mon ex-femme, bien sûr !!! Qu’est-ce qu’il se passe, qu’est-ce qu’il fait là ?
- Veuillez nous excuser Mademoiselle”.

Basile me prit par le bras et m’éloigna de Nastasia pour qu’elle ne puisse entendre ce qu’il allait me dire : “Nous pensons que cet homme est mêlé à l’affaire de la puce. Nous n’avons pas encore toutes les preuves, mais nous savons qu’il a joué un rôle dans le vol ou dans le transport de la puce. Il pourrait avoir joué un rôle également dans le meurtre de la femme que vous avez découvert.
- Georges ? un assassin ? Je ne l’aime pas mais il y a des limites. Georges est con, imbu de sa personne, mais ça reste avant tout une bonne… excusez moi l’expression… pompe à merde !
- tout ça ne fait aucun doute. Mais je peux vous assurer que c’est un homme dangereux, avec de bien mauvaises fréquentations. Toujours est-il que j’ai pour instruction de vous envoyer àArgeles sur Mer, vous allez nous aider à l’arrêter.
- hein ? Vous vous foutez de ma gueule ?
- non, pas du tout. Nous serons à vos cotés, vous ne risquerez rien. Par contre, nous aimerions que vous demandiez à la demoiselle de vous accompagner. Cela rendrait notre plan plus crédible.
- quoi? Vous voulez que je mêle Nastasia à votre plan ?

1- En même temps, si c’est sans risque… Je pourrais être avec Nastasia, rendre jalouse mon ex et, même si je sais qu’il n’a rien fait, faire coffrer Georges et lui faire découvrir le plaisir de la garde à vue…

2- Avec eux, c’est toujours sans risque et au final, on se retrouve toujours avec un flingue sur la tempe. “No Way”. Je n’amène pas Nastasia avec moi !

Hum, c’est bon ça !

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Dans l’épisode précédent, vous avez choisi :

1- Je vous remercie mais après tout il me reste encore 9 doigts… Je devrais pouvoir me passer du dixième.
2- Cela ne serait pas du luxe de me poser une véritable attelle sur le doigt. Vous croyez que si vous montrez votre insigne on pourra passer devant tout le monde ?

“Vous savez, je suis accompagné de mon médecin personnel ! Elle saura très bien s’occuper de mon doigt, j’en suis certain”. Difficile de faire plus gnangnan. Il fallait que je me ressaisisse, que je redevienne l’ours macho, graveleux et vulgaire que j’étais avec de me transformer en Monsieur Tout Le Monde et d’avoir 2 mouflets, un break et une paire de pantoufles posée aux pieds de mon lit… Alors que Nastasia validait mes propos en adressant à K un sourire poli de circonstance, je redevenais moi même et claquais ma main sur le postérieur de ma petite Russe… Finalement, vue sa réaction, ce n’était pas si mal de porter des pantoufles dans un break…

“Vous allez être logé aux frais de la République Française. Votre séjour sera intégralement pris en charge. Ce n’est bien sur pas une raison pour gaspiller l’argent des contribuables n’importe comment”. Ah ce Basile, un vrai déconneur… “Je n’ai reçu aucune instruction quant à vos affaires personelles ni à cette valise : vous êtes donc libre d’en disposer à votre convenance, ou plutôt en toute conscience. Je vous dis au revoir, un de mes hommes va vous conduire à votre hôtel. Bon séjour et encore merci”. Deux poignées de main plus tard, K était reparti vaquer à ses occupations. Je prenais dans mes bras Nastasia qui venait de bon cœur se blottir contre moi. Hugo, jaloux, venait se glisser entre nos jambes… Vive l’amour à 3 ! Vive le cash ! Viva Ibiza !

Une demi-heure plus tard, nous étions conduits à notre hôtel par un homme armé et peu bavard. La situation m’aurait paru surnaturelle il y a encore quelques jours, pourtant, aujourd’hui, elle ne me choquait pas. La traversée de l’île fut rapide. Une dizaine de minutes plus tard, nous étions à notre hôtel. Tout était somptueux, à commencer par la vue : face à la mer !
Notre chauffeur, qui ne semblait guère apprécier sa fonction, fila rapidement. Nous étions enfin seuls : Nastasia, Hugo et son pansement, moi et mes 9 doigts valides.

