Comment ça marche...

Le Blog Dont Vous Êtes Le Héros s'inspire des livres dont vous êtes le héros. Un début d'histoire va vous être proposé mais c'est vous qui allez écrire la suite ! Chaque jour, une nouvelle étape. A la fin, vous devrez voter pour la solution qui vous semble la plus opportune, comme si vous étiez le héros de l'histoire. Dès le lendemain, l'histoire continuera selon la volonté de la majorité des votants.

Les Règles...

    1- Une seule et unique mise à jour par jour.
    2- La majorité des votes décide de la suite de l'histoire.
    3- En cas d'égalité, je décide de la suite tout seul.
    4- Les commentaires peuvent influencer l'histoire.

Archive: Chapitre 2

15ème arrondissement, j’arrive !

Merci d'être revenu(e)!

ATTENTION : il y a deux votes à faire ! Plus d’infos par ici.

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Les premières minutes, j’avais peur d’être suivi. Je faisais des boucles dans des petites rues, je scrutais mes rétroviseurs, je me retournais sur mon siège pour bien regarder derrière moi… Personne n’était à mes trousses. Personne de visible en tout cas.
Hugo était étendu à l’arrière. Il dormait paisiblement malgré son pansement maculé de sang. De toute évidence, la plaie saignait à nouveau.
Tout le monde semblait avoir eu la même idée que moi : prendre la voiture. L’avantage dans mon cas est que cela me laissait le temps de réfléchir.

Réfléchir. Je devais réfléchir à tout ce qui venait de se passer. De toute évidence, mes ennuis provenaient de cet objet logé dans la prothèse. Je repassais un à un les différents éléments et je n’arrivais pas à trouver d’autres motifs à me poursuivre.

Cet objet devait donc avoir une certaine valeur, et aux yeux de mes poursuivants, il s’agissait d’une valeur bien supérieure à celle de ma vie. Si je voulais vivre, il fallait que j’assure mes arrières (comme Paris d’ailleurs) et que je mette cet objet en toute sécurité. Oui mais où ? (amateur de poésie et de finesse, je t’entends déjà hurler derrière ton écran la réponse… mais non, ce n’est pas la bonne réponse!).
Dans les films, les gentils ont toujours un coffre-fort pour déposer les trucs dangereux. Malheureusement, je n’étais pas dans un film et surtout ne disposais pas du moindre coffre.
Les amis. La solution était simple : il me suffisait de me rendre chez un de mes amis et de lui confier l’objet. Mais ce qui m’apparaissait comme simple risquait de l’être également pour mes amis Russes. Je ne pouvais pas me permettre de perdre cet objet et surtout je ne pouvais pas risquer de mettre en danger mes proches.
Non, il fallait que je trouve autre chose. Une consigne de gare ? Bof. Mettre l’objet dans un paquet et l’envoyer à je ne sais qui par la poste ? Bof bof…
Non, tout cela me semblait trop risqués. A moins que… Sandrine !

Sandrine était une très bonne amie. “Était” car elle ne l’est plus. Sandrine était la meilleure amie de mon ex. Après notre séparation, les occasions de nous voir ont été de plus en plus rares. Un dîner arrosé avec son nouveau Jules a mis fin à nos relations : né au Pays du Pastaga, il m’avait démontré avec un langage de palefrenier et moultes noms d’oiseau que son équipe de football était la plus grande de France… le pouvoir de l’éthanol et quelques bouffes avaient fait le reste… Marseille, Marseille… on t’en…

Sandrine. Personne ne penserait à elle : elle n’apparaissait ni dans mon agenda, ni sur la moindre de mes photos et vue qu’elle était la seule parisienne à ne pas encore avoir Internet chez elle, elle n’existait même pas dans mon carnet d’adresse. Je ne la mettrais donc pas en danger. Mieux encore, elle habitait non loin du Parc André Citroën !

Quarante cinq minutes plus tard, j’étais en bas de chez elle, rue de la Croix Nivert. J’avais laissé Hugo à l’arrière de ma voiture, il ne pouvait de toute façon pas marcher.
Son code était toujours le même, il était donc inutile de sonner et de tenter de lui expliquer ma venue au travers d’un interphone. Quelques cinq étages plus haut et à deux doigts de l’asphyxie, je tapais à sa sorte. “Sandrine, ouvre s’il te plaît, c’est important”. Son œil était collé au judas. Elle était venue sur la pointe des pieds. “Sandrine, je n’en ai que pour quelques minutes. Je suis vraiment dans la merde, ouvre !”. Elle s’exécuta et m’accueillit avec un visage fermé : “qu’est ce que tu fous ici ? tu as 2 minutes, Philou ne va pas tarder à arriver”.
Je ne voulais pas l’inquiéter mais je ne voulais pas non plus qu’elle prenne à la légère ce que je m’apprêtais à lui dire. “Je ne peux pas tout t’expliquer. Mais pour faire simple, je suis poursuivi par des russes. Ils ont tiré sur Hugo mais il s’en est sorti. Ils ont tenté de me kidnapper. Et je pense qu’ils font cela pour récupérer cet objet”. Depuis que je l’avais récupéré en toute hâte, c’était la première fois que je prenais le temps de le regarder. Il s’agissait un objet électronique. Une puce, un processeur peut être. Je n’avais aucune idée de ce que à quoi cela pouvait bien servir.
“Je suis ici car je n’ai pas d’autre personne de confiance à qui le laisser. Laisse moi le planquer chez toi. Dès que l’histoire sera réglée, je le récupère et je ne viendrai plus t’embêter”. L’interphone sonna : “c’est moi ! Fermes les volets et allume la télé, j’ai les sandwiches et le DVD”. C’était Philippe. Il était en bas.

Sandrine me regardait, bouche bée, sidérée par mon récit et paniquée par l’arrivée de sa moitié. Sans rien dire, elle prit l’objet dans mes mains et le fourra dans sa poche. “Pars vite, je ne veux pas qu’il te voit ici. Cache toi dans le couloir. Tu n’as pas intérêt à nous foutre dans la merde!”. Le temps de lui lancer un petit clin d’œil, je disparaissais dans la pénombre de son couloir tout en lui glissant “N’en parles à personne, vraiment à personne”. Un instant plus tard, précédé par les parfums de nourriture, Philippe arrivait et refermait derrière lui.

Cette odeur m’avait mis en appétit. Je n’avais rien mangé depuis trop longtemps. Il fallait également que je me change car j’étais vraiment trop visible dans cette tenue. Je reprenais ma voiture pour me rendre au centre commercial de Beaugrenelle à moins d’un kilomètre de là. En quelques minutes, je m’étais acheté un jean, un sweat et une paire de jumelles ! Un sandwich à emporter et hop dans la voiture. Hugo n’avait pas bougé. Il dormait avec une respiration vraiment faible.

La circulation était beaucoup plus fluide dans cette partie de la capitale. En un instant, j’avais parcouru les centaines de mètres qui me séparaient du Parc et je garais ma voiture le long du trottoir. En deux gorgées et trois bouchées, j’engloutissais mon repas gras et à moitié froid.
Je me changeais à toute vitesse et jetais mes jumelles dans le sac du Mcdo afin de ne pas trop me faire remarquer une fois dans le parc. Hugo dormait toujours. De toute façon, je ne pouvais pas le prendre avec moi. Alors que je fermais la portière, un homme m’interpela : “excusez moi Monsieur, je suis vétérinaire. Je vois que votre chien à l’arrière de la voiture saigne énormément. Mon cabinet n’est pas ici mais je vis à deux pas de là. Venez chez moi, je vais regarder ce qu’il a. Ce pansement est vraiment mal fait, il faut le refaire”.

Mais qu’est ce que c’est que ce type ! D’où il sort ? La trentaine, bien habillé, il pourrait bien être vétérinaire. Mais comment en être sur. D’un autre coté, Hugo saignait beaucoup. Il fallait le soigner. Mais comment savait il que j’avais un chien à l’arrière ? Comment a-t-il pu le voir ? C’est vrai qu’il saigne…

1- “Je vous remercie, c’est très gentil de votre part. Malheureusement, je dois impérativement me rendre à un rendez vous sur le champs. Dès que j’ai fini, je fonce chez mon vétérinaire”.

2- “Je vous remercie, c’est très gentil de votre part. Malheureusement, je dois me rentre à un rendez vous sur le champs. Mon chien saigne effectivement beaucoup. Donnez moi votre numéro, dès que j’ai terminé, je vous appelle et je viens chez vous.”

Que dois-je faire ?

  • 1- Mentir une nouvelle fois et ne pas lui faire confiance. (22,0%, 6 Votes)
  • 2- Noter son numéro et l'appeler aussitôt que possible. (78,0%, 21 Votes)

Nbre de votes: 27

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Je laissais donc derrière moi Hugo et le vétérinaire. La priorité absolue était Nastasia. J’espérais tant qu’il ne lui soit rien arrivée et surtout j’espérais tant qu’elle soit réellement de mon coté.

Je choisis l’entrée la plus éloignée des jets d’eau. Je devais être certain de pouvoir voir avant d’être vu. Je ne voulais pas prendre le risque de tomber nez à nez avec Nastasia ou l’un des Russes.
Il y avait du monde. Pas comme un Dimanche de Juin, mais tout de même, de nombreuses personnes profitaient de l’espace et du gazon. Je ne voyais aucun visage familier ou suspect aux environs.
Je devais maintenant trouver un endroit pour me planquer. A part quelques buissons, je ne voyais pas où je pouvais me cacher suffisemment bien pour voir sans être vu.

Se cacher. Me cacher. Mais où ?
Soudain, la réponse s’érigea sous mes yeux. Comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? J’étais venu là il y a de nombreuses années. A l’époque, mon ex partageait encore ma vie. A l’époque, nous étions jeunes, insouciants et heureux. Qu’elle était loin cette époque… Nous avions pique-niqué dans le parc et comme tant de parisiens nous avions passé l’après midi à bronzer. Pour terminer cette merveilleuse journée, nous étions allés dans la montgolfière du Parc. Attaché au sol, ce ballon permettait en quelques minutes, et sans le moindre effort, de voir Paris sous un angle imparable… voir Paris mais également le Parc !

Très fier de mon idée, je prenais un billet. Il valait mieux qu’elle arrive rapidement car sinon cet après midi allait me couter une fortune. Une dizaine de minutes plus tard, le ballon s’élevait. Je dominais le Parc et Paris de 150 mètres.

Mes jumelles puaient la friture et étaient partiellement recouvertes de graisse. Génial.

Je scrutais les jets d’eau et les entrées alentours. Identifier quelqu’un était beaucoup plus compliqué que je ne l’imaginais. Le ballon bougeait au grè du vent. Les gens bougeaient au grè de leurs jambes…

Alors que nous amorcions la descente, je la vis arriver, à droite des fontaines. Elle arrivait par une allée dégagée. Elle semblait tendue, stressée. Le ballon perdait de l’altitude mais je continuais à la voir sans aucune difficulté. Comme prévu, elle s’assit non loin des jets d’eau. Soulagé de la voir saine et sauve, je m’apprêtais à ranger mon équipement de petit espion quand derrière elle, je vis un Russe !

Debout à une cinquantaine de mètres d’elle, il faisait semblant de regarder les fleurs. Je ne savais pas si elle l’avait vu. Mais il était difficile d’imaginer qu’elle ne l’ait pas vu tellement il n’était pas discrêt avec sa carrure de déménageur et sa coupe de militaire. Alors que je n’étais plus qu’à une vingtaine de mètres d’altitude, j’aperçus de l’autre coté des jets un autre Russe. “Merde! Ils sont là!”.
Une fois de plus, je ne savais pas quoi penser. Était elle avec eux ou les avait-elle amenés jusqu’ici sans le savoir, à l’insu de son plein gré ? Peut être avait elle été menacée ou violentée…
Le ballon venait d’attérir. Je devais descendre et prendre une décision radicale.

1- De toute évidence, elle est avec eux. C’est elle qui les a guidé jusqu’ici. Bye bye Nastasia. Je récupère Hugo et je fonce directement au commissariat le plus proche tout raconter à la police.

2- Elle est en danger ! Ils l’ont suivi et si je ne la sors pas de là, ils vont s’en prendre à elle. C’est à présent à mon tour de lui rendre service. J’écrivais sur un bout de papier les instructions qu’elle devait suivre et j’interpellais le premier vendeur d’eau que je croisais : “allez donner ce petit papier discrètement à la dame assise là bas et je vous donnerai l’autre moitié de ce billet”. Je déchirais en deux un billet de 50 euros et en glissais la moitié dans sa poche.