Tandis que le groom, quelque peu désabusé par le fait que nous n’ayons qu’une petite valise, nous laissait sans le moindre pourboire, je commençais à embrasser Nastasia dans le cou. De folles images s’entrechoquaient dans mon esprit. Mes mains se posaient sur ses épaules. La température dans la pièce montait.
Au bout de deux minutes intenses, Nastasia se dégageait de mes bras. Elle reculait d’un bon mètre et me regardait de haut en bas. Elle me scrutait dans le moindre de mes détails avec un regard lubrique : “Tu sais de quoi j’ai envie, là, tout de suite ?”. Sa voix était suave, torride, et le ton employé terriblement suggestif. Je secouais la tête avec un sourire niais. J’attendais la suite…
“J’ai envie d’un truc chaud, très très chaud”. Mon sang ne faisait qu’un tour : OH MY GOD !
“Jai envie… d’un steak frites! Viens on va manger”. Sans attendre ma réponse, elle prenait Hugo et sortait de la chambre, nous laissant mon excitation et moi en plan.

Après avoir attendu cinq bonnes minutes son retour, en vain, je la rejoignais sur le perron de l’hôtel. Elle était en train d’écouter un certain Philippe qui jouait de l’Ocarina. Fière de la situation, elle prenait ma main et nous partions en quête de nourriture.

L’après midi passa ainsi, entre promenades, bouffes, picoles et quelques courses. De retour à l’hôtel, on abandonnait Hugo dans la chambre pour profiter du spa et du jacuzzi.
Cette journée était vraiment magique, comme Nastasia d’ailleurs. Juste avant de passer sous les mains du masseur, elle me glissait à l’oreille : “je vais nous faire monter le repas à la chambre, j’ai toujours rêvé de manger toute nue…”. Dans une autre vie, j’aurais hurlé de douleurs sous les mains puissantes de l’homme installé derrière moi. Mais je n’étais pas dans une autre vie. Dans ma nouvelle vie, j’allais manger avec Nastasia… nu !

Dix minutes plus tard, j’enfilais mon peignoir et montais à ma chambre. J’arrivais en même temps que le garçon d’étage. Je le libérais du plateau repas et entrais dans la chambre. Nastasia m’attendait, sous les draps. Seules ses épaules, dénudées, dépassaient : “Bonjour Monsieur, je vous attendais, je suis affamée”.
J’installais le plateau sur le lit. “Vite ! Mets toi tout nu, j’ai faim !” A peine avait elle terminé sa phrase, j’étais déjà en tenue d’Adan, sous les draps, collé à elle. Manifestement, elle était déguisée en Eve… La situation était cocasse. On rigolait comme deux adolescents. On était bien, heureux. On mangeait du jambon avec les doigts, à poil, dans un lit King Size.
Tandis qu’on s’apprêtait à attaquer à un vieux cliché -des fraises et du champagne-, une voix interrompait notre quiétude. “Ouvrez s’il vous plait”. L’accent était bel et bien français.

1- Je fais signe à Nastasia de ne plus faire le moindre bruit et profite de son silence forcé pour commencer à l’embrasser.
2- Qui est là ?
3- Je fais signe à Nastasia de se taire et d’attendre que le mec parte.

Promis, juré, craché !

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Dans l’épisode précédent, vous avez choisi le premier choix :

1- Nastasia, je te prie de m’excuser. S’il te plaît, pardonne-moi. Ça te dirait qu’on passe quelques jours ici à Ibiza ?
2- Nastasia, je te prie de m’excuser. S’il te plaît, pardonne-moi. Rentrons à Paris. On ira à l’hôtel, on découvrira la ville comme un jeune couple… tu veux ?
3- Merci, mais je vais rester ici avec mon chien. Nastasia, tu restes avec nous ou tu veux tout gâcher ?
4- Ramenez moi à Paris. Nastasia, tu viens avec nous ou tu continues à faire la gueule ?

Cette fille me plaisait trop. Il fallait que je fasse quelque chose d’extraordinaire, quelque chose que la Loi naturelle des Hommes interdit depuis l’aube des temps : je devais lui présenter des excuses.

Bien entendu, elles seraient de composition, consolidées par toute la mauvaise foi qui m’habitait. Bien entendu.

“Nastasia, je t’en supplie. Pardonne-moi ! J’ai été le dernier des connards, un moins que rien. Une sombre merde, je te le concède. Mais si tu pouvais, l’espace d’un instant, essayer de mettre de coté ce triste moment de ma vie, tu pourrais découvrir que je ne suis pas du tout comme ça”.