Que dois-je faire ?

  • 1- Je laisse la femme, je prends le chien et je vais voir la police. (15,0%, 4 Votes)
  • 2- Je la sors d'ici ! Nastasia, attends, j'arrive ! (85,0%, 22 Votes)

Nbre de votes: 26

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Allo les pompiers, la maison qui brule…

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Ni une, ni deux. Je saisis mon téléphone : “Oui Monsieur… oui, l’appartement du 3ème étage brûle. Il y a une forte odeur de fumée… Non, monsieur… non, il ne s’agit pas d’une odeur de cuisine… non, j’ai tapé, personne ne répond… oui dépêchez vous”.
En un regard, on s’était quasiment tout dit : “je crois qu’il ne m’a pas cru. Je ne suis pas certain que le plan fonctionne”.
Pourtant, moins de deux minutes plus tard, une sirène déchirait le calme régnant dans le quartier. Malheureusement, il ne s’agissait que d’une pauvre camionnette.
Penché légèrement en avant, je pouvais la voir arriver, à vitesse modérée. Les informations données n’avaient pas été crédibles. L’opérateur n’avait envoyé qu’un véhicule léger pour s’assurer qu’il ne s’agissait que d’une mauvaise plaisanterie. Mais où sont passés les tuyaux (vous préférez cette version ?) ?
Mon ami Russe semblait toutefois légèrement inquiet, voire agacé. Il regardait dans toutes les directions. Il devait se douter que la soudaine arrivée des pompiers n’était pas un pur hasard.
La camionnette s’immobilisa devant l’immeuble. Une sorte de caricature de pompier s’extirpa du véhicule : grand, musclé… j’aurais parié 100 euros que sous son casque se cachait un visage d’ange tanné par le soleil
Si tôt sorti, il dégaina un talkie et communiqua avec sa caserne, sans doute pour l’informer qu’il n’y avait rien de suspect.
“Merde, le plan a échoué. Pire, j’ai réussi à éveiller les soupçons du Russe !
- Attends, j’ai une idée ! Donnes moi tes clés”.
Un instant plus tard, elle avait disparu… avec mes clés. Sans savoir pourquoi, je craignais qu’elle ne fasse une grosse connerie. Si j’avais déclaré aux pompiers qu’il y avait un feu au 3ème étage, c’était uniquement pour que, au cas où le russe venait à prendre connaissance de ce détail et décidait d’y aller en personne, il ne vienne pas chez elle. Mais il n’avait jamais été question de se rendre dans mon appartement, c’était beaucoup trop risqué.
Deux minutes plus tard, elle revenait, essoufflée. Dès son entrée, elle enchaîna d’un ton autoritaire : “J’espère que tu ne m’en voudras pas. Bon, il va y avoir un grand bordel (ou pire…?). Attends encore une bonne minute puis fonce au parking avec Hugo. On se rejoint au Parc André Citroën. Attends moi devant les jets d’eau. A tout à l’heure”.
J’étais resté muet. On aurait dit un militaire. Un général même. Des ordres. Précis. Clair. Un ton directif. Elle était repartie sans que je ne puisse dire un mot. D’ailleurs maintenant, je ne savais que faire. Suivre aveuglément ses instructions ou au contraire trouver une autre idée ?
Les évènements s’enchaînèrent à une telle vitesse que je dus décider plus vite que je ne l’aurais voulu. Dans la minute qui suivit son départ, comme elle l’avait annoncé, un cri retentit. “Du gaz, du gaz, ça pue le gaz!”. C’était Nastasia. Les cris semblaient venir de chez moi. “Il y a de la fumée. Au secours. Dépêchez vous, ça sent le gaz!”. Effectivement, ça sentait le gaz. Je ne voyais pas de fumée mais je commençais clairement à ressentir l’odeur si particulière du gaz de ville. Mais qu’avait elle fait ?
Il fallait agir. Le Russe était toujours là. Particulièrement tendu, il s’était mis à couvert et fixait l’entrée de l’immeuble. Je ne pouvais donc pas sortir par là. Il ne me restait qu’une seule solution : le parking.
Quelques secondes plus tard, alors que je commençais à tirer Hugo en direction de la sortie, une armée de pompiers arriva. Les sirènes se multipliaient. L’alerte au gaz semblait avoir produit son effet. Les passants furent priés de s’éloigner et mon ami de l’Oural ne put s’y opposer. Le plan fonctionnait. Il fallait saisir cette occasion. Je traînais Hugo dans le couloir. L’odeur de gaz était vraiment présente. Qu’avait elle fait ?
L’ascenseur arriva assez rapidement. Quand les portes s’ouvrirent, une odeur de fumée et de plastique brûlé s’en échappa. Mais bordel, qu’avait elle fait !!!
L’instant d’après, je chargeais Hugo dans la voiture et sans me poser plus de questions, je déguerpissais comme un voleur pour la seconde fois de la journée de mon immeuble.
Foutue journée.
Tandis que je sortais du parking, situé à l’opposé de l’entrée piétonne de l’immeuble, je voyais arriver de toute part des camions de pompiers. Effectivement, elle avait mis un beau bordel. Derrière moi, les premiers soldats du feu montaient des barrières pour tenir les badauds éloignés. La rue était fermée, personne ne pouvait me suivre. Nous avions réussi.

1- Direction le Parc André Citroën. Je dois aller rejoindre Nastasia. J’espère qu’elle n’a pas été blessée. Et puis, ce sera l’occasion de faire pisser Hugo.

2- Direction le Parc André Citroën. Nastasia a été quand même impressionnante… trop d’ailleurs. Je vais me planquer et voir si elle arrive seule. Il est temps de devenir prudent.

3- Il faut savoir arrêter les conneries. De toute évidence, j’ai eu de la chance de m’en sortir. Mais ça ne va pas durer éternellement. Je vais aller me mettre au vert un moment, en espérant que cela se calme. Nastasia est fort sympathique, mais je préfère être vivant avec mon chien que mort à ses cotés!

Que dois-je faire ?

  • 1- Au parc André Citroën ! Et il faut que je pense à lui acheter des fleurs. (16,0%, 7 Votes)
  • 2- Au parc André Citroën ! Et il faut que je me cache dans les fleurs. (69,0%, 31 Votes)
  • 3- Le plus loin possible du parc André Citroën ! Je sserai toujours à temps de lui envoyer des fleurs. (16,0%, 7 Votes)

Nbre de votes: 45

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Nastasia, je te le dirai pas. Na !

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Faire diversion ! Il fallait que je devienne prudent.
“Con de chien, je vais t’apprendre les bonnes manières!”. Alors que je faisais semblant de me préparer à lui filer un grand coup de pied, Nastasia, horrifiée, hurla un grand “noooooooooon”. Stoppé dans mon élan, je restais debout, une jambe en l’air, tandis qu’elle m’expliquait que ce n’était pas grave et qu’elle allait nettoyer. Pendant qu’elle prenait son balais, je ramassais le mystérieux objet et sans pouvoir jeter le moindre regard, le glissais dans ma poche.
“Excuse moi, je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Je crois que je suis un peu sur les nerfs“.
Elle m’adressa un sourire charmeur, m’indiquant que cela n’était pas grave. Elle était décidément adorable… ou la reine des faux culs ! je m’apprêtais quand même à taper sur un chien qui venait de prendre une balle !
Les dégâts du chien nettoyés, je pris un second café, sans alcool cette fois-ci, et lui racontai la fin de mes aventures.
“Tu es fou d’être revenu ici ! Ils auraient très bien pu t’attendre!”.
Oui, je sais, je suis trop fort… ben allez, saute moi dessus…
“Oui, je sais, je suis trop fort…”. Elle explosa de rire tout en restant confortablement assise dans son fauteuil. Pffffff… vie de merde journée de merde.
Alors qu’on échangeait différentes théories plus ou moins fantaisistes sur K, les Russes, le cadavre, je marchais dans le salon, espérant trouver un détail qui me permettrait de faire un lien entre ma charmante nouvelle amie et mes délicats poursuivants.
Des livres, des livres, des livres. Si ses études en médecine étaient une couverture, elle s’était donnée beaucoup de mal pour que ses étagères ressemblent vraiment à celles d’une étudiante en médecine. Je continuais à fouiller du regard. Tickets de métro, prospectus… Pas une photo, pas un truc personnel. Pas même un gadget top tendance. Alors que je passais devant la fenêtre, mon regard fut attiré dehors. Le Russe du métro était là, appuyé sur le mur face à l’entrée. Il faisait semblant de lire le même journal que tout à l’heure. Par réflexe, je me jetai à terre sous le regard interloqué de Nastasia.
“Il est là ! Le gars qui me coursait tout à l’heure dans le métro ! Il est en face, avec son journal.”
Elle s’avança jusqu’à la fenêtre, me donnant tout loisir pour reluquer ses longues jambes arrêtées à quelques centimètres de mon visage.
“Tu es sur que c’est bien lui ? Il est en train de téléphoner à quelqu’un. Tu crois qu’il t’a vu ?”.
Bonne question. Je n’y avais pas pensé. S’il m’avait vu, j’étais de toute évidence en danger, tout comme Nastasia d’ailleurs.
“Il ne regarde jamais vers ici. Il semble regarder vers le haut de la rue mais je ne vois personne”.
Il fallait agir vite. Sans doute attendait il des renforts.

1- Tant qu’il est seul, il ne peut pas couvrir deux endroits à la fois. Dans quelques minutes, avec ses renforts, ce ne sera plus le cas. Il faut foncer à la voiture et partir avec Hugo.

2- Il est seul… de ce coté. Rien n’indique qu’il n’y ait pas un autre gars prêt à nous cueillir de l’autre coté. On ne peut pas prendre ce risque. Tant pis, Hugo ne risque pas grand chose. On va le laisser là et on va s’éclipser par le toit.

3- Il a l’air seul mais pour combien de temps ? Impossible à affirmer. Et puis, de toute façon, je ne peux pas laisser Hugo ici. Je sais ce qu’on va faire : on va appeler les pompiers pour leur dire qu’il y a le feu et profiter de la confusion pour nous échapper.

Que dois-je faire ?

  • 1- Foncer au parking (34,0%, 14 Votes)
  • 2- Grimper sur les toits (15,0%, 6 Votes)
  • 3- Allo les pompiers (51,0%, 21 Votes)

Nbre de votes: 41

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Wanted Hugo : dead or alive

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Hugo ! Pauvre chien. Je l’ai envoyé au casse pipe. Ceci dit, en tout honnêteté, au risque de faire hérisser les poils de Brigitte en disant cela (Bardot hein… pas l’autre!) mieux valait lui que moi !

Il fallait tout de même que je fasse quelque chose. Il y a encore quelques heures, j’étais prêt à lui faire manger ma chaussure pour l’empêcher de manger l’os du femme que je ne connaissais pas. Même si cette idée ne me réjouissait guère, je ne pouvais quand même pas le laisser dans mon salon !

Le commissariat se trouvait juste devant l’entrée des Halles. Quelques instants plus tard, je déambulais dans les couloirs du métro. J’aurais pu retourner immédiatement chez moi mais cela me semblait beaucoup trop périlleux. En effet, lorsque la Police est venue interrompre notre petite partie de “tartes dans ta gueule“, les Russes se sont volatilisés. Ils ont très bien pu me suivre jusqu’au poste et attendre tranquillement ma sortie.

J’ignorais toujours pourquoi ils s’en étaient pris à mon chien et moi. Mais de toute évidence, cela devait avoir un rapport avec le corps qu’on avait découvert (et que mon coéquipier avait partiellement goûté!).

Je marchais toujours dans les couloirs du métro. Malgré le monde, je sentais continuellement une présence derrière moi, un regard. La peur m’empêchait de me retourner. Étais-je réellement suivi ou était-ce juste de la paranoïa ? Marcher dans les couloirs ne suffirait pas à semer d’éventuels poursuivants. Je devais monter dans une rame. Encore fallait-il savoir où aller !