Merde ! Elle n’avait pas bronché. Pas esquissé la moindre émotion. Un bloc de glace. J’aurais pu lui sortir la meilleure des excuses, je pense que cela n’aurait rien changé.
Et puis, après un long moment de silence durant lequel elle me regardait froidement, elle se mit à parler. Un flot ininterrompu. Je ne comprenais rien à ce qu’elle me disait. Mais le fait qu’elle utilise sa langue natale pour me parler me faisait penser qu’elle ne devait pas me dire que de douces choses. Ah si seulement elle m’avait insulté via Youtube, j’aurais pu avoir les sous-titres.

Son monologue dura près d’une minute et se conclue le doigt pointé vers moi, ce qui devait signifier : si tu me refais ça, je te tue! ou je te te mange tout cru… bref, “c’est la dernière fois que tu me fais ça !”.
N’ayant aucune envie de me retrouver sous la menace de son doigt, je m’avançais timidement vers elle pour l’enlacer. Les premières secondes furent longues : j’avais l’étrange sensation de tenir un corps inerte, comme si elle dormait ou était ivre morte… puis, sans aucun doute, mon sex-appeal commença à faire son effet. Rapidement, elle leva les bras pour me serrer à son tour, blottit sa tête contre mon torse pour finalement lever les yeux vers moi et… Quoi ? Vous lisez encore ? Mais c’est intime quand même non ?… m’embrasser… C’était beau, émouvant, romantique, idyllique…

“Bon les tourtereaux, c’est superbe, très émouvant, ayez de beaux enfants, ne vous refilez pas de maladies, patati patata, mais nous devons vous partir. Monsieur, je vois que vous avez un étrange bandage à la main. Souhaitez-vous que nous vous amenions chez un médecin ?”.

Nastasia m’avait en effet un bandage de fortune durant mon sommeil à l’arrière de la voiture. Mon doigt était parfaitement immobilisé mais c’est vrai que, tout du moins d’un point de vue esthétique, cela n’avait rien de glorieux.

“Je suis navré de vous presser mais nous sommes attendus en France dans quelques heures. J’ai pour instruction de faire en sorte que vos prochains jours soient des plus agréables. Souhaitez vous voir un médecin ou préférez vous que nous vous amenions à un hôtel ?”

1- Je vous remercie mais après tout il me reste encore 9 doigts… Je devrais pouvoir me passer du dixième.

2- Cela ne serait pas du luxe de me poser une véritable attelle sur le doigt. Vous croyez que si vous montrez votre insigne on pourra passer devant tout le monde ?

Yes, She Can

Précédemment dans “Si j’aurais…”

“Oui, nous savons où se trouve la puce. Les Russes ne l’ont pas…
- Quoi ?”. Basile écarquillait tellement ses yeux qu’ils risquaient d’en tomber. Pourquoi semblait-il si surpris ?
“Vous êtes certains que les Russes n’ont pas avec eux la pièce ?
- Affirmatif chef ! Oui chef !”. L’humour… plaisir de la vie que j’aimais tant mais que j’oubliais souvent d’utiliser dans de bonnes occasions. J’espérais tirer un sourire à Nastasia, lui faire oublier ma traîtrise. C’était en vain.
“Très très drôle Monsieur, celle-là, on ne me l’avait jamais fait. Excusez moi”. Son téléphone vibrait dans sa poche. Il se leva et s’éloigna pour répondre.
“Nastasia, arrête ça ! Je ne savais pas si je pouvais te faire confiance. Tu venais de me dire que tu étais Russe… J’ai préféré…
- c’est bon, tu n’as pas à t’excuser. Nous ne sommes pas mariés, nous ne sommes que voisins”.

Basile raccrocha et s’adressa à ses hommes : “Barack Obama vient d’être élu. Ce n’est pas une surprise, on s’en doutait depuis plusieurs heures. Les objectifs seront remis à jour dans les 3 prochains jours, n’oubliez pas de vérifier s’ils ont évolué. Enfin, je ne suis pas certain que cela change quoi que ce soit pour nos concitoyens” ajouta-t-il en murmurant dans sa barbe. “Messieurs, laissez nous s’il vous plaît. Allez boire un café, vous promener sur le port, vous avez 10 minutes”.

Sans la moindre effusion de joie, les hommes de K s’exécutèrent : ils cessèrent leur activité et se dirigèrent vers l’extérieur. Mais pourquoi donc les avait-il fait sortir ?

“Donc, vous alliez me dire où se trouve la puce
- Pourquoi avez vous demandé à vos hommes de partir ?
- Je veux bien être gentil et ouvert d’esprit, mais ne nous dispersons pas. La règle est simple : je pose les questions, vous y répondez”. Le ton amical s’était évaporé en même temps que les témoins de la scène.
Ce changement brutal d’attitude glaçait mon sang. Etait-il bien celui qu’il disait ? N’allait-il pas nous tirer une balle dans la tête une fois la puce récupérée. Ma décision était prise : je n’allais pas lacher le morceau.
“Euh… On a juste dit qu’on savait où elle était, mais on ne l’a pas, elle est en sécu…
- Tenez !”.
J’étais stupéfait. Nastasia tenait la puce entre ses doigts. Elle me fixait droit dans les yeux. Elle voulait se venger, elle l’avait fait.

“Merci Demoiselle. Vous n’avez pas la nationalité Française, il est donc difficile de parler de geste patriotique, toutefois, sachez que la République vous remercie. Quant à vous… je comprends votre suspicion, je ne vous en veux pas.
- Mais non, ce n’est pas…
- Ne vous justifiez pas. Seule la puce m’intéresse. Sachez que toute cette affaire sera sans conséquence sur vos vies : votre appartement va être rénové, votre emploi à Paris sauvegardé… Mes services vous recontacteront dans les prochains jours pour savoir ce qu’ils peuvent faire”.
Bla bla bla… Je ne l’écoutais plus. Je regardais la belle Russe : son regard, si charmeur il y a encore quelques minutes, était glacial, des traits tirés avaient remplacé sourire et fossette. Merde! Qu’est ce que j’avais fait…
“Bref, ne soyez pas inquiet : la France ne vous laissera pas tomber. J’ai d’ailleurs pour instruction de vous amener là où bon vous semble. Où voulez vous aller ?”.

1- Nastasia, je te prie de m’excuser. S’il te plaît, pardonne moi. Ca te dirait qu’on passe quelques jours ici à Ibiza ?

2- Nastasia, je te prie de m’excuser. S’il te plaît, pardonne moi. Rentrons à Paris. On ira à l’hôtel, on découvrira la ville comme un jeune couple… tu veux ?

3- Merci, mais je vais rester ici avec mon chien. Nastasia, tu restes avec nous ou tu veux tout gâcher ?

4- Ramenez moi à Paris. Nastasia, tu viens avec nous ou tu continues à faire la gueule ?

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Une puce, ça gratte ?

Message perso : lancement du site http://www.lesondagedujour.info. Chaque jour, un sondage. Vous répondez, vous ne répondez pas, c’est vous qui voyez. 24H plus tard, les résultats et un nouveau sondage. Simple non ?

Précédemment dans “Si j’aurais…”

K semblait vraiment géné par notre réponse.
“Euh… attendez, nous allons nous mettre au calme à l’écart”. Nastasia me lançait des regards incrédules, sans doute partagée tout comme moi entre l’envie de tout raconter pour que cette histoire s’arrête et la crainte de voir notre vie s’arrêter également.
K demanda à un de ses hommes de nous apporter de quoi nous assoir. Relativement bien installés et armés de café chaud et d’enseimada, l’interrogatoire pouvait reprendre.

“Vous avez vu un de mes hommes donner une puce à vos agresseurs ?
- oui ! ils avaient l’air de se connaître. Il lui a donné la puce tout en lui disant qu’il avait couvert ses arrières. C’est à ce moment là que le chef -Vassilia- l’a tué avec son couteau.
- mais qu’est ce qui vous fait dire que cet homme travaillait pour moi ?”. K semblait vraiment ennuyé par nos déclarations.
“Il était avec vous, dans la maison de mon ex-femme l’autre matin.
- euh… qui d’autre est au courant ?”.

Visiblement, il était rassuré par le fait que nous n’ayons pas ébruité l’affaire.