Et si j’allais chez Martine ?
Martine était la mère d’un ami. Très accueillante, elle vivait à Pontault Combault. Elle était suffisamment proche pour m’accueillir tout en étant suffisamment éloignée de ma vie tumultueuse pour ne pas lui attirer de problèmes ; les Russes ainsi que K mettraient sans doute de longues heures avant de se rendre compte qu’elle n’a aucun rapport avec ce qu’ils recherchaient.

Je devais donc prendre le RER. Tandis que je déambulais dans les longs couloirs, je continuais à sentir cette présence derrière moi.  Arrivé sur le quai, je me positionnais en tête de train. Afin de vérifier mes soupçons, je m’agenouillais pour refaire mes lacets et regardais du coin de l’oeil dans le miroir réservé au conducteur du RER si je reconnaissais quelqu’un dans mon dos. Bordel ! Celui qui avait cogné ma joue quelques instants plus tôt était bien là, essayant de se cacher derrière un journal gratuit qu’il avait du ramasser dans les couloirs.

Soupçonner d’être suivi est une chose. Mais le constater en est une autre. Désormais, j’avais l’avantage. Je reprenais donc la posture que l’on se doit d’avoir quand on est parisien et qu’on attend son métro : droit comme “i”, le regard vague et je tirais la gueule. Derrière ce masque, je réfléchissais à la tactique à adopter.

Le train entra en gare. Je me mis sur le coté pour laisser sortir les gens. J’étais dans le sens inverse de marche : je pouvais donc voir mon poursuivant et le reste du train. Craignant d’être démasqué, le Russe se cachait tant bien que mal derrière son journal et se jeta dans le train dès qu’il le pu. Rapidement, il fut encerclé par la foule puis poussé au fond. J’étais encore sur le quai, laissant entrer les personnes à mes cotés. Puis ce fut mon tour. J’étais le dernier. Le quai était désert, toutes les personnes étant montées à l’intérieur. A mon tour, j’entrais et me positionnais là où il restait de la place, c’est à dire à l’entrée de la rame. La sonnerie retentit. Alors que le mécanisme de fermeture des portes s’engagea, je bondis du RER. Les portes venaient de se fermer, piégeant mon poursuivant à l’intérieur.

La rage qu’exprimait son regard me glaça les os. Il me dévisageait tout en s’éloignant. Ce mec ne rigolait vraiment pas. Je ne savais toujours pas pourquoi tous ces gens étaient à mes trousses mais je voyais bien que ma vie n’était pas un problème pour eux.

Il fallait que je me dépêche. Le temps pour lui d’arriver à la prochaine station et de revenir ici lui prendrait un bon quart d’heure. Sans compter qu’il pourrait très bien avertir ses collègues de ma fuite.
Je me dirigeais donc vers la sortie. Une fois dehors, alors que je me dirigeais vers mon appartement, un doute surgit : et s’ils m’attendaient en bas de chez moi ?
Changement de tactique. Je fis un geste au premier taxi venu. Tandis que je lui donnais mon adresse, je fus accueilli avec toute la politesse parisienne “Mais vous vous foutez de moi ? c’est tout juste à deux cent mètres!”. Un billet de dix euros calma mon chauffeur et finalement quelques instants plus tard, il me déposait presque avec le sourire à l’intérieur de mon parking. Après une inspection sommaire, je me dirigeais vers l’ascenseur et le 4ème étage. Je ne voulais pas aller directement chez moi pour ne pas tomber nez à nez avec qui que ce soit ni retourner au 5ème étage de peur que quelqu’un ne s’attende à me voir revenir par le toit. Une fois au 4ème, j’ouvrais timidement la porte de l’escalier de service. Personne. Je descendais d’un étage. Là non plus personne. Ils me pensaient sûrement trop malin pour revenir ici. Les cons !

Une surprise m’attendait. La porte de mon appartement était fermée ! Pas un bruit à l’intérieur. Tel un gamin, j’appuyais sur la sonnette avant de partir me cacher dans le couloir. Rien. Toujours pas de bruit. A moitié rassuré, j’ouvrais la porte de l’appartement. Merde !

Hugo n’était plus là. Seule une tache de sang rappelait sa présence. L’appartement était sans dessus dessous, mon lit et mon canapé déchirés, mes livres renversés. Même le bac à glaçon de mon congélateur avait été fouillé ! Et mon chien avait disparu… Alors que je parcourais mon appartement pour essayer de trouver quelque chose d’intact, une nouvelle surprise m’attendait dans ma salle de bain. Sur le miroir était écrit en gros, au rouge à lèvre : C’EST QUAND TU VEUX !

Bordel de queue ! Étant donnée la tournure des évènements de ces dernières heures, mon premier réflexe fût de penser à un rapt et une demande de rançon. Puis, de retour à la lucidité, un demi-neuronne suffit pour arriver à penser qu’on ne kidnappe pas un chien mourant voire mort. Non, “c’est quand tu veux” signifiait autre chose. “C’est quand tu veux” était la phrase que je répétais chaque soir que je croisais, un verre dans le nez, l’étudiante en médecine de l’étage du dessous. Chaque fois, elle me répondait que quand viendrait le moment elle me le ferait savoir. Étant donnée qu’elle n’avait pas ma clé, il paraissait évident qu’elle était venue alors que la porte était encore ouverte. Quelques instants plus tard, je frappais à sa porte. Après avoir regardé par son judas, elle m’ouvrait la porte puis me serrait dans ses bras. Hugo était là. Elle lui avait apposé un énorme bandage autour du thorax. Il était donc vivant.

“Mais qu’est ce qui se passe ? J’étais tellement inquiète ! Où étais-tu passé ? Qui a tiré sur ton chien ?”.

1- Elle avait pris de gros risques : alertée par le bruit, elle était venue chez moi et avait ramassé mon chien se vidant de son sang puis l’avait soigné. Je devais lui épargner de nouveaux problèmes. Je vais lui raconter un gros mensonge et m’éclipsais pour la laisser en dehors de tout ça.

2- Elle avait pris de gros risques : alertée par le bruit, elle était venue chez moi et avait ramassé mon chien se vidant de son sang puis l’avait soigné. Je me devais de lui raconter tout ce que je savais. Elle est courageuse, majeure et surtout intelligente. Elle pourra m’aider ou au contraire me demander de ne pas l’impliquer plus dans mes problèmes.

Que dois-je faire ?