“Bon, vous avez sans doute des questions à poser non ? Dépêchez vous, je n’ai pas beaucoup de temps”. Le ton était devenu beaucoup plus sec. Nastasia démarra au quart de tour :
“Qui êtes vous ?
- Je m’appelle Basile Traisnel. Sans rentrer dans les détails, je travaille dans le contre espionnage. Le contre espionnage français bien sur” ajouta-t-il en souriant, fier de sa petite précision. “Les autres, les Russes, sont dans le commerce. Drogues, voitures volées, prositution… bref, tous les secteurs d’activité lucratifs. Depuis un certain temps, leur organisation a lancé une nouvelle filiale consacrée au trafic d’armes. Mais ce ne sont pas des terroristes, ils ne font que du commerce…
- euh… mais quel est le rapport avec nous ?
- la puce ! La femme que vous avez retrouvée dans la forêt travaillait entre autre pour eux. D’après nos informations, nous savons qu’elle était en contact avec eux et qu’elle était censée leur fournir la puce. Par contre, nous ignorons encore comment elle a fait. Nous savons que vous nous avez caché des informations. Ne vous inquiétez pas, nous ne vous en tiendrons pas rigueur.
- la puce était dans son sein !”. C’était sorti spontanément de ma bouche.
K, enfin, Basile Traisnel, me regardait avec un drole d’air, comme s’il était inquiet pour ma santé mentale.
“Quand j’ai découvert le corps, il y avait 2 prothèses mamaires. Quand je suis revenu avec les Gendarmes, mon chien a volé une prothèse, l’autre n’était déjà plus là. Je voulais rentrer chez moi et j’ai pensé que ce serait un gain de temps de ne pas mentionner cette double disparition.
- Et la puce était dedans ?
- Quand mon chien a refait surface, il avait toujours la prothèse dans sa gueule. Il ne voulait pas la lâcher et l’a gardée avec lui. A Paris, par contre, à force de donner des coups de dents, le nichon s’est déchiré et la puce en est sortie”.
Nastasia me regardait fixement. Je sentais le poids de son regard sur moi. Oui, je lui avais menti. Oui, je ne lui avais pas fait confiance. Oui, j’étais un con. Et elle venait de découvrir tout cela d’un coup.
K n’avait que faire de la susceptibilité d’une femme : “et l’autre sein ? il est où ?
- je ne sais pas, envolé. Les russes peut être ?”.

Je suppose que dans ce genre de métier l’imprécision et les suggestions n’étaient pas choses appréciées. Nastasia continuait à me regarder fixement. Elle était furieuse. Une colère froide dont les femmes avaient le secret. Elle allait exploser, ce n’était sans doute qu’une affaire de secondes.

“Vous êtes certain de ne rien avoir oublié ? Vous n’avez pas un indice à me donner concernant cette puce ?”.

1- Absolument pas, je suis désolé. On vous a dit tout ce qu’on savait.

2- Puisque vous en parlez, nous savons où est la puce.

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Oh mon bateau !

Précédemment dans “Si j’aurais…” L’air sur le pont était frais. J’avais du dormir plus longtemps que je ne le pensais : le soleil était déjà en train de se lever et le bateau approchait de San Antonio.
J’avais déjà eu froid durant la nuit, j’avais envie de chaleur : à chercher Nastasia, autant commencer par l’intérieur.
Les traverses étaient désertes. Les camionneurs, qui avaient pris des cabines, devaient toujours être en train de dormir, au chaud, sous leur grosse couverture. Le personnel était également aux abonnés absents. Il n’y avait pas âme qui vive.
Alors que j’allais entrer dans le bar, un bruit attira mon attention. On aurait dit Hugo, un aboiement d’Hugo.
A ma droite, se trouvait la porte des toilettes. Conscient du ridicule de la situation, j’entrouvrais la porte des femmes et passais la tête : “Nastasia ? Hugo ?”. Pas de réponses.
Un nouvel aboiement survint. Dans mon dos cette fois. Il venait des toilettes pour hommes. Encore plus surpris, j’ouvrais la porte, me demandant ce que pouvait bien faire là Nastasia.
“Hugo ! Mais…”.
Hugo était là, seul, attaché par sa laisse à une poignée de porte. Il secouait sa queue et jappait de bonne humeur. “Nastasia ? Tu es là ?”.
Toujours pas de réponses.

Alors que je m’approchais de mon chien pour le détacher, je constatais que toutes les portes étaient ouvertes. Nous étions seuls dans les toilettes. Mais où était donc passée Nastasia ?

L’espace d’un instant, j’hésitais à demander à mon chien s’il savait où elle était allée. Au cinéma, ça marchait toujours. Malheureusement, j’étais dans la vraie vie, et IRL mon chien flairait l’urine déversée un peu partout autour des pissotières, marchait dedans pour finalement me sauter dessus et me lécher : “con de chien putain !”.

Je partais donc à la recherche de la belle russe, avec mon chien, et des traces de pisse sur la veste. Le bar était quasi désert. Une serveuse rangeait des verres. Sur les fauteuils, deux jeunes terminaient leur nuit en position fœtale. Toujours pas de Nastasia. Elle devait être dehors.
Je sortais par la première porte. Le contraste était saisissant : alors que le soleil se levait sur l’ile d’Ibiza, de l’autre coté du bateau, là où je me trouvais, plein Ouest, la nuit était encore bien noire. Arrivé au bout du bateau, il me restait encore l’autre coté à parcourir ainsi que l’étage supérieur. Après tout, Nastasia pouvait être n’importe où.
Alors que je remontais en direction du bar mais “coté ile” cette fois, je pouvais apercevoir un hélicoptère arriver en notre direction. L’image me faisait penser à Apocalypse Now : un hélicoptère noir (ou vert foncé) avec en fond un soleil levant rouge vif. L’hélicoptère semblait ralentir au fur et à mesure qu’il se rapprochait du bateau. Rapidement, mon impression ne laissait plus aucun doute : l’hélicoptère s’immobilisait au dessus du pont principal.

Un mélange de curiosité et de crainte me poussait à me rendre à l’arrière du bateau pour avoir une meilleure vue sur l’hélico. Quand j’arrivais, la curiosité laissait place à la terreur. Cette fois-ci, le cinéma rejoignait la réalité : des hommes en tenues militaires, armes dans le dos, descendaient le long de filins : ils étaient 2 puis 3… 5 en tout. Cela ne pouvait être un hasard ! Je devais retrouver Nastasia et vite.
Faisant le pari qu’elle ne se trouvait pas à l’intérieur, je gravissais les escaliers pour me retrouver à l’étage intermédiaire, juste en dessous des nouveaux arrivants et leurs mitraillettes.
Je parcourais la première longueur en un rien de temps, tirant Hugo dans une course dont je craignais de connaître les règles : fuir ou mourir.
Pas de Nastasia. Au bout, une barrière m’interdisait d’aller plus loin. J’entrais donc à l’intérieur, traversais le bateau et ressortais de l’autre coté pour tenter de la trouver avant les autres.

Pendant ce temps, le bateau s’approchait du port et commençait ses manœuvres. Il fallait faire vite ! Arrivé à l’autre extrémité du bateau, hors d’haleine, la voix d’un homme attirait mon attention. La voix en elle-même ne me disait rien, par contre, ce qu’il disait m’interpeler : il parlait Russe ! Ou plutôt il criait en Russe. Il essayait de couvrir le bruit des machines, il devait parler dans un téléphone et un talkie. Sa voix venait du pont inférieur, juste en dessous. J’avais beau me pencher, je n’arrivais pas à le voir.

Un étrange pressentiment me submerger : et s’il retenait Nastasia ?
Je descendais les marches une par une, baissé, espérant voir quelque chose dans l’espacement des marches. Arrivé à mi-étage, ce que je vis me terrifia : l’homme tenait dans une main un téléphone, dans l’autre un pistolet, braqué vers Nastasia. Il était passablement énervé et criait dans un téléphone dans lequel vraisemblablement il n’entendait rien. Elle était terrifiée et regardait dans le vide. Ni l’un ni l’autre ne m’avait vu. Je regardais un peu partout, espérant trouver un objet ou simplement une idée pour la libérer. Hormis une bouée de sauvetage, je ne voyais rien. Pire, je ne pensais à rien. Putain, c’est dur de ne pas être un héros…

Hugo ne partageait ni mon sens de la tactique, ni mon sens de la peur. Après quelques secondes passé immobile sur les escaliers, il dévalait les marches et arrivé en bas voyait Nastasia. Avant que l’homme n’ait pu réagir, Hugo courait sur Nastasia pour lui faire la fête. Surpris, l’homme remis son téléphone dans la poche et hurla en Russe quelque chose à Nastasia. Elle s’exécuta et attrapa la laisse du chien. Il lui hurla autre chose. Nastasia hésitait. L’homme hurla une nouvelle fois et leva son arme à hauteur de la tête de ma petite russe. Elle pleurait à présent. Encore.