  • 1- La remercier et lui raconter n'importe quoi (29,0%, 15 Votes)
  • 2- La remercier et lui raconter toute l'histoire (71,0%, 37 Votes)

Nbre de votes: 52

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Qui ne saute pas

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Les sourires se crispaient. Seuls K et mon voisin de droite parlaient. Cela me faisait penser vraiment à du russe. Culturellement, il faut dire que je suis très calé dans ce domaine. J’ai passé de longues heures à les étudier en profondeur enfoncé dans mon canapé. Mais, sans doute le ton employé et les pistolets prêts à être dégainés me faisaient douter de leur intention de passer à l’ouest.

Tout le monde semblait m’avoir oublié. Pas un regard, pas une attention. Pas même une fleur ou un demi. Rien. Whalou ! Étant de toute évidence de trop, je décidais de partir doucement par la gauche, afin de ne pas perturber la conversation. Si cela semblait être la meilleure décision, cela devait l’être avant tout pour mon dentiste. A peine avais-je entamé mon second pas que mon voisin de gauche, sans ouvrir sa bouche ni sortir son pistolet, me fit comprendre que je ne devais pas aller plus loin. Son bras tendu, de la taille de mes mollets, venait de rebondir sur mon visage. Effet garanti. On bouge plus.
L’attroupement n’avait pas été perturbé par ma tentative de fuite. Toujours pas un regard pour moi. Pas même une poche de glace pour ma joue qui me faisait tant souffrir. Salauds !

Tout d’un coup, la situation sembla se débloquer. K, après avoir lancé une phrase pleine d’autorité, saisit mon bras et me tira de son coté. Une fois de plus, avant d’avoir effectué mon second pas, celui qui venait de me transformer en demi-hamster me saisit par l’autre bras pour me tirer à lui.

Et dire que pendant ce temps, personne ne bronchait ! Il y avait du monde partout. Des flics, des touristes, des gens qui allaient bosser. Tout le monde nous regardait. Mais tout le monde baissait la tête en passant devant nous.

La situation se tendait à tel point que je commençais à percevoir une odeur de sapin. Et s’il s’agissait de mes derniers instants de vie ? Je vais pas finir ici, sur le trottoir ! A mourir jeune, autant terminer ivre mort après une nuit d’excès dans le plus bel endroit de Paris !

Non, je ne pouvais pas accepter cette fin. D’autant que n’ayant jamais eu de sentiments anti-russes et ayant toujours payé mes impôts et mes PV à temps, je ne voyais aucune raison légitime à terminer avec une balle russe ou française dans mon corps.

Au loin, une bande de jeunes, passablement ennervés, arrivait. Ils portaient tous des écharpes du PSG. Vu leur état, leurs discussions agitées, c’était évident : Paris avait pris une branlée. Encore. La tension était déjà palpable ces dernières semaines. Là, j’imagine que ce devait être l’effervescence. Vue l’heure, ils avaient du faire le déplacement jusqu’à l’entraînement des joueurs pour leur expliquer, avec leurs mots, leur mécontentement.

Eux aussi passèrent devant nous sans broncher. Seul le Paris Saint Germain les intéressait. Seul le Paris Saint Germain et… Je tenais ma porte de sortie ! Mettant de coté les éventuelles conséquences de ce que je m’apprêtais à faire, je raclais ma gorge et hurlais à leur passage “Allez l’OM !!!“.

Le groupe stoppa net. Une bonne vingtaine de nouveaux yeux se fixaient sur moi. K comprit tout de suite la situation leur présenta ses excuses tout en me mettant une bonne bouffe sur ma joue déjà gonflée. Après quelques insultes et noms d’oiseau, le groupe fit demi-tour. Mon plan avait échoué. A moins que… “Paris on t’encule ! Allez l’OM ! Vive Bernard Tapis ! Paris paris on…”. J’étais allongé par terre, le souffle coupé par un poing russe ayant fait connaissance avec moi foie. A croire que même en Russie on connaît les chants culturels français.

Ma dernière tentative avait cependant fonctionné. Le groupe furieux revenait. Les insultes fusaient de toute part. Ne pouvant plus hurler d’insanités sur mon équipe préférée, je mettais toute mon énergie à fixer droit dans les yeux le plus énervé du groupe et à lever fièrement mon majeur à son encontre. C’était parti. Coups de pied. Coup de poing. Un des supporters enrageait sortit une matraque. Ouillaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaade comme on dit dans le sud.

Déclencher une bagarre générale Boulevard Sébastopol n’est pas chose aisée. Dans une autre situation, j’aurais pu être fier de cet exploit. Là, non. La violence était étonnante. Et la cavalerie ne mit pas longtemps à arriver. Moins d’une minute après le début des hostilités, de nombreux CRS, stationnés à quelques mètres de là, arrivaient. Dès leur arrivée, ils se concentrèrent sur les supporters enragés. K, ses amis et les Russes en profitèrent pour s’éclipser. Une dizaine de minutes plus tard, j’étais jeté dans la cellule du commissariat des halles. Par bonheur, le policier avait accepté de ne pas me mettre dans la même cellule que celle des supporters.

Moins d’une demi-heure plus tard, un policier m’invitait à le suivre. Il m’invita à entrer dans une salle d’interrogatoire où m’attendait K ! Bordel mais qu’est ce qu’il fout là !

K, après m’avoir félicité pour ma baston qui lui avait couté une bonne griffure sur son costume, me posa une série de questions sur les Russes. Oui, ils sont bien russes. C’est la seule information qu’il daigna me donner avec une autre que je connaissais déjà : ils sont extrêmements dangereux.

K refusa de m’indiquer qui il était, s’il était de la Police ou de je ne sais quoi. Incapable de donner de lui nouveaux renseignements, il semblait toutefois convaincu par mes déclarations et finit par m’indiquer que j’étais libre et me conseilla de faire attention à moi.

Il appela un policier qui m’escorta jusqu’à la sortie du commissariat.

Ma libération avait été aussi rapide que surprenante. Sans doute K pensait que je mentais sur de nombreux points et il voulait sans aucun doute me suivre. J’ai intérêt à être prudent.

1- Il faut que je retourne voir Hugo. Je ne peux pas le laisser comme ça se vidant de son sang dans mon appartement. Je vais prendre différentes lignes de métro avant d’y aller histoire de perdre mes éventuels poursuivants.

2- Il faut que j’aille tout raconter à un journaliste. Une fois que l’histoire sera connue de tous, les Russes me foutront la paix ! “Taxi ! Amenez moi…”.

3- De toute façon, ils vont bien finir par comprendre que je n’ai rien à voir dans cette histoire. Il me faut un remontant. Allez, au café. Rien de tel qu’une bonne cuite le matin.

Que dois-je faire ?

  • 1- Foncer chez moi voir Hugo (68,0%, 21 Votes)
  • 2- Foncer voir un journaliste pour lui raconter toute l'histoire (19,0%, 6 Votes)
  • 3- Foncer dans un café boire des whiskyes (13,0%, 4 Votes)

Nbre de votes: 31

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Ps : je vous prie de m’excuser pour le retard dans la publication de cet épisode. Pour que tout le monde puisse voter, les votes se poursuivront jusqu’à demain, 7h.

Si tu vas à la chasse au sanglier…

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Si tu vas à la chasse au sanglier, prépare ta tombe ; si tu vas à la chasse à l’ours prépare un bon lit (C’est un dicton polonais. Je n’ai rien compris. Mais je ne suis pas chasseur.).

La feinte de l’ours. De toute évidence, le meilleur choix. A peine descendu de l’échelle, je n’eus que le temps de me tourner et d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur. Une fraction de secondes plus tard, la porte de service s’ouvrait. Deux hommes au physique imposant entraient.
Feignant d’être doucement surpris par leur arrivée, je tournais la tête calmement puis leur adressais un poli et timide signe de la tête, avant de me retourner comme le ferait n’importe qui.

Ma présence semblait toutefois les embarrasser. Ils murmuraient entre eux. L’un semblait vouloir faire quelque chose qui n’était pas du goût de son complice. Après quelques brèves hésitations, l’un deux montait à l’échelle tandis que l’autre m’apostrophait : “Vous voir petite fille avec un chat monter toit ?”.

Non, du con! J’ai vu ta femme à poil qui invitait une équipe de rugby à faire une partie de touche pipi !

“Non, désolé monsieur. Il doit y avoir un technicien là haut, il l’aura peut être vu”.
Sans le moindre merci, l’impoli se dirigea vers l’échelle et hurla un truc. La réponse ne se fit pas attendre et de toute évidence elle était négative. Il n’avait rien vu sur le toit : pas de propriétaire de chien boueux, pas de technicien, pas de petite fille avec un chat et encore moins la femme de son collègue.

L’ascenseur prenait tout son temps. Quelqu’un devait charger quelque chose et gardait la porte ouverte ; à moins qu’un complice ne l’ait bloquée en bas pour me rabattre vers l’escalier. Plus les secondes s’égrainaient, plus il m’était difficile de contenir ma nervosité.

Mes compagnons de cache-cache étaient à nouveau réunis. Ils murmuraient à nouveau de nouvelles choses. Peut être parlaient-ils de moi ?
N’arrivant plus à me contrôler, j’appuyais une nouvelle fois sur le bouton d’appel. C’était parfaitement inutile. Un ascenseur ce n’est pas une femme : il suffit qu’on lui dise une fois de venir pour qu’il écoute !

Les portes finirent par s’ouvrir. Alors que je m’engouffrais à l’intérieur, les deux sauvages me collèrent de près. Pourquoi étaient-ils entrés ? S’ils avaient compris que j’étais leur homme sans doute m’auraient-ils déjà tué. Non, ils ne savent pas que c’est moi. A moins que eux aussi ne fassent la feinte de l’ours !

Les étages défilaient lentement. Personne ne parlait. Tous deux me regardaient puis échangeaient des regards. Je commençais à transpirer. Que faire ? Par réflexe, je me mis à regarder mes chaussures. Mes baskets boueux et déchirés contrastaient vraiment avec ma tenue. On aurait dit que j’avais braqué un gars des beaux quartiers après avoir marché deux ou trois ans avec les mêmes chaussures dans un marais.

Terrifié par l’idée qu’ils se mettent eux aussi à regarder mes pieds, je ne savais plus quoi faire. Toujours pas réflexe, je plongeais ma main à l’intérieur de ma veste pour en sortir le premier objet venu et jouer avec… et, sans même être élu, c’est ce que je fis !

Nous étions donc trois dans cet ascenseur. Deux méchants et un gentil. Deux méchants sans doute armés d’un ou plusieurs pistolets et un gentil, passant ses nerfs avec le premier objet trouvé dans sa poche : la laisse du chien !

Ce n’est que quelques millisecondes après l’avoir sorti que je me rendis compte de ma connerie. Trop tard, je ne pouvais plus faire machine arrière. Peut être n’ont ils rien vu.

Arrivés au rez-de-chaussée, les portes s’ouvrirent. Tel James Bond, chaque gars glissa sa main à l’intérieur de sa veste. La prochaine fois que je me fais courser, j’espère que ce sera sur une plage. Les armes sont beaucoup plus difficiles à cacher, même pour un 007.

Ils jetèrent un regard furtif dans le hall. Forcément, le fugitif n’était pas là. D’un signe de la tête, ils me firent comprendre que j’avais une demi-seconde pour sortir de là avant qu’ils ne remontent avec l’ascenseur. Il ne m’en fallu qu’un quart pour sortir et m’éloigner en direction de la porte vitrée de l’immeuble puis de la rue.

De toute évidence, je n’avais pas été assez rapide. Tandis que j’ouvrais la porte, l’un d’eux vit sans doute la laisse. Il poussa un cri et avant d’avoir pu m’enfuir, je sentis un objet fin dans mes cotes. Un pistolet je présume. Sans me dire le moindre mot, sans même me féliciter pour ma subtile feinte, chacun me saisit un bras et ils me poussèrent dehors. Marcher en étant tenu par les bras est déjà désagréable, mais ce n’est rien comparé au pistolet logé entre deux cotes.