“Montre-toi ! Si tu ne viens pas, il va me tuer”. C’était donc ça qu’il lui avait dit. Dis lui de descendre ou je te tue. Je restais là, figé, une nouvelle fois incapable de réfléchir.
L’homme cria une nouvelle fois. Cette fois-ci, c’était à moi qu’il s’adressait. Je devais descendre, je devais me rendre sinon…

“Attendez ! Je suis là”. Sans trop savoir pourquoi, je levais les mains au ciel et descendais les marches. Tremblant de tout mon corps, je m’avançais. Il braquait à présent son pistolet sur moi. Il donna de nouvelles instructions à Nastasia qui prit la parole : “donnes lui la puce et il nous laissera partir”. La puce ? C’était Nastasia qui l’avait ! Pourquoi elle ne lui avait pas donné ?
“Mais…” ma voix tremblée. Je sentais que j’allais dire une connerie… “Mais, je ne l’ai pas”. Alors que je secouais ma tête, l’homme cria de plus belle. Il secouait nerveusement son arme. Je ne comprenais rien à ce qu’il disait mais je sentais qu’il allait tirer. Sur qui, je n’en savais rien, mais il allait tirer.

Pan ! Pan ! Pan !
3 coups de feu partirent en une fraction de seconde.

Par réflexe, je portais mes mains sur mon ventre. Je n’avais rien. Nastasia non plus. Le Russe me regardait fixement puis il s’effondra.
“C’est bon, nous avons récupéré le paquet”. Derrière moi, arrivaient les hommes armés descendus quelques minutes plus tôt de l’hélicoptère. Le premier, après avoir rangé son talkie, m’interpelait : “suivez nous. Dépêchez vous, nous n’avons que quelques minutes”. Sans même attendre ma réponse, l’homme me poussait en direction de Nastasia. Deux hommes récupéraient le corps inerte et l’emportaient. Un homme ouvrait le passage et deux autres fermaient le convoi. Nous étions au milieu, incrédule.

Un escalier descendu. Puis deux. Puis une coursive. Un autre escalier. Nous étions à présent au niveau des voitures et des camions.
Les hommes nous poussèrent derrière une remorque. Personne ne bougea jusqu’à l’ouverture de la porte. Si tôt les portes ouvertes, une sirène de police se fit entendre. Sans doute le signal. Les hommes nous soulevèrent brutalement. Un instant plus tard, nous étions tous à l’intérieur du véhicule de police : un chauffeur, cinq hommes armés, un cadavre, un chien et nous.

Mon voisin enleva rapidement sa cagoule. C’était l’un des hommes qui étaient sur la moto à Barcelone : “je vous avais dit qu’on voulait juste discuter avec vous, vous auriez du nous écouter”. Il arborait un grand sourire.
Moins d’un kilomètre plus tard, le véhicule entrait dans un grand hangar. La porte se refermait juste après notre arrivée. A peine descendus, un visage familier se présentait : K !

“Bonjour ! Comment allez-vous ?”. Il me tendait la main.
“Détendez vous. On va vous apporter quelque chose de chaud à boire et ensuite, je répondrais à toutes vos questions. Mais avant tout, une chose : pourquoi l’impoli qui refuse de descendre de la voiture voulait vous tuer ?”. Il parlait bien évidemment du Russe.

1- Je n’en sais fichtre rien !

2- Parce qu’il voulait récupérer la puce que je vous ai laissée au commissariat et que vous devez avoir récupéré depuis.

3- Parce qu’il voulait récupérer la puce que Nastasia a dans sa poche.

4- Parce qu’on a assisté au meurtre d’un de vos collègues.

5- Parce qu’on a assisté au meurtre de votre collègue qui avait dérobé la puce que je vous avais laissé au commissariat.

6- Parce qu’on a assisté au meutre de votre collègue qui avait dérobé la puce que je vous avais laissé au commissariat. Heureusement, nous avons pu la récupérer.

Que dois-je faire ?

  • 1- Je n'en sais fichtre rien ! (11,0%, 4 Votes)
  • 2- Il voulait la puce que je vous ai donné (11,0%, 4 Votes)
  • 3- Il voulait la puce que Nastasia a dans sa poche (8,0%, 3 Votes)
  • 4- On l'avait vu tuer un de vos collègues (11,0%, 4 Votes)
  • 5- On l'a vu tuer votre collègue qui a volé la puce (32,0%, 12 Votes)
  • 6- On l'a vu tuer votre collègue qui a volé la puce mais que Nastasia a récupéré (27,0%, 10 Votes)

Nbre de votes: 37

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