Tandis que nous dévalions le Boulevard Sébastopol en direction de la Seine, quatre hommes surgirent de je ne sais où. Non seulement je les connaissais mais plus surprenant encore mes doux porteurs semblaient aussi les connaître : il s’agissait de K et ses amis !
Tout de noir vêtu, ils avaient eux aussi glissé leur main dans leur veste. Un geste de gentleman pour indiquer délicatement la présence d’une arme je suppose. K se mit à parler. Il parlait leur langue. L’échange semblait courtois. A la suite de cette joute verbale, l’arme pointée dans mon dos regagna la veste de son propriétaire. La discussion repris. Ils me lâchèrent les bras, beaucoup plus préoccupés par les hommes en noir que par moi. Je me trouvais donc en plein coeur de Paris, entouré de six personnes, toutes armées, avec une main enfoncée dans leur veste.

1- God bless les baskets ! Pendant qu’ils sont là à se menacer mutuellement, je pars en courant ! Encore quelques mètres, je bifurque à droite et je disparais dans les halles. Ils ne sont pas prêts de me retrouver.

2- God bless K ! Ce mec a l’air balaise et finalement il doit être de mon coté. Je n’ai qu’à faire quelques pas et me blottir contre lui. “Oh, mais il est super votre costume. Je peux le toucher ? C’est doux, c’est neuf ?“.

3- God bless la peur de bouger ! On se trouve à l’endroit de Paris où il doit y avoir plus de policiers que de touristes. Il va bien en avoir un qui va voir notre petit attroupement et qui va venir voir.

Que dois-je faire ?

  • 1- Courir ! (29,0%, 11 Votes)
  • 2- Se blottir ! (34,0%, 13 Votes)
  • 3- Attendre ! (37,0%, 14 Votes)

Nbre de votes: 38

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Pan pan pan

Précédemment dans “Si j’aurais…”

Tout se passa très vite.
Hugo entra dans l’appartement. Moins d’une seconde plus tard, il émis un grognement puis… un gémissement. Entre temps, un coup de feu était parti. Le bruit était cependant étouffé. Peut être un silencieux. Surement d’ailleurs. J’ai un vague souvenir d’une émission de Bonaldi dans laquelle ils testaient, en compagnie de son acolyte Goner, un silencieux et s’étonnaient tous deux du bruit différent de celui que l’on entend régulièrement au cinéma et des progrès réalisés en la matière.

Un silencieux !
Merde ! Merde ! Merde ! Sans la moindre once de réflexion, j’appuyais sur le bouton de l’ascenseur qui, s’ouvrant sur le champs, émis un bip dont seuls un fabricant d’ascenseur peut avoir suffisemment de mauvais gout pour prévoir d’installer un truc qui va réveiller les habitants durant la nuit… et qui le cas échéant va les conduire à la mort !
Alors que je n’avais pas encore bougé le moindre orteil, des voix se firent entendre dans mon appartement. Ils ne parlaient pas français. Polonais, peut être russe ou ukrainien… en gros, ils venaient de l’Est !

Tandis que les voix s’approchaient, je rentrais dans l’ascenseur et me plaquais contre la cloison pour ne pas être vu. De toute évidence, c’était peine perdue. L’un des salauds hurla un truc qui devait vouloir dire : “là bas ! il essaye de partir avec l’ascenseur ! il faut le buter, lui ouvrir le ventre et le donner en pâture aux cochons”. Aussitôt leurs jambes se mirent en action.

Ces secondes semblaient durer des heures. Alors que les portes étaient toujours ouvertes, l’un des assaillants bifurqua pour ouvrir la porte de l’escalier de secours. Il voulait surement me doubler et me cueillir en bas… si j’y arrivais.

Dans un éclair de lucidité, j’appuyai sur le bouton du 5ème étage. Une fraction de seconde plus tard, les portes se refermaient, suffisamment rapidement pour ne pas avoir à faire connaissance avec mes visiteurs.
Sitôt arrivé, je renvoyais l’ascenseur au -1, au niveau du parking. Ce niveau étant réservé aux locataires et il fallait une clé pour y accéder. Il leur faudra surement un bon moment avant de l’atteindre ou de comprendre que je me trouve encore dans l’immeuble.

Le 5ème étage est l’identique du 3ème à deux détails près : je ne possède aucune clé pouvant ouvrir un des appartements et il ne se trouve a priori personne ici voulant ma mort, enfin, pour l’instant du moins.

L’immeuble semblait étonnement calme. Pas un bruit. Pas un cri. Rien. L’ascenseur ne bougeait pas. Personne ne courait dans les escaliers. En même temps, sans être un grand spécialiste des assassins, je suppose que dans cette profession on évite de se faire remarquer.
Il faut que je bouge si je ne veux pas finir comme… Hugo ! les enfoirés !

N’ayant aucune envie de recroiser mes nouveaux amis, je ne voyais qu’une seule issue : les toits ! Finalement, il y aura eu du bon dans cette décision prise par la copropriété, décision qui ne devait présenter aucun risque pour notre santé -mon cul-, la trappe est entretenue et l’échelle en bon état.

Alors que j’étais debout sur l’échelle, la trappe tout juste ouverte, des voix se firent entendre. Ils étaient là. Tout près. Ils étaient dans l’escalier. Ils arrivaient.

1- Il ne me reste que quelques barreaux à grimper. En moins de deux secondes, je peux être sur les toits. Je n’aurais qu’à trouver une planque là haut ou tenter de courir sur un autre toit.

2- Et s’ils me poursuivent ? je n’aurais pas le temps de refermer la trappe derrière moi. Ils sauront que je suis parti par là. Je peux toujours essayer de me cacher dans le placard qui contiennent les compteurs d’électricité. Peut être croiront ils que je suis bien parti par les toits.

3- Après tout, ils ne me connaissent pas. Ils n’ont jamais vu mon visage. Et vu mon déguisement, il y a fort à parier qu’il ne fasse pas le lien entre le bâtard boueux qu’ils ont vu rentrer dans l’appartement et moi. Je vais attendre l’ascenseur en faisant comme si de rien n’était. Pourvu qu’ils ne remarquent pas mes chaussures pleine de boue.

Que dois-je faire ?

  • 1- Comme aimait à le jouer Stéphane Grappelli : vite sur le toit (de Paris) ! (10,0%, 4 Votes)
  • 2- Ils m'ont toujours dit qu'ils "nous devaient plus que la lumière" : vite dans le placard EDF ! (32,0%, 13 Votes)
  • 3- La feinte de l'ours : vite à l'ascenseur ! (59,0%, 24 Votes)

Nbre de votes: 41

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Note : le bip d’ascenseur a été trouvé sur cette page.

